Les Acteurs Du Savoir

  • Ce n'est plus un secret pour personne, notre terre est fort malade, et la responsabilité de l'Humanité est grande. La crise du Covid-19 a déclenché une remise en question mondiale de notre système, pourtant depuis des années beaucoup de personnes interpellent l'opinion. Parmi elles, le Pape François avec son encyclique Laudato Si, sortie en 2015. Ce livre s'en inspire et propose de sortir de la croissance pour entrer dans la sobriété. Une sobriété pour soi-même, avec les autres, dans son environnement, et finalement dans toutes les composantes de notre vie. La lecture se poursuit avec les conséquences et les bienfaits de la sobriété et invite finalement à changer le monde, en commençant par soi? avec sobriété. S'adressant directement au lecteur, l'auteur interpelle par son ton vif, ne cachant pas qu'il se situe lui-même, comme le lecteur, au début du chemin vers la sobriété. À la fois prise de conscience et mode d'emploi pour des premiers pas réalistes, ce livre ouvre une voie intéressante pour tous.

  • Des éléments pour le dialogue interreligieux.

  • La ville d'Édesse - en syriaque Urfa ou Salinurfa - en Turquie est célèbre pour posséder le Portrait de Jésus, ainsi que la lettre du roi Abgar à Jésus, et la réponse de celui-ci au roi. Le texte qui contient ces lettres, la Doctrine d'Addaï, date de 380. De son coté, l'historien Eusèbe de Césarée, en 325, reproduit la correspondance entre le roi Abgar - Abgar V - et Jésus. Selon la Doctrine d'Addaï, les messagers du roi Abgar arrivent à Jérusalem, et rencontrent Jésus, le 12 Nissan de l'an 344 des Séleucides, le 30 mars 33 de notre ère. Apparaît un rapprochement à faire entre ce texte et l'évangile de Saint Jean. Resté caché jusqu'en 400, le tissu d'Edesse, semble-t-il de grande taille, est appelé en grec himation, peplos, c'estàdire habits, ou bien sindon, tissu fin, voile de bateau. Ensuite, Le Portrait - il est ainsi dénommé - très vénéré à Edesse, fait l'objet, en 944, de longues tractations, entre les autorités de la ville et l'empereur byzantin Romain 1 er qui l'amène à Constantinople. Le Portrait reçoit alors un autre nom : Agion Mandylion, la Sainte Serviette. Les lettres d'Abgar et de Jésus, volées en 1185, ont disparu. Le Mandylion disparaît lors du sac de Constantinople, le 12 avril 1204. Il semble qu'il ait été transféré en France, et qu'il ne serait rien d'autre que le Linceul de Turin. Les textes utilisés sont reproduits en fin d'ouvrage, ainsi qu'une table chronologique.

  • Les reliques sont porteuses de pouvoirs dont les fidèles ont essayé par tous les moyens de profiter. Cela peut être pour obtenir la victoire dans une guerre, la protection pour un voyage, la bonne fortune... mais ce que nous verrons dans cet ouvrage, c'est le pouvoir de guérison. Grâce à celui-ci, les sanctuaires ont attiré de nombreux pèlerins à travers les époques. Mais lors des épidémies, c'est la relique qui est sortie du sanctuaire et qui est portée en procession dans les rues de la ville. Nous essaierons donc de comprendre de quelle manière ces pratiques ont évolué des origines du culte à aujourd'hui.

