Littérature générale

  • La chair et la pierre sont de vieilles compagnes. Depuis des millénaires, la chair modèle la pierre, la pierre abrite la chair. Elle prend la forme de ses désirs, protège ses nuits, célèbre ses dieux, accueille ses morts. Toute l'histoire de l'humanité est liée à la pierre.
    Quand on a 25 ans, un master en communication, une mère à charge et un père aux abonnés absents, on ne fait pas la difficile quand un boulot se présente.
    Myriame a été embauchée pour faire de la veille réseaux dans une entreprise du côté de Bercy et elle découvre une organisation hiérarchique qui la fait grincer des dents : locaux délabrés, logiciel de surveillance installé sur les ordinateurs, supérieurs très supérieurs dans le style british vieille école.
    Mais quand un de ces supérieurs s'intéresse à elle via Internet au point de lui obtenir un CDI et lui trouver un logement, elle accepte, semi-révoltée, semi-séduite...
    Mauvaise idée ? Pas pire que le secret qu'elle porte, lié à la prise en charge d'un traitement anti-cancéreux dont sa mère a eu besoin.
    Myriame est abonnée aux jeux dangereux dans tous les cas, et sa relation avec Duncan Algernon Vane- Tempest, comte d'Angus, décédé il y a un siècle et demi, est à sa mesure. Du moins le croit-elle.

  • Vita nostra est le premier roman d'un cycle thématique inspiré aux auteurs ukrainiens Marina et Sergueï Diatchenko par Les Métamorphoses d'Ovide. Il est consacré au Verbe, celui qui était au commencement de toute chose, celui qui crée, façonne et altère le monde...
    Au sens littéral.
    Il est à noter que les romans du cycle n'ont de liens que la thématique de la métamorphose et un vers du Gaudeamus (Réjouissons-nous) - l'hymne des carabins : Vita nostra brevis est, brevi finietur (Notre vie est brève, elle s'achèvera bientôt). Le premier roman n'a d'autre titre que son sous-titre Vita nostra, le deuxième s'intitule Numérique, ou brevis est ; le troisième Migrant, ou brevi finietur.

    Sacha, une adolescente de 16 ans élevée par une mère célibataire, voit sa vie basculer l'été qui précède sa dernière année d'études secondaires.
    Pendant les vacances qu'elle passe en Crimée, un homme étrange fait irruption dans sa vie et l'oblige à exécuter des tâches absconses, comme nager nue chaque jour à quatre heures du matin.
    Tout écart entraîne une sanction, et l'obéissance est récompensée par des pièces d'or étranges.
    Sacha n'aura pas non plus le choix de ses études supérieures, car l'homme étrange lui enjoint de s'inscrire à l'Institut des technologies spéciales, installé dans la ville de Torpa. Les élèves de deu- xième et troisième année, gravement estropiés pour certains, ont l'air de phénomènes de foire.
    Quant au cours de spécialité, il consiste en la lec- ture de textes incompréhensibles qui se refusent à toute mémorisation. Pourtant, nulle voix ne s'élève contre cet état de fait - et pour cause ! - car, là encore, toute baisse d'assiduité fait l'objet de punitions, non pas à l'encontre de l'étudiant, mais de sa famille et de ses proches.
    Au cours de ses études, Sacha connaîtra plu- sieurs métamorphoses. Les premières vont tou- cher ses perceptions et ses émotions, altérant les premières et supprimant les secondes. Puis vien- dra le tour des changements physiques avec l'ap- parition d'ailes. Enfin, à l'issue de ses études à l'Institut des technologies spéciales - tous comme les autres étudiants qui réussissent leurs examens -, elle sera amenée à renoncer à son existence matérielle, développer une nouvelle essence, de nouvelles possibilités et un nouveau Moi, pour devenir un des Éléments de la Langue qui consti- tue la trame notre monde.
    Car les enseignants eux-mêmes ne sont pas humains (certains d'ailleurs ne l'ont jamais été), mais des Mots, des Règles de Grammaire...

  • À mille lieues du gore gratuit ou du roman de gare, ces personnages riches, à la fois attachants et glaçants, sont conduits à une mécanique d'action implacable par les aléas et par leurs émotions, et font de ce livre un «page-turner» absolu. Il a, du reste, été salué par la presse comme un renouvellement formidable du genre.
    Projet cinématographique en cours : au scénario M.R. Carey et à la direction Colm McCarthy (Sherlock et Dr Who).

