Giovanangeli

  • Jacques Bainville a voué son intelligence et sa clairvoyance à l¹histoire de France. Son talent de psychologue est admirablement servi par la limpidité de son style.

    Certains de ses livres sont devenus à juste titre des classiques. Bainville donne le goût de l¹histoire parce qu¹il a le don de l¹expliquer. Écrire l¹histoire, selon lui, c¹est appréhender les doctrines, les idées et donc connaître les hommes.
    La présente anthologie atteste de ces qualités de pénétration des événements et de compréhension des ressorts de l¹action humaine. Depuis la Gaule romaine jusqu¹à la révolution de 1830, à laquelle l¹auteur borne son propos, des moments décisifs dictent le cours de l¹histoire nationale. Des personnages historiques incarnent presque toujours ces époques décisives.
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    Ainsi, les tableaux que Bainville trace de celles-ci sont augmentés de deux remarquables portraits, celui de Richelieu et encore celui de Napoléon, « l¹homme inimitable, qui fit le lien entre la France d¹autrefois et la France nouvelle ».
    Ces textes rares n¹avaient jamais été réédités depuis les années 30.

  • La révolution politique et sociale de 1789 entraîne un bouleversement de l'art de la guerre, qui atteint sa pleine maturité sous Napoléon Ier. L'Empereur opère, en effet, la synthèse entre les théories des penseurs militaires du Siècle des lumières et les premières expériences de guerre des masses menées par les généraux de la République. Il est à l'origine de la guerre moderne.

    La révolution militaire napoléonienne présente de façon inédite les innovations de la guerre napoléonienne et explique les victoires impériales. Grâce à une approche thématique et cartographique, le lecteur découvre les rouages de la machine de guerre de Napoléon et comprend les ressorts de ses manoeuvres. A travers la correspondance de l'Empereur et les témoignages des combattants, le lecteur participe aussi aux travaux de l'état-major impérial, chevauche avec les aides de camp pour transmettre les ordres, marche au feu avec les grognards.

    Les batailles est le deuxième volume d'une tétralogie qui donne les clés des différentes composantes de la révolution militaire napoléonienne.

    80 cartes et schémas tactiques, 22 encadrés

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  • Cet ouvrage revient sur l'envers des exploits militaires attribués aux maréchaux de Napoléon : orgueil, trahison et avarice, ont aussi, selon J.-C. Gillet, caractérisé leurs carrières.

  • Ce livre est né de rencontres entre des historiens spécialistes de Napoléon et un historien de l'Antiquité, spécialiste de Thucydide et d'Alexandre le Grand. L'étude s'est donc concentrée sur certains points communs aux deux géants : « l'homme politique », la guerre et l'idée d'Empire.Par la conception d'un pouvoir partagé avec un peuple en armes, par la fulgurance des décisions au combat, par la grandeur et une esthétique du tragique, Alexandre le Grand, le « philosophe en armes », et Napoléon, le « poète de l'action », sont fascinants et ressemblants : la force du Beau, du Terrible et de la Puissance.Alexandre conduit à Napoléon, selon un regard proche de celui que portait Nietzsche sur « le Corse Napoléon qui a la fierté de l'homme qui se révolte » : Napoléon, parce qu'il était corse, a « remis en lumière toute une face du monde antique, peut-être la plus définitive, la face de granit » (Le Gai savoir, 362).

  • "Déshabillé, je me jette dans le Danube; l'eau était tellement froide que mon sang se glace essayant de gagner plus vite la rive opposée, au beau milieu, je perds la respiration, sans pouvoir crier.
    Je vais me noyer; une poutre à moitié brûlée, provenant du pont de Linz incendié, était arrêtée dans le courant; je m'y attache pour reprendre haleine..."

  • Adrien de Mailly est le fils du Maréchal de Mailly, guillotiné en 1794. La famille revient en France sous le Consulat. Adrien de Mailly entre à l'École spéciale militaire à Saint-Cyr, puis à l'École de cavalerie de Saint-Germain-en-Laye. Il est nommé officier au 2e régiment de carabiniers. Son témoignage évoque la campagne de Russie en 1812, du Niémen à Moscou et de Moscou au Niémen. « Je sais qu'il ne sera jamais possible à aucun peintre ni à aucun historien de rendre à l'imagination l'horreur de nos souffrances et l'immensité de ce désastre » écrit l'auteur à propos de la retraite de Russie. Pourtant, son témoignage, émaillé de descriptions, constitue un tableau saisissant de la campagne, auquel les historiens ont eu recours.