    Sur commande
  • Vous tenez entre vos mains, un ouvrage de référence sur le bardisme comme il n'y en a jamais eu. Il ne peut mieux tomber... Au moment même où notre société prend un virage historique voire stratégique de l'histoire de notre Humani-Terre. Si tout est remis en cause, c'est parce que nous avons oublié l'Essen-Ciel, tout reste à faire, tout reste à changer... Les Bardes enseignent cette magnifique triade.
    Trois choses sont primitivement contemporaines : l'être humain, la liberté, la lumière. Notre lumière intérieure est inhérente à notre personnalité et provient du Gwenwed. Si nous voulons exprimer notre liberté au sein même de la lumière, il nous faut revenir au cercle de la Plénitude. Et maintenant... Pourquoi ne pas faire de notre tradition de jadis une tradition du TRIOMPHE de l'être humain ? Changer ? Oui, il s'agit bien cela puisque notre évolution est intimement liée de notre liberté de choix.
    Grande Druidesse Korridwen Bod Koad /|",M,"2020-06-26 02:39:46

  • Thomiste à ses yeux, néothomiste pour les puristes, Maritain est connu surtout pour son oeuvre politique. On connaît moins son esthétique, qui s'ouvre en 1920 avec un premier livre enraciné dans les options aristotéliciennes des Scolastiques. Cette première réflexion se prolonge sur quarante ans d'une enquête approfondie. D'une théorie de l'art il va passer à une psychologie de l'art et de la création travaillée par deux notions centrales : la poésie et la raison. « Y a t-il une solution vraiment philosophique au débat de la raison et de la poésie ? Peut-on montrer que, malgré tout, la poésie et l'intelligence sont de même race et de même sang, et s'appellent l'une l'autre ? » voilà la question qu'il cherche à résoudre. Il lui faut rendre compte de l'acte ou du procès créateur, et affronter la notion d'inspiration. C'est ainsi qu'il va élaborer une « topique » de l'inconscient bien distincte de celle de Freud, avec l'idée d'un inconscient spirituel à la racine unique de toutes les activités humaines, capable de rendre compte de l'activité créatrice, de sa singularité et de sa spécificité. Cette philosophie de la création poétique s'élargit en une philosophie de histoire de l'art qui essaie de restituer la signification des principaux événements de l'histoire littéraire, en particulier le « moment Baudelaire ». Une esthétique ambitieuse qui est aussi un « chemin de poésie et de raison », selon l'heureuse et perspicace formule de Max Jacob.

  • En ce milieu du XXe siècle, l'angoisse est devenue un sentiment planétaire ; c'est désormais chose banale que d'en faire état. Psychologues et économistes ont rivalisé d'ardeur afin de mettre à nu les causes de ce vertige : crainte devant des transformations sociales si rapides que les réadaptations indispensables n'ont pu être opérées à temps ; crainte devant l'effondrement corrélatif des valeurs traditionnelles, longtemps considérées comme inattaquables, crainte devant la puissance destructrice des armes nouvelles ; crainte devant l'embarras visible des hommes de science qui les ont forgées ; crainte devant les menaces de guerres, de révolutions, de famines.. Quoi d'étonnant si, au milieu de ces peurs et de ces incertitudes, une vague de pessimisme est venue déferler sur le monde, prônant l'absurdité de toutes choses, au point de faire dire à l'un d'eux : « Il s'agissait précédemment de savoir si la vie devait avoir un sens pour être vécue. Il apparaît ici au contraire qu'elle sera d'autant mieux vécue qu'elle n'aura pas de sens.. »(Camus, LeMythe de Sisyphe). À l'heure même où s'exprimaient ainsi découragement et révolte, un homme osait s'inscrire en faux devant des postulats aussi déprimants que stériles, et leur opposer de dynamiques certitudes, établies non point sur de sentimentales rêveries, ni sur des présupposés religieux, mais sur de solides fondements scientifiques.Teilhard de Chardin, dont la pensée a conquis celle du grand compositeur Paul Misraki.

  • Cette présentation a pour premier objectif de faire découvrir de façon synthétique la pensée de Pierre Teilhard de Chardin (18811955). Teilhard, à la fois scientifique réputé (géologue, paléontologue) et prêtre jésuite, a apporté dans la période de l'entre deux-guerres un éclairage très innovant sur l'Évolution, qui conserve aujourd'hui encore une étonnante actualité. Le deuxième objectif est de mettre la pensée de Teilhard « à l'épreuve » d'avancées scientifiques plus récentes, ce qui nous conduit à nous intéresser aux « systèmes ouverts ». Chacun des 20 chapitres est synthétisé en deux planches, et comprend un schéma explicatif, une courte description, et quelques citations-clés.