    Un don n'est pas toujours une bénédiction.
    Chaque matin, Mélanie attend dans sa cellule pour être emmenée en cours.
    Quand ils viennent la chercher, le sergent Parks pointe son arme sur elle pendant que deux gardes la sanglent au fauteuil roulant. Elle pense qu'ils ne l'aiment pas. Elle dit en plaisantant qu'elle ne les mordra pas. Mais ils ne rient pas.
    Mélanie est vraiment une fillette spéciale.
    On est en Angleterre 20 ans après « la Cassure» :
    L'écroulement de la civil isation humaine - une contami nation biologique a zombifié pratiquement toute la population de la planète. Les rescapés mettant tous leurs espoirs dans la recherche scientifique.
    La petite fille du titre, c'est Mélanie, une surdouée chez qui les facultés mentales ont été décuplées par la contamination. Mélanie, sujet d'expérience, est enfermée avec d'autres enfants de son type dans une base militaire encore préservée où elle a été élevée et formée. On la sort chaque jour de sa cellule sanglée sur un fauteuil roulant pour la pousser, ainsi que d'autres enfants, dans la salle de cours l'où on dispense un simulacre d'enseignement.
    L'aspect horrifique du roman à ce stade est basé sur une inversion: l'horreur, ce sont les humains, pas les zombies.
    Mélanie, quoique dangereuse, n'est un monstre que pour les autres - elle a la psychologie d'une enfant sans défense et est très attachée à l'une de ses maîtresses, Mlle justineau. Le lecteur se prend immédiatement d'affection et d'empathie pour ces deux personnages féminins.
    Deson côté, Mllejustineau esttaraudéepar laculpabilité car elle connaît le sort réservé à ces enfants zombies, qui seront disséqués vivants pour tenter de trouver un remède à l'agent pathogène qui a infecté l'espèce humaine; elle sait qu'elle n'est là que pour jouer les « bons fl ics» et tester leurs affects avant le coup de scalpel.
    Les «méchants flics)) ce sont le professeur Caldwell, une scientifique qui cherche comment empêcher la poursuite de la contamination et le sergent Parks, qui gère l'aspect militaire de la base, et qui, sous des dehors de brute, a un faible pour justineau.
    Cette mise en place scrupuleuse de la psychologie de chaque personnage est la force de ce roman dont la deuxième partie est tout en action: la base est soudain envahie par ceux qui vivent au-dehors.
    Mélanie, soucieuse de protéger justineau des autres et d'elle-même, sauve à plusieurs reprises leur petit groupe de fuyards mais Caldwell, qui a mis la main sur un des labos mobiles suréquipés en matériel de défense et d'analyse mis au point lors des premiers temps de la contamination, compte bien continuer ses expériences sur le sujet qui lui reste: Mélanie. Qui est pourtant la seule chance de survie du groupe, voire de l'humanité ...
    Paru en Grande-Breatgne, Australie et Nouvelle-Zélande en janvier 2014, sortie prévue aux États-Unis en juin 2014.

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  • Noeud après noeud, jour après jour, toute une vie durant, ses mains répétaient les mêmes gestes, nouant et renouant sans cesse les fins cheveux, comme son père et le père de son père l'avaient fait avant lui...
    N'est-ce pas étrange qu'un monde entier s'adonne ainsi au tissage de tapis de cheveux ? l'objet en est, dit-on, d'orner le Palais des Étoiles, la demeure de l'Empereur. Mais qu'en est-il de l'Empereur lui-même ? N'entend-on pas qu'il aurait abdiqué ? Qu'il serait mort, abattu par des rebelles ?
    Comment cela serait-il possible ? Le soleil brillerait-il sans lui ? Les étoiles brilleraient-elles encore au firmament ?
    L'Empereur, les rebelles, des milliards de tapis de cheveux ; il est long le chemin qui mène à la vérité, de la cité de Yahannochia au Palais des Étoiles, et jusqu'au Palais des Larmes sur un monde oublié...

  • Après L'Espace d'un an et Libration, Archives de l'exode est le troisième volume de la série du « Voyageur » . Des romans qui se lisent indépendamment.

