Sciences humaines & sociales

  • Dans cette brève histoire de la Pologne, le lecteur trouvera les faits essentiels qui se sont produits de la naissance de la nation jusqu´à nos jours. Michal Tymowski présente, sous la forme de dix-sept chapitres, les moments forts de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays avec en arrière-plan le cadre plus large de l´histoire de l´Europe.


    Ouvrage de référence, Une histoire de la Pologne est enrichie dans cette nouvelle édition d´une riche iconographie et d´un chapitre inédit sur l´après-1989.

  • L'ostalgie - la nostalgie de l'Est - est une mode qui connut un succès certain en ex-Allemagne de l'Est après la chute du mur de Berlin. La Trabant devint un objet culte, on collectionna les insignes et les képis de l'Armée rouge. À Moscou, à peu près à la même époque, des retraités manifestaient sur la place Rouge en brandissant des portraits de Staline.
    Car le totalitarisme avait ses avantages : on vivait dans la pénurie et sous contrôle policier, mais l'économie de marché n'existait pas, les loyers étaient insignifiants, la convivialité primait sur la course à l'argent. Le communisme avait été un enfer indiscutable, mais pavé des plus formidables intentions. D'où son pouvoir de fascination, même au-delà de sa mort.
    Entre la fin du mois d'octobre 1976 et le mois de février 1977, alors qu'il est correspondant à Paris pour le quotidien de Montréal La Presse, Louis-Bernard Robitaille fait la découverte de cet animal historique bizarre au cours de quatre voyages successifs à Berlin-Est, à Prague, à Varsovie, puis à Moscou et Tbilissi. Moscou ressemble à s'y méprendre au 1984 de George Orwell, mais la Pologne vit déjà en liberté conditionnelle : le système paraît indestructible, cependant les fissures sont déjà visibles. Au fil de ses rencontres, Robitaille cherche à comprendre de quelle manière le commun des mortels survit au totalitarisme : dans un mélange de résignation, de cynisme et de débrouillardise.
    Né à Montréal, Louis-Bernard Robitaille vit à Paris depuis une quarantaine d'années, où il a été correspondant pour La Presse et L'Actualité. Après le succès de Ces impossibles Français (Denoël, 2010), il a publié Les Parisiens sont pires que vous ne le croyez (Denoël, 2014). Il est l'auteur de six romans, dont Dernier voyage à Buenos Aires et La Péninsule (Notabilia/Noir sur Blanc, 2013 et 2015).

  • Le livre Figure emblématique et référence morale de l´intelligentsia polonaise, Joseph Czapski, avec ce recueil d´essais composés de 1945 à 1979, restitue les tourmentes, les espoirs, les contradictions, en un mot les « tumultes », du siècle entier.  En quelques touches incisives, il fait surgir des tableaux vivants et colorés, depuis les déserts de l´Irak jusqu´aux abattoirs de Chicago, des marchés de Dakar à la Côte d´Azur.  Témoin et acteur des événements, frayant autant avec les grands hommes qu´avec des inconnus, sur les rives de mondes que tout sépare en apparence (la géographie, la civilisation, l´idéologie ou la culture), Czapski le peintre et l´humaniste évoque ici des souvenirs - ces « spectres » du passé -, mais en se tournant vers le présent et l´avenir, il dit ses émerveillements et ses révoltes, ses émotions et ses répulsions devant la beauté du monde et l´horreur de l´existence.  « Ce qui n´est pas biographie n´existe pas », déclarait le philosophe Stanislaw Brzozowski. Assertion idéalement applicable à ces essais qui ont ponctué le débat intellectuel polonais ces dernières décennies   L'auteur Né à Prague en 1896 dans une famille aristocratique polonaise, Joseph Czapski passa son enfance en Biélorussie, puis fit des études de droit à Saint-Pétersbourg et de peinture à l´Académie des Beaux-arts de Cracovie. Czapski fut parmi les rares officiers de l´armée polonaise qui survécurent au massacre de Katyn en 1940. Son livre Souvenirs de Starobielsk retrace ses efforts pour faire connaître la vérité à propos de ce crime.
    Comme peintre, Czapski est connu notamment pour son appartenance au mouvement kapiste, qu´il contribua à fonder avec quelques amis, pendant son séjour à Paris (1924-1933). Après la Seconde Guerre mondiale, il vécut en exil en France, à Maisons-Laffitte, dans la banlieue de Paris. Il participa à la fondation du mensuel culturel polonais Kultura de Jerzy Giedroyc. Il y est mort en 1993.

  • « Ces derniers temps, il m´arrive de plus en plus souvent de regarder le monde d´aujourd´hui en prenant mes distances, comme si je le voyais avec les yeux d´un chasseur de rennes du paléolithique supérieur, et tout ce fracas d´admiration sur les possibilités de l´humanité actuelle ne signifie pour moi guère plus que le sourd grognement de joie de mon frère des cavernes au moment où il a inventé l´arc. » Avide de découvrir la vie du peuple mystérieux des Saamis - ou Lapons -, Mariusz Wilk a séjourné parmi eux sur la presqu´île de Kola, dans le Grand Nord russe. De rencontres en découvertes, il raconte la ville de Lovoziéro, ses explorations de la toundra et des montagnes environnantes, et la vie quotidienne des Saamis, sédentarisés de force par le pouvoir soviétique, qui ont su préserver leurs traditions, leur mythologie et leurs croyances chamanistes fondées sur les rennes sauvages dont ils sont l´âmes.


    En suivant leurs traces, Wilk se fraie son propre chemin et dans l´antichambre de l´autre monde, l´écrivain voyageur découvre les paysages qui recueillent les rêves de la Terre dans une communion avec le frère renne.


     

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