    Sur commande
  • La question de la vérité est une grande question éthique actuelle. Il s'agit de dire que la question du bien n'est pas aveugle, et spécialement que le moment de l'objectivité est toujours relatif au sujet, en son exigence de devenir sujet. Si nous avons appris à soupçonner la non-vérité du sujet, peut-être ne l'avons nous pas fait d'un point de vue éthique. Or, derrière le désir de vérité objective lui-même peut se cacher une volonté de puissance, ou de domination sociale. La « vérité-cohérence » de la logique même à la « vérité-efficace » de la technique, qui donne à l'homme d'immenses puissances de manipulation. Qu'advient-il quand l'homme lui-même est considéré comme objet, massivement, et non comme sujet ? C'est ce que nous vivons actuellement avec toutes les transformations humaines (le transhumanisme par exemple). La science prend malheureusement l'homme comme un objet et non comme un sujet. La question éthique ultime que pose la recherche de la vérité pourrait être cette dernière : quelle puissance? Et pour qui? Il y a dans l'articulation de la philosophie paradoxale et de la théologie du Christ souffrant de Kierkegaard une méditation très décisive sur cette question, qui maintient à la fois que la vérité est de devenir sujet, et que le sujet est non-vérité. Mais on ne peut passer à la remise en question religieuse radicale faisant l'économie du stade éthique. Ainsi la vérité et l'Espérance vont de paire : On ne peut pas plus renoncer à la Vérité qu'à l'Espérance: elle est le but et le Chemin, elle est tout simplement la Vie!

    Sur commande
  • Depuis quarante ans la laïcité a occupé une place importante dans les préoccupations de nos gouvernants, quelle que soit leur appartenance partisane. En particulier pour ce qui a trait aux vêtements, aux signes, aux lieux de réunion et même aux prédications dans les lieux de culte.
    Compte tenu des évolutions démographiques en Europe, devant l'arrivée importante de croyants musulmans dans nos villes, des chrétiens « de souche » s'élèvent pour demander une réaffirmation des lois laïques, en particulier de la loi de 1905 déclarant la séparation des Églises et de l'État. Or, nous le savons : si le mot « laïque » devient courant vers 1880, la question des relations entre le pouvoir politique et les « ministres des cultes » est permanente depuis 25 siècles. Notre loi n'est qu'une conséquence de cette histoire de la chrétienté ! C'est ce que nous voulons évoquer ici. Accueillir les croyances des autres dans sa patrie, surtout lorsque l'on imagine des concurrences idéologiques, est ressenti comme une faiblesse politique. Cette rencontre génère une peur culturelle, une menace qui empêche la solidarité et le respect de la différence entre citoyens.
    Ayant eu maintes fois à m'exprimer sur la nécessité du dialogue entre les patrimoines culturels et religieux, je propose ici une brève lecture de notre histoire, faisant apparaître sa dramatique spirituelle. La loi de 1905 fut un rempart élevé devant les agressivités d'un moment, mais la loi ne suffit pas pour fonder une fraternité nationale et internationale.

    Sur commande
  • Dieu au café philo ; penser autrement la philosophie Nouv.