    Les derniers humains ont fui la Terre voici des générations, et un jour la Flotte d'exode a atteint son but : trouver un nouveau foyer pour l'humanité. Mais, au fil des siècles, la flotte est elle-même devenue une patrie, et certains ont décidé d'y rester. Une culture, des traditions, dont d'ailleurs les plus jeunes aspirent parfois à se libérer ; ils rêvent de planètes comme leurs aïeux rêvaient d'espace.
    Les habitants y recyclent tout, des moteurs aux cadavres de leurs proches. Après un accident à bord, certains commencent à craindre que la Flotte ne soit pas éternelle.
    Une ethnologue à tentacules, un homme qui rêve d'intégrer la Flotte, un adolescent qui rêve de la quit- ter, une archiviste vieillissante qui a connu l'époque où les Humains étaient des parias, une soignante solitaire qui prend soin des morts, et Tessa, soeur d'Ashby, le capitaine humaniste de L'Espace d'un an : autant de voix qui, humaines ou non, nous racontent le senti- ment d'appartenance à un groupe, le besoin central de trouver une place, dans la galaxie ou dans les coeurs.
    Des gens ordinaires ; des vies ordinaires : uniques et précieuses.
    Becky Chambers nous propose un roman cha- leureux et plein d'une sagesse tendre ; la souffrance existe, la peur et la violence, mais le texte palpite tou- jours d'une confiance délibérée.
    À quoi sert un vaisseau quand on peut s'installer sur une planète et s'intégrer à la culture du melting-pot galactique ? Pourquoi rester ? À quoi sert une identité, une culture ? Qui est-on lorsqu'on va ailleurs ?
    ISBN 979103600218 - 384 p. - 21,90 € Illustration : Clémence Haller / EN COURS Traduction : Marie Surgers

  • Face à la morosité des avenirs que nous annoncent les discours politiques et que les dystopies traitent avec simplisme, voire à échelle industrielle, certains auteurs choisissent une autre voie, tel Neal Stephenson qui avait lancé en 2012 un appel : il faut écrire de la science-fiction positive ! La science-fiction positive fait l'archéologie de ces futurs où l'humanité a évolué vers plus de paix, plus d'harmonie. Pour faire un bon roman, il faut un grain de sable.
    Pour faire de la bonne science-fiction, il faut une technologie qui a évolué. Mais ces romans nous donnent l'espoir que le monde peut suivre un cours meilleur que celui qu'on semble nous promettre. L'oeuvre du grand écrivain français de science-fiction Roland C. Wagner dans son ensemble s'est fait fort d'appliquer ce principe narratif.

    Lovelace, intelligence artificielle née à bord du Voyageur à la fin de L'Espace d'un an, accepte de se transférer à bord d'un corps synthétique.
    Devenir humaine, une chance ?
    À ses côtés, Poivre, mécano, l'aide de son mieux.
    Ancienne enfant esclave libérée par miracle, grandie seule sur une planète ravagée, elle aussi a dû lutter pour accéder pleinement à l'humanité et se construire une vie, sinon ordinaire, du moins normale.
    Libration - nom d'un point de l'espace en équi- libre entre deux astres, zone de stabilité mouvante qui accompagne les planètes dans leur danse - raconte l'histoire de ces deux femmes. Chacune à sa façon s'arrache à une vie liminale pour se tailler une identité, conquérir l'indispensable : la dignité.
    Becky Chambers, au lieu de prolonger l'histoire des personnages du précédent roman, l'élargit.
    Sa tendresse et sa lucidité nous offrent des pages déchirantes, et un chant d'amour plein de confiance et de courage.

  • " Je le requiers de vous tous, hommes et dames de bonne maison qui lirez ce livre d'Arthur et de ses chevaliers, du commencement à la fin, priez pour moi. Ce livre fut terminé la neuvième année du règne du roi Édouard IV, par messire Thomas Malory, chevalier. " Achevé donc en 1469-1470, réagencé et publié par l'imprimeur Caxton en 1485, Le morte d'Arthur n'a pas cessé d'être réédité en Angleterre ; il est la référence arthurienne de toute la culture anglo-saxonne. De siècle en siècle, il a inspiré les grands poètes, plus tard les cinéastes. Il figurait aussi parmi les quatre livres que Lawrence d'Arabie emportait dans ses sacoches de selle quand il partait pour de lointains voyages. Tel est, conclut Caxton, " ce noble et joyeux livre, intitulé La mort d'Arthur, nonobstant qu'il traite de la naissance, de la vie et des faits et gestes du dit roi Arthur, de ses nobles chevaliers de la Table Ronde, de leurs merveilleuses quêtes et aventures, de l'accès qu'ils eurent aux secrets du Saint-Graal, et finalement de la mort douloureuse de tous et de la façon dont ils quittèrent ce monde ".