  • Les troupes de marine ont fait un symbole de l'engagement héroïque de « la Division bleue » à Bazeilles (près de Charleville-Mézières) le 31 août et le 1er septembre 1870, dans le contexte du désastre de Sedan. Le souvenir de cette bataille est célébré chaque année par les différents régiments des troupes de marine.Au XIXe siècle, l'infanterie et l'artillerie de marine n'ont plus vocation à servir à bord des navires mais dans les grands ports français et les territoires outre-mer.En suivant marsouins et bigors, il s'agit ici autant de retracer les campagnes du Second Empire, en Crimée, au Mexique ou en Chine, que de comprendre les conditions sanitaires très rudes de ces campagnes lointaines ou comment s'est construit le souvenir mythifiée des « dernières cartouches » tirées à Bazeilles.Aujourd'hui, les principaux régiments d'infanterie de marine sont stationnés à :-Bayonne (1er RPIMA)-Le Mans (2ème RIMA)-Carcassonne (3ème RPIMA)-Castres (8ème RPIMA)-Vannes (3ème RIMA)-Fréjus (21ème RIMA)-St Aubin (près de Rennes, 11ème RAM)-Poitiers (RICM)

  • édouard detaille représente à lui seul la peinture militaire de son époque, celle des quarante premières années de la troisième république.
    Il porte témoignage par le pinceau des misères et des grandeurs de ses frères d'armes de 1870. son immense talent est au service du culte du soldat français, dominé par l'héroïque figure de l'empereur napoléon. ce livre présente un panorama très large d'un siècle de gloire militaire vu par le peintre. de nombreuses oeuvres inédites illustrent la diversité de son inspiration. grand artiste, homme du monde, fondateur du musée de l'armée, l'homme detaille est raconté ici avec passion et érudition.
    Justice est rendue à son oeuvre, qui prend sa véritable place dans l'histoire de l'art français.

  • La guerre franco-allemande de 1870 marque le XIXe siècle.
    Déclarée pour un motif d'Ancien Régime, elle se caractérise du point de vue militaire par des batailles très sanglantes qui annoncent celles de l'été 1914, et du point de vue politique par des bouleversements qui se traduisent par l'avènement d'une République et d'un Empire résolument hostiles l'un envers l'autre. Comment les Français, qu'ils soient combattants ou civils, ont-ils vécu ce conflit, dont rien ne laissait présager l'extrême violence et les implications politiques ? Les circonstances révèlent les peuples aussi bien que les individus.
    En analysant les témoignages des soldats et des civils français, l'auteur a mené une enquête passionnante, qui dévoile leurs sentiments pendant et après le conflit de 1870. Son livre, qui explique les faits à travers les écrits des contemporains, se classe parmi les meilleures synthèses sur le sujet.

  • Qui d'autre que Beethoven incarne l'aventure musicale du XIXe siècle ? Sa nature fougueuse, sa virtuosité, sa capacité à composer alors qu'il était atteint de surdité en font un personnage de légende. Mais quel est le vrai visage de Beethoven ? Les énigmes sur sa vie ne sont pas toutes résolues et le plus analysé des musiciens conserve encore ses secrets.

    Ce livre propose une lecture au plus près de sa vie, de sa pensée, de son uvre et de son époque.
    Seuls quels rares compositeurs ont montré la voie vers le futur. Beethoven en fait partie. S'il est encore très actuel, c'est parce qu'il s'adresse à nous tous car il fait partie de notre humanité. Telles sont les réflexions qui animent cet ouvrage.