    Sans prétendre à l'exhaustivité, ce livre propose au lecteur, une initiation, une vue d'ensemble de l'Histoire de la philosophie, depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours, à la lumière de la Foi. Dans ses célèbres Pensées, Blaise Pascal a écrit « L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant. Une vapeur, une goutte d'eau, suffisent pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce que lui sait qu'il meurt. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de toutes choses.» Selon celui qui est incontestablement un des plus grands noms de la Philosophie, l'homme, tiraillé entre son infirmité et immensité du monde, n'aurait pour seul outil réel que son esprit. Il est, par conséquent, devant une exigence terrible : celle d'en faire bon usage. Les civilisations les plus éloignées dans le temps et l'espace semblent attester de cette « quête de sens » et de cette activité rationnelle, généralement définie comme la faculté propre à l'homme, par laquelle il peut connaître, juger et se conduire selon des principes. Et il va sans dire que l'homme préhistorique lui même savait user de sa raison et donner du sens à chacune de ses actions. L'apparition des grands monothéismes a, dans certains domaines, représenté une évolution considérable dans le rapport de l'humanité aux grandes questions rationnelles et existentielles. Comprendre le monde dans lequel l'existence humaine va se dérouler (théoria, la contemplation du monde), la question fondamentale de l'éthique (qu'est-ce qu'une vie bonne ?), et la question de la finalité : ces grands fondamentaux de la philosophie ont, à travers les grands monothéismes, pris une dimension nouvelle. La plupart des grandes religions ont condamné un fidéisme aveugle (une religiosité qui ferait abstraction de toutes intelligence), tout en condamnant parallèlement une « raison raisonnante » qui, se justifiant elle même, est capable des pires impasses, des pires contradictions, voire des pires monstruosités. S'il existe de fait une philosophie « irreligieuse », voire antireligieuse, nous verrons au cours de cet ouvrage que la philosophie, non seulement a pu parfaitement s'accorder au fil des siècles avec la quête religieuse de l'Homme, mais également devenir un outil intellectuel au service de la foi et de la théologie, voire un outil philosophique contre les philosophies

  • Ce 2 avril 1808, Napoléon quitte SaintCloudetprend la route de Bayonne afin dy rencontrer lafamille royale dEspagne et régler avec eux auprofit de lEmpire les problèmes dynastiques dece pays. La traversée de SaintCloudà Bayonneseffectue à un rythme accéléré et Napoléon,après sêtre arrêté quelques jours à Bordeaux,où il est rejoint par lImpératrice Joséphine, arriveà Bayonne le 14 avril et loge au château deMarrac quil a fait acheter, jusquau 21 juilletsuivant.Dans la nuit du 21 au 22 juillet, il reprend la routeen direction de Pau, passe successivement àTarbes et Auch avant de sarrêter quelques joursà Toulouse. Et cest de nouveau une course àtravers les départements du Sudouest.Montauban, Agen sont visitées. À Bordeaux, ilapprend la capitulation de Baylen. Sans attendre,il décide de rentrer à Paris mais ne voulant pasmécontenter les populations des départementsde lOuest, il décide néanmoins den visitercertains. Il passe à Saintes, Rochefort, LaRochelle, FontenayleComte,Napoléon(Vendée) et sarrête deux jours et demi à Nantes.Par Angers, Saumur, Tours, Blois et Vendôme, ilrejoint SaintCloudet assiste le 15 août à Parisaux fêtes données pour la saint Napoléon.Le propos de louvrage est de raconter cetteéquipée dans les départements de lEmpire. Onsuit Napoléon pas à pas, dans le quotidien dece voyage, et presque heure par heure. Cestune reconstitution précise, uniquement baséesur les archives ou les témoignages descontemporains. Cest également loccasion depercevoir létat desprit des français à lapogéede lEmpire au moment même où une premièrelézarde (la capitulation de Baylen) se dessinedans lédifice impérial.Les réjouissances populaires, lenthousiasmedes villes et des campagnes, les gardesdhonneur, les discours des maires et despréfets forment larmature de cette étudenouvelle.Dix chapitres composent ce travail suivis dunappendice qui décrit le passage très rapideNapoléon sur la même route en octobre 1808 etjanvier 1809, ainsi que le dernier voyage, triste,qui lamène à lîle dAix doù il partira pour SainteHélène.Quatre annexes justifient létude : létatdes dépenses du service du grand écuyer pource voyage, les décrets pris par Napoléon enfaveur des villes et des départements traversés ;les gardes dhonneur, formations urbainesparamilitaires qui laccompagnèrent et enfin uneannexe de notices biographiques despersonnages rencontrés au long de ces pages.De très nombreuses notes éclairent certainspoints de la rédaction.