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  • Nous sommes précisément en 1186 de l'ère chrétienne... Les terres franques - Jérusalem, Tripoli et Antioche - vivent leurs derniers jours, sous les coups de Saladin qui règne au Caire et sur la Syrie musulmane.
    Turcs et Kurdes se disputent les terres de Syrie, d'Irak et du Kurdistan.
    Mais si musulmans et chrétiens s'affrontent pour quelques lieux saints, il existe une autre bataille pour défendre un pouvoir qui n'est pas tout à fait de ce monde mais qui en est le socle et le garant de son équilibre. Ce « Pôle du monde », comme on le surnomme, disparaît et renaît, au fil des temps, en divers visages, diverses époques, divers lieux. Les musulmans en font un prophète qu'ils nomment Khidr, le « Verdoyant » ; il est Elias pour les juifs et les chrétiens et parfois aussi saint Georges pour ces derniers. Mais tout cela n'est que spéculation car son visage n'est connu que des Sept Cavaliers, ses meilleurs fidèles, recrutés parmi les Quarante Saints du monde, qui vaquent çà et là, entre visible et invisible. Comme leur vision porte à la fois en amont et en aval du temps, et qu'ils voient tout aussi bien l'envers que l'endroit des événements, leur comportement semble fort erratique au commun des mortels.
    L'histoire de la Rose de Djam, ou comment la coupe qui détenait tous les secrets de l'univers fut perdue et retrouvée, est un volet de cette longue histoire des Quarante, lequel commença dans un château syrien tenu par des seigneurs normands, où vivait la plus improbable des créatures terrestres que le Pôle du monde pouvait charger de cette mission : Sibylle de Terra Nuova.

  • Laurence Suhner est connue pour sa trilogie « QuanTika », où s'est manifesté son goût pour les exoplanètes, la physique quantique, l'archéologie et les aliens tout aussi empathiques que féroces.

    Dans ce recueil, qui puise aux sources de l'inspiration de l'auteur, vous passerez du space-opéra classique à des événements étranges qui ont pour cadre le Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN), du conte fantastique au récit post-apocalyptique ; vous serez à Genève - aujourd'hui, il y a un siècle, dans ses catacombes, dans d'autres dimensions -, à Montreux, à Londres, dans l'espace et sur TRAPPIST-1e, une planète découverte il y a quelques mois ; vous frémirez d'angoisse dans des demeures de l'époque victorienne, vous ferez l'expérience de la divergence, vous vibrerez et danserez au son d'instruments extraterrestres, vous assisterez à la création des mythologies du futur...

    En lisant en filigrane le parcours de Laurence Suhner, on comprend à quel point raconter et se raconter des histoires est essentiel à la vie.

    Nous n'avons jamais autant de puissance et de volonté que lorsqu'il faut tout recommencer à zéro. Se réinventer sans cesse, sans perdre de vue qui nous étions avant.

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  • L'Atalante continue de publier les nouvelles de Jean-Claude Dunyach. Un septième recueil où il poursuit, encore et toujours, la fresque subtile où s'inscrivent nos émotions dans des mondes décalés, visionnaires, déments... Il y écrit nos peurs, nos fantasmes, nos ambitions, nos limites.
    Et il nous éveille à des sensations ignorées, douces ou cruelles. Chaque nouvelle de J.-C. Dunyach change le monde qui filtre à travers nos yeux. Dérangeant et jubilatoire.

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  • « Depuis longtemps, j'écris des courtes histoires.
    Je ne les avais jamais éditées, ni données sur scène, sauf une : Trégor. Je l'ai racontée une nuit, perché sur un énorme rocher rose, pour le public rassemblé sur le Coz Porzh à Trégastel.
    Mais c'était resté une belle aventure unique.
    Il a fallu que je traduise de l'irlandais ancien L'histoire du Cochon de Mac Dathó - traduction publiée par l'Atalante, d'ailleurs -, pour avoir envie de raconter à un public d'aujourd'hui ce récit d'un autre âge et d'un autre monde.
    J'ai beaucoup appris car le conte n'est pas la chanson, et cette expérience m'a donné envie de continuer. J'ai donc repris ces textes, dont certains étaient à l'état d'ébauche, et j'ai commencé à conter GPE , Serge-Thomas-Edgar- Louis-Lucien Achefer et Je suis un Ours. Et puis j'en ai retrouvé d'autres, comme Couleurs, qui ne sont pas des contes de scène. Car il y a une grande différence entre la parole et l'écrit.
    Certaines histoires peuvent être dites et jouées, d'autres non.
    Voici donc un recueil mêlant les deux, histoires de toutes sortes où l'étrange se mêle à la poésie et aux chansons, où la philosophie naît de l'absurde, où la science-fiction côtoie les légendes populaires et même, quelquefois, les parfume. »

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