  • La Grande Guerre débute avec le cheval, elle s'achève avec le moteur. Totalement inexistant à l'entrée du conflit, le char d'assaut contribue à la victoire en 1918. Le char résulte de la réflexion d'officiers-ingénieurs comme le général Estienne, en France, et le colonel Swinton en Grande-Bretagne. Ces pionniers parviennent à convaincre le commandement, mettent au point le matériel et définissent un concept d'emploi de cette arme nouvelle. Cette guerre des chars ne représente qu'une poignée d'hommes, qui pèse infiniment plus que cette nombreuse infanterie qui souffre sans limites, avant que la technique ne la soulage des efforts considérables qu'elle a dû fournir. Cet essai présente ces combattants et leurs machines, engagés dès 1916 dans la Somme et qui font enfin basculer la victoire dans le camp des Alliés.

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  • "Je ne suis pas sûr que les anges, lorsqu'ils sont en train de glorifier Dieu, jouent de la musique de Bach ; je suis certain, en revanche, que lorsqu'ils sont entre eux, ils jouent du Mozart et que Dieu aime alors plus particulièrement les entendre." Après la lumière de Mozart, les hommes, toujours insatiables dans la quête du Beau, attendaient le Jupiter des sons : ils reçurent en partage Beethoven. La grande aventure musicale aurait pu s'arrêter après la puissance prométhéenne de Beethoven. Mais il manquait aux hommes le musicien-poète, partageant leurs heurs et malheurs : ce fut Schubert...

    Ce livre propose une autre lecture de Schubert, au plus près de sa personnalité, de son époque, de sa vie et de son oeuvre. Qui a été plus loin dans la recherche de l'essentiel dans une écriture souvent audacieuse et novatrice ? Qui a autant embrassé l'éternité dans le fugitif, le bonheur dans la souffrance, la vie dans son aspiration à la mort ? Nul doute que Mozart et Beethoven ont été ses modèles, mais jamais il ne se prit pour eux. Il n'en est que plus grand dans son humilité et sa discrétion. Car Schubert est tout simplement Schubert.

  • Des quelques semaines qui suivirent l'abdication de Nicolas II, en mars 1917, l'Histoire a seulement retenu que l'empereur déchu avait été ramené d'autorité au palais de Tsarskoïe Selo, où il retrouva sa famille, avant que tous ne fussent envoyés à Tobolsk au mois d'août 1917. Ce scénario qui a mené à la nuit sanglante du 16 au 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg était-il pour autant écrit d'avance ?

    Nonobstant la pression du Soviet de Petrograd, le Tsar et ses proches auraient-ils pu sortir de Russie pendant ces quelques mois où ils n'étaient pas encore relégués en Sibérie ? Quelles furent les responsabilités des acteurs portés au pouvoir par la révolution de Février, mais aussi des gouvernements britannique et français ? Quel enchevêtrement de circonstances s'opposa à l'exfiltration de la Famille impériale ?

    Les archives britanniques, américaines, françaises et russes nous permettent aujourd'hui de démêler le vrai du faux, et d'apporter un éclairage révélateur sur une affaire qui fut très intentionnellement falsifiée dans les récits de ceux qui y avaient été mêlés, parfois sur l'ordre de leurs propres gouvernements.

    Un secret d'Etat bien gardé enfin dévoilé.

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  • La Ligne Maginot est le troisième système fortifié français. Si sa réalisation s'explique par le contexte qui prévaut durant l'entre-deux-guerres, elle s'explique aussi par un comportement pluriséculaire visant à assurer la sécurité des frontières françaises. Pourtant, dans l'esprit de beaucoup, cette ligne est le symbole même de la défaite de 1940, alors qu'elle a connu des combats lors desquels le soldat français s'est comporté avec honneur ; ses 22 000 hommes n'ont rendu les armes que sur ordre, après l'armistice du 22 juin.Mais, dans un désastre de dimension stratégique, a-t-elle joué le rôle qui lui revenait ? D'où bien des questions qui conduisent à se demander dans quel but ce système défensif, incontestablement une merveille technique, mais cause de malentendus, a été conçu, questions auxquelles cette étude tente de répondre sous une approche qui se veut renouvelée. C'est en effet aux aspects peu traités, ou peu développés, qu'elle s'intéresse : aspects politique, économique, diplomatique...La Ligne Maginot, c'est aussi le grand chantier français de l'entre-deux-guerres qui a représenté un effort considérable pour le pays et pour l'institution militaire. Cette réalisation se traduit aussi par la mise sur pied des troupes de forteresse qui ont paru mériter un regard particulier. Enfin, s'intéresser à la Ligne Maginot revient à évaluer le poids qu'elle a pesé dans les choix du commandement allemand suivant un point de vue qui n'est pas toujours celui communément admis.La Ligne Maginot ? Mais c'est d'abord l'aboutissement de trois siècles de notre histoire de France !