  • Ce livre sadresse à tous ceux qui aimeraient pouvoir mais qui n'osent pas lire à haute voix ou tout simplement prendre la parole en public. À tous ceux nombreux pour qui la prise de parole publique est un danger extrême, qui préfèrent renoncer et garder le silence, se priver de l'échange par peur de dire des bêtises, de montrer leur timidité, d'être jugés, moqués, exclus. À tous ceux là je voudrais dire combien je les comprends, et combien je les invite à se mettre en chemin ! Ce livre est aussi une réponse à ces réflexions si souvent entendues : « mais tout le monde sait lire ! Pourquoi des ateliers pour cela ? Il suffit de prendre un livre et de lire tout haut ! »Et pourtant ! Qu'est ce qui fait qu'une personne lisant un texte ou prenant la parole en public va capter son auditoire tandis qu'une autre ne parviendra pas à se faire entendre ? Ni à faire entendre ce texte que pourtant elle lit « de tout son coeur »,dans le plus grand silence de son auditoire, mais que personne n'écoute ni n'entend. À la manière d'un «nez» qui cherche à discerner les composantes d'un envoûtant parfum, nous allons détailler ensemble avec minutie les ingrédients qui font du travail du lecteur à haute voix un véritable voyage initiatique, et de la lecture à haute voix non seulement une pratique exigeante mais un art, qui entraîne les auditeurs spectateurs dans l'aventure des mots, de l'écriture, du langage et de la communication.

  • Sur quoi l'islam fonde t-il ses revendications sur Jérusalem ? Sur une croyance : une nuit, Mahomet est réveillé par l'ange Gabriel, qui a mission de l'emmener jusqu'au ciel. Mais le voyage n'est pas direct, il y a une correspondance à Jérusalem. De là, il monte au ciel, à travers sept cieux successifs, jusqu'au huitième où se trouve Dieu. Pendant ce voyage, Gabriel lui montre l'enfer et le paradis. Puis, il va recevoir la Révélation coranique avant de redescendre. L'ouvrage examine cette croyance, depuis les premières traditions qui l'authentifie, jusqu'au livre de l'échelle, un livre qui parvient en Occident au XIIe siècle, est oublié puis redécouvert au XIXe siècle et traduit en 1991 en français par l'équipe de Michel Zink. Il examine les sources judaïques, midrashiques et chrétiennes qui traduisent une influence et des emprunts aux religions qui préexistaient à l'islam ; comment ce livre est reçu en Occident ; comment il noue l'eschatologie et l'angélologie musulmane ; agite le monde européen au XXe siècle à travers la controverse autour des sources de la Divine Comédie de Dante, et il procède à un des principaux courants mystiques musulmans.
    Comment au XIIe siècle, l'islam iranien s'est-il débattu avec cette légende ? En construisant un système entre ésotérisme, théosophie et philosophie pour rendre compte de cette expérience mystique.
    Et enfin, comment l'orientalisme européen a intégré l'islam sans jamais procéder à l'examen d'une légende qui pourtant, fonde la revendication actuelle de l'islam de Jérusalem comme de sa ville sainte.

    Sur commande
  • La guerre de 1914-1918 a été un choc mondial. Ce chaos destructeur est paradoxalement à l'origine du développement de la vision prospective et prophétique du phénomène de l'évolution de Pierre Teilhard de Chardin. À l'occasion du centenaire de cet événement, l'Association des Amis de Pierre Teilhard de Chardin a organisé à Reims un colloque international. Effondrement et engendrement, telle est la pensée régénérante de Teilhard qui perçoit dans les bouleversements de cette époque, avec ce qu'ils ont d'effrayant et d'inquiétant, les douleurs d'un monde en genèse. La venue à Reims en 2017, 100 ans plus tard, a été l'occasion de rendre hommage au grand jésuite et a constitué un acte mémoriel important. Reims est en effet emblématique, avec Verdun, de la réconciliation francoallemande, lors de la visite conjointe du Chancelier Adenauer et du Général de Gaulle, le 8 juillet 1962, annonçant la signature d'un traité d'amitié (Traité de l'Élysée), l'année suivante. Au coeur de l'évolution tâtonnante, la problématique du changement, tiraillée entre les forces d'union créatrice et les forces de désunion, est permanente. L'expression de la pensée de l'évolution de Teilhard et de ses conséquences sur la perception du futur, avec l'ancrage sur le couple conflit-coopération, la constance de la guerre mais aussi les espérances géopolitiques de convergence dans la Noosphère, ont été longuement développées dans plusieurs conférences. La mise en perspective des événements et des conflits de cette Grande Guerre montre comment Teilhard avait bien compris les mécanismes à l'oeuvre dans ce long combat, toujours actuel, des forces d'union et de désunion.

    Sur commande
  • Lors de son discours à Ratisbonne le pape Benoit XVI défendait à juste titre l'hellénisme, vecteur de la première « inculturation » du christianisme où il a joué un rôle majeur dans l'histoire culturelle de l'Occident. Mais cette inculturation n'est pas la première. Parallèlement, l'Évangile a été annoncé à celles des nations dont la lingua franca était alors l'araméen, de l'autre côté de la frontière romaine, en Syrie, Palestine, en Perse mais aussi dans toute l'immense Eurasie. Ce qu'on appelle la « Tradition », définie par un canon des Évangiles, a été élaboré dans un contexte araméen, dont le christianisme d'Orient et les syriaques ont maintenu le dépôt. Ce n'est donc pas le seul pourtour du bassin méditerranéen oriental qui constitue le cadre unique de l'expansion du christianisme mais toute l'immense Eurasie, selon un axe est/ouest que nous pensons (avec des myopies) en termes d'Orient et d'Occident. En 1940, Georges Dumézil signalait dans un bref article l'existence d'une « chrétienté disparue dans le Caucase. Des manuscrits trouvés sur le mont Sinaï, il y a une vingtaine d'années, ont contribué à exhumer cette civilisation chrétienne dont l'histoire est restée dans l'ombre de celle des deux chrétientés qui ont résisté à l'islam et à l'islamisation : l'Arménie et la Géorgie. Cette découverte constitue une pierre d'angle pour refonder un « atlas » géopolitique de la première évangélisation, et mieux comprendre le christianisme d'orient, conservatoire de la Tradition en langue et en culture araméenne, précédant de quelques années l'inculturation hellénistique.

    Sur commande
  • Lorsque les Grecs se libèrent du joug des Turcs en 1821, ils cherchent dès le départ à protéger leur patrimoine. Car quelle identité leur restetil, après quatre cents ans d'occupation ? Ils se raccrochent aux vestiges d'une période classique certes révolue, mais préservée dans le coeur, l'esprit, la philosophie, l'éducation, les musées qui parsèment l'Europe de l'époque. Entre 1813, avec la création de la Philiki Hetairia et la Société des Philomuses qui chercha à enseigner les arts des muses, et 1837, où un département de la Conservation du Patrimoine est créé, en même temps qu'une Société Archéologique et une Revue Archéologique, la révolution pour la liberté et l'organisation du patrimoine ont été des combats menés main dans la main. La Grèce a miraculeusement survécu grâce à son histoire. À coups de sabre ou par la force de la loi, le combat pour sauvegarder les antiquités n'est pas gagné. Il faudra plusieurs années, presque un siècle et demi bien après la guerre d'indépendance de 1821, pour que les Grecs retrouvent la paix, la liberté - malgré un roi étranger imposé, des frontières - même réduites, et surtout le respect des archéologues, collectionneurs et acheteurs étrangers de tout crin. La fièvre inextinguible des Européens pour les antiquités mènera à des échanges bien amers, qui ont des répercussions dont nous pouvons témoigner encore aujourd'hui avec par exemple les marbres du Parthénon. Les insurgés, parfois les paysans, le premier président de la Grèce Ioannis Capodistrias, et quelques ministres vont mener tant bien que mal ce combat de David contre Goliath. Leur adversaire est de taille en effet : il ne s'agit rien de moins que des plus grandes puissances de l'époque, l'Autriche de Metternich, l'Angleterre de Georges IV, la France de la Restauration, La Russie des Tsars et l'Empire Ottoman. Des premières déclarations révolutionnaires aux premiers musées grecs, bien du sang a coulé.