  • Ce livre retrace la guerre d'un soldat du rang.
    Dans un style sobre, Lucien Richard, caporal appelé au 121e RI, y rend compte au jour le jour des épisodes de sa campagne contre l'Allemagne, en 1940. Parti comme ses camarades confiant et déterminé au secours de la Hollande, il se rend à l'évidence : les avions et les chars donnent aux Allemands une supériorité écrasante. Lucien Richard participe aux combats de retraite à travers la Belgique. Malade, il perd son régiment, embarque à grand-peine à Dunkerque pour l'Angleterre, d'où il reviendra deux jours plus tard pour se battre encore.
    En témoignant des heures tragiques de 1940, Lucien Richard n'a pas voulu se donner un rôle. Il confie ses sensations de combattant. Son récit est émaillé de descriptions et de réflexions d'un grand intérêt documentaire, qui font justice de bien des idées reçues sur le comportement au feu des soldats français d'alors. Ces souvenirs sont d'une force exceptionnelle, une source historique de première main" (Max Gallo).

  • Le 22 juin 1941, l'Allemagne commence contre la Russie une guerre d'extermination, dont le but suprême est la conquête d'un espace vital dans la Russie d'Europe, clé de voûte du projet européen d'Hitler. La nature de cette guerre, qui fit en URSS 24 millions de morts, dont 14 millions de civils, est encore largement méconnue aujourd'hui à l'Ouest. Au milieu des années 2000, le photographe français JS Cartier parcourt plusieurs secteurs de la bataille de Moscou dans le but d'y rencontrer des anciens combattants, des témoins de cette époque, et d'y photographier des vestiges de la Grande Guerre patriotique, appelée ainsi par les Russes parce qu'elle fut celle de la défense du sol et de la survie du peuple russe et des peuples liés à son destin, et pas celle de la lutte pour une idéologie. Ce livre témoigne aussi d'une découverte de la Russie, de sa grande et tragique histoire, et des traces et des blessures que la guerre a laissées dans les paysages et dans les âmes.

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  • Héritier de trois millénaires d'histoire, l'Iran a marqué le Moyen-Orient par son rayonnement politique et culturel. Mis en quarantaine après la Révolution islamique de 1979, le pays est aujourd'hui largement méconnu. Pourtant, depuis 2015 et les accords avec les États-Unis, l'Iran est de retour sur la scène internationale et devient un acteur incontournable dans une région où l'équilibre des puissances est en pleine reconfiguration.
    Depuis 1979, le système politique iranien est un mélange paradoxal de théocratie islamique, de république et de démocratie populaire. A sa tête se trouve le Guide suprême, un clerc chiite élu à vie et investi de la plus haute autorité du pays. Toute la complexité de l'Iran contemporain réside dans la conciliation des pouvoirs politique et religieux, dont les objectifs sont parfois antagonistes. L'analyse de la relation entre théologie et politique constitue ainsi un point d'entrée pour comprendre l'État islamique d'Iran, un modèle unique en son genre.

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  • La première victime d?une guerre, c?est la vérité.? Rudyard Kipling La guerre de Syrie, qui a fait plus de 350 000 morts, s'est trouvée obscurcie par sa complexité géopolitique, mais aussi par un déchaînement sans précédent de la machine de propagande occidentale qui en a fait de manière simpliste une lutte du bien (l'OTAN) contre le mal (Assad et ses soutiens, dont la Russie), l'idéologie prenant, dans les chancelleries, la place de la raison.

    Fort de son recul historique, Roland Hureaux expose avec clarté les enjeux régionaux et planétaires de cette guerre ; il montre le rôle de l'idéologie libérale-impérialiste (néo-conservatrice) dans son déclenchement, l'alliance paradoxale, ignorée du grand public, entre l'OTAN et une rébellion essentiellement islamiste, la défaite finale des Occidentaux et ses immenses conséquences.