    Sur commande
  • Lorsqu?est abordé la réalité des mères porteuses, la psychologue anne schaub s?attarde à celui qui n?a pas de voix: « l?enfant porté ». Parsemé de cas cli-niques traitant de l?angoisse de sépara-tion et d?abandon, le livre s?appuie sur les connaissances acquises dans le do-maine de l?attachement et du psychisme humain.
    Il existe très peu d?ouvrages de re-cherche sur les conséquences hu-maines liées aux circonstances conceptionnelles et gestationnelles. dans un style clair et fluide, l?auteur pose donc la question inédite suivante: dans la GPa, l?amour suffit-il?
    Toute gros-sesse imprime-t-elle, dans une mémoire durable, l?ambiance vécue in-utéro ainsi que les événements de la naissance?Quel serait ce « cri » dont parle l?auteur?Ce livre s?adresse autant aux familles, qu?aux professionnels de la santé et de l?enfance. il pourra utilement éclairer les décideurs et tous ceux qui s?interrogent sur ce sujet, bien présent dans l?actua-lité.

  • Cinquante après sa mort survenue en 1955, la pensée du PèreTeilhard de Chardin s'avère plus actuelle que jamais. Le présent ouvrage ambitionne de donner une présentation panoramique de cette pensée tout en l'inscrivant dans les problématiques d'aujourd'hui.

    Sur commande
  • Le dimanche 25 août 1793, dans les environs de Pernes en Artois, une bourgade située au nord du plateau du Ternois, quelques groupes de jeunes gens des villages des alentours, Au merval, Bailleul les Pernes, Floringhem,Nédonchel, .. refusent de rejoindre Saint Pol, lieu qui leur a été fixé pour répondre à une énième réquisition militaire, et, après une journée mouvementée, riche en propos contre révolutionnaires, et aussi émaillée de quelques actes de même nature, rejoignent les bois de la région.

    Parmi les récalcitrants, toutes les catégories sociales du monde de la campagne sont représentées.
    Même sil nest certes pas de limportance de maints évènements à caractère dit national, ce bref mouvement de colère vaut dêtre analysé.

    En raconter le déroulement donc, mais aussi en présenter la façon dont il fut réprimé, après en avoir préalablement dessiné les contextes,géographiques, sociologiques et historiques, tel est lobjet de cette monographie qui, au delà de sa contribution à lhistoire de la province dArtois, souhaite apporter sa pierre à létude des relations entre le peuple des campagnes et les pouvoirs publics lors de la Révolution de 1789.

  • Acteurs, Rapport aux Savoirs, Insertion. Ces mots balisent le champ de recherche d'un groupe pluridisciplinaire, le groupe ARSI qui, depuis plusieurs années, s'interroge sur ce qui constitue le coeur même des actions d'éducation et de formation: comment des sujets, enfants ou adultes, se rapportent-ils aux savoirs qui leur sont transmis par les institutions d'enseignement ou de formation qu'ils fréquentent ? Les chercheurs qui ont contribué à ce collectif ont en commun d'appartenir aux sciences de l'éducation. Pour autant leur histoire personnelle, profession-nelle, culturelle, leurs ancrages épistémolo-giques, leurs choix méthodologiques et les objets de recherche qu'ils investiguent par ailleurs, les différencient nettement les uns des autres. Sur la question du rapport aux savoirs, et à l'appui d'un texte particulièrement stimulant de Bernard Charlot, extrait du collectif qu'il a dirigé : Les jeunes et le rapport au savoir. Perspectives internationales.