    La guerre de Syrie, comme celles d'Afghanistan, d'Irak, et de Libye, est à l'origine d'une vague migratoire sans précédent vers l?Europe et n'est pas sans lien avec le retour du terrorisme. La France, engagée à fond du côté des rebelles, au mépris de ses intérêts les plus évidents et de sa mission historique de protection des chrétiens d'Orient, a, quant à elle, perdu l?essentiel de son crédit dans la région.

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  • Lorsque les Français, en 1830, débarquent sur cette terre appelée « La Régence d'Alger », celle-ci ne ressemble ne rien à un état. Dans la mouvance turque elle se divise en beyliks quasi autonomes et moyenâgeux. Monde rural, elle vit sans infrastructures urbaines, portuaires, routières industrielles. Au départ de la France en juillet 1962, elle possède au nom « Algérie », et des frontières reconnues qui ont décuplé sa superficie d'état unifié et administré ( 2,4millions de km2. Contre moins de 200 000). Des villes, des ports, des aérodromes ont été créés. Des voies de communications sillonnent le pays. L'industrie se développe. L'agriculture florissante exporte. Des écoles, des hôpitaux ont vu le jour, les épidémies sont enrayées. Le pétrole, le gaz assurent des finances saines. La population s'est multipliée au moins par trois. Un demi-siècle après la rupture du lien entre la France et l'Algérie, alors que l'horizon s'assombrit entre deux civilisations, le legs de 1962 reste matière à controverse. Et pourtant ! Ferhat Abbas, le premier chef de l'État de la République algérienne, écrivait : « La colonisation était morte, ce qu'elle avait abandonné dans notre pays représentait un actif considérable. Comment allions-nous le préserver, l'enrichir et le conserver au profit de nos masses ? »

  • "Sait lire et écrire, beau physique, belle tenue, de la capacité, actif, zélé, intelligent, sert très bien". Telle est la conclusion de la revue d'inspection de la gendarmerie de 1808 sur le brigadier Alexis Hugot. Volontaire en 1793, il fait les campagnes de l'Armée du Nord. Sous-officier de carabiniers au 23e léger, il est ensuite de la prise de Malte et de sa défense, de 1798 à 1801, dont il nous fait revivre les épisodes marqués par des affrontements constants avec les insurgés maltais et la flotte anglaise. Echappant à cette dernière, il débarque sur l'île d'Elbe, en 1802. Passé dans la gendarmerie, il sert un temps en Corse, avant une affectation durable en Toscane dans la 29e légion. Au fil de ses casernements, l'auteur nous dévoile les rouages d'une administration impériale en pleine expansion, provoquant çà et là des tensions épisodiques avec les populations nouvellement annexées. En 1813, il est nommé officier à Nîmes. Il témoigne au début de la Seconde restauration des atrocités de la Terreur blanche dans le Gard. Sa fidélité à l'Empereur lui vaut un séjour en prison et, comme tant d'autres, la mise en demi-solde.

    Cette biographie d'un gendarme ordinaire, fruit d'un important travail de recherches aux archives, est l'occasion d'éclairer des événements oubliés, qui ont marqué durablement la France. Alexis Hugot est un de ces petits qui ont fait la grande Histoire.

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  • Dans le premier tome de ses Mémoires, Pierre Montagnon a relaté sa guerre en Algérie, de novembre 1954 à 1961, dans les rangs des parachutistes de la Légion. Rendu à la vie civile après le 22 avril 1961, il ne renonce pas. Retourné clandestinement à Alger, pour faire face à l'inéluctable indépendance, il s'intégre à l'équipe qui sera baptisée le "Soviet des capitaines". Dirigeant le secteur d'Hussein-Dey, il y mène la lutte contre le FLN, s'efforçant de structurer ceux qui résistent. Conscient que le véritable combat se situe dans l'intérieur, il dirige fin mars 1962 le maquis de l'Ouarsenis réunissant une poignée d'Européens et des harkis du Bachaga Boualam. Afin d'éviter une lutte fratricide contre les forces gouvernementales, il doit, le 6 avril suivant, cesser son action. Dans ces pages sincères et lucides, sans rancoeur ni arrière-pensées, l'auteur évoque son combat mené la tête haute pour sauver ce qui pouvait l'être de la présence française en Algérie.

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