    Sur commande
  • À une époque où les textes religieux sont de plus en plus instrumentalisés pour justifier toutes sortes de violences jusqu'à légitimer des crimes au nom de Dieu, il me paraît impératif de faire le point sur la question de la violence dans un lien avec le religieux. Ces dernières années on a pu assister particulièrement en Israël à des actes de violences com- mis au nom de la Torah. Ces actes ont mis en évidence que le peuple juif n'est pas à l'abri d'extrémistes capables d'ins- trumentaliser le judaïsme à des fins ter- roristes et criminelles. Aussi, avant de traiter de ce phénomène de la manière la plus objective possible, il nous faut tout d'abord prendre acte que la Torah contient nombre de textes d'une extrême violence. Violence qu'on peut trouver dans toutes les catégories des textes, bi- bliques ou rabbiniques.
    Par conséquent, de même qu'il serait im- pensable d'affirmer que les crimes isla- mistes ne relèvent pas de l'islam, nous ne pouvons prétendre que ceux commis au nom de la Torah n'ont rien à voir avec le judaïsme. Quand bien même nous dé- montrerons les erreurs grossières que commettent les partisans d'un tel dis- cours, nous contenter d'une argumenta- tion - aussi limpide soit-elle - ne suffit pas à disqualifier le discours opposé de leur prétention à agir au nom des textes.
    Dans un tel contexte il nous semble bien plus pertinent de tenter de comprendre le mécanisme idéologique que sous-tien- nent les partisans d'un tel discours. Mon- trer ainsi comment à partir de la cohérence même des textes religieux il est possible de contrecarrer leur dis- cours.

    Sur commande
  • Après avoir présenté l'aspect exceptionnel du tissu du Linceul, l'ouvrage expose les indices de son existence tant au VIe qu'au Xe siècle.L'étude historique du crucifiement romain explique les nombreux détails que nous observons sur le Linceul. Mais, de plus, l'examen de ce linge nous fait découvrir, sur ce supplice, des particularités inconnues et inimaginables au Moyen âge. L'exposé des recherches scientifiques faites depuis plus d'un siècle, nous conforte dans notre conviction de l'authenticité du Linceul.Notamment, les travaux extrêmement fouillés, réalisés parles physiciens américains, ne sont pas réellement remis en causes par les analyses au "carbone 14", dont les faiblesses sont criantes. Un récapitulatif des arguments présentés montre que, non seulement le Linceul ne pouvait pas être fabriqué au Moyen âge, mais surtout que sa conception était impossible à cette époque. Le livre s'achève sur des possibilités de méditation permises par cette relique.

    Sur commande
  • L'originalité de ce livre réside dans une mise en perspective de l'oeuvre de Nietzsche à travers sa vie, faisant ainsi un écho inversé à l'oeuvre de Lou Andréas-Salomé, Friedrich Nietzsche à travers ses oeuvres.
    En somme, au lieu de chercher dans les écrits de Nietzsche ce qui a trahi sa vie, l'auteur a cherché ici ce qui dans la vie du philosophe l'a poussé à écrire ce qu'il a écrit...

    Dans cet essai, il s'agit pour l'auteur d'identifier le syndrome de Nietzsche. Or, ce syndrome nietzschéen résiderait dans une singulière juxtaposition entre la quête philosophique de la vérité et la quête romantique de la femme idéale. « L'échec sublime » de cette quête serait aussi une des causes de la folie de Nietzsche.

    Sur commande
empty