Sciences & Techniques

  • Si la mort autrefois donnait lieu à une cérémonie publique, solennelle, en famille et avec les amis, aujourd'hui le malade ignore souvent jusqu'au bout qu'il va mourir, car on n'a pas pu lui dire la vérité. Le généraliste se défausse et l'adresse à l'hôpital. Sa fin de vie est alors médicalisée et un vide se crée autour de lui. Ainsi il décède souvent seul sur un brancard ou entouré d'étrangers, des spécialistes qui sont là pour le faire vivre, mais pas pour l'accompagner. Le cheminement est devenu mécanique et sans âme. Et l'agonie est souvent beaucoup plus cruelle qu'avant, alors que l'on est persuadé d'avoir bien amélioré les conditions. Dans notre société, on fait silence autour de ceux qui s'en vont, on cache les mourants à l'hôpital, on isole les vieux dans des Ehpad. La mort est évacuée au quotidien.

    Le soignant devrait pourtant l'intégrer dans sa réflexion, car elle sera toujours là pour l'effrayer. Mais il l'occulte, la considère comme un échec ou la confie à des soins palliatifs, encore trop peu développés et qui créent une sélection impitoyable. Dans son travail d'infirmier, pendant 40 ans et dans sa vie privée, l'auteur a dû accompagner de nombreuses personnes. Il y en a qui se sont éteintes dans ses bras, en le regardant, persuadées qu'elles allaient vivre encore. D'autres, en proie à des souffrances insurmontables, ont réclamé, avec détermination, d'en finir, mais leur appel n'a pas été entendu. Un bon nombre, ayant traversé une existence à l'économie, se sont contentées d'une fin qui leur ressemblait. Elles n'étaient plus vraiment là, lors du grand rendez-vous. Bien peu ont pu réellement être actrices de leur mort et s'y préparer sereinement.

    C'est son vécu que l'auteur livre ici à travers quelques histoires. Et certaines ont été bien difficiles à écrire... Le texte est entrecoupé de parties où il pousse la réflexion sur certains sujets abordés : le suicide, l'anorexie, la vieillesse, la fin de vie, la souffrance, la peur de la mort et bien sûr, l'attitude des soignants. Des problèmes qui, aujourd'hui ou demain, peuvent concerner n'importe lequel d'entre nous. On apprend aux infirmiers et aux médecins à faire vivre, souvent à tout prix, mais pas à mourir. Cet enseignement n'est pas dispensé en formation centrale des soignants ni en université. Dans ces conditions, l'accompagnement reste une démarche bien difficile à réaliser, surtout lorsqu'il s'agit de proches. Cet ouvrage propose des chemins pour mieux le réaliser et permettre de vivre jusqu'au bout.

  • Des malades mentaux qui se retrouvent attachés à l'hôpital, enfermés en prison ou abandonnés à la rue. Que s'est-il passé en psychiatrie ? Que reste-t-il du bel espoir suscité par la mise en place de la sectorisation dans les années 1970-80 qui avait souhaité en finir avec l'enfermement ? L'idée c'était d'humaniser le soin, de le centrer sur l'individu, de comprendre le sens de sa souffrance et ten- ter de lui conserver une place dans sa famille et dans la société.
    Aujourd'hui, des impératifs budgétaires nous imposent de rationaliser les dé- penses et de rentabiliser tous nos actes. Dans l'hôpital, géré comme une entre- prise, le patient n'est plus cet être unique, avec son histoire particulière. Il n'est qu'un symptôme à éradiquer par des médicaments et des contraintes physiques parfois violentes. Le soin n'est plus la rencontre de celui qui souffre avec celui qui soigne. Il faut adapter, normaliser. Dans les services, la médicalisation a pris le pas sur la réflexion clinique, on traite souvent très vite, sans parler, sans écouter et sans comprendre.
    Et cette folie qui autrefois nous était familière devient alors étrangère et dange- reuse. Elle nous fait peur. Considérés maintenant comme des criminels, punis par le rejet ou l'enfermement, les patients supportent à la fois leur pathologie et cette lourde condamnation. Malades et coupables, c'est la double peine.
    Je suis devenu infirmier en psychiatrie après mes études en 1977. J'ai beaucoup aimé mon métier. Des formations, mais surtout des rencontres enrichissantes de soignants et de patients, au fil du temps, m'ont permis d'acquérir un sa- voir-faire, des connaissances, une expérience. Mais, ces dernières années, le discours et la pratique en psychiatrie, très matérialistes, basés principalement sur la médicalisation, ont conduit à une réduction progressive de la dimension humaine du soin. Et il m'a semblé alors que je n'avais plus ma place, restant convaincu que le premier médicament, c'est le soignant lui-même.

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  • Les mots peuvent désigner douloureusement les maux. Anorexie, le mot est dur.
    Je ne le prononce jamais en premier lieu, lors du premier contact, parce que je le trouve terrible, ce mot. Je vais plutôt relayer ce qui sera énoncé à la suite de mon questionnement : « Que vous pensez-vous que vous ayez ? » c'est seulement parce qu'il me sera répondu « une anorexie » (ou bien : « On me dit que suis ano- rexique », le déni est à l'oeuvre), que je pourrais rebondir, en relayant « le mot ».
    Première difficulté donc, mais nous en rencontrons bien d'autres. Pour l'heure, il s'agit de savoir comment mettre en place un traitement, dans ce contexte particulier de déni.
    Dans un premier temps, je présenterai la conception de l'équilibre nutrition- nel qui est la mienne et telle que je l'expose en consultation de nutrition. Une consultation souvent dédiée à l'obésité, il est vrai, mais qui n'en a pas moins va- leur d'exemple pour toutes les maladies de la nutrition. Cette présentation sera suivie de repères pratiques car l'équilibre doit être traduit en termes concrets.
    C'est ainsi que je construirai, pas à pas, un « menu santé », un menu qui soit adapté le mieux possible à la vie de tous les jours.
    Dans un deuxième temps, j'aborderai la relation de soin, de façon encore géné- rale puis plus spécifiquement, s'agissant de l'anorexie. J'ai évoqué la problé- matique de l'accueil, place maintenant à l'accompagnement, généralement en milieu hospitalier.
    Tout cela aide-t-il véritablement à l'obtention d'un changement d'état ? Il nous faudra bien examiner à cet égard les résistances au changement - un change- ment tout autant désiré que craint - et aussi, corollairement, la notion de chan- gement, en tant que telle, et donc notre rapport au changement.
    Dans un troisième et dernier temps, des textes écrits par des patientes ano- rexiques (je parle ainsi au féminin car, de fait, l'anorexie est bien plus fréquente chez les femmes) seront présentés plus avant pour procéder à l'analyse de ces écrits et aussi, et surtout, du travail d'écritures en tant que tel, à l'aune notam- ment de l'éthique. Cette analyse sera réalisée par Catherine Draperi, qui a beau- coup travaillé sur le récit et la narration chez des personnes malades.

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  • L'entretien clinique est au coeur du soin, au coeur du travail des soignants, en particulier en psychiatrie. Il entre dans l'univers de l'entretien psycho- logique.
    Dans l'entretien clinique, on verra comment ce qui est mobilisé diffère d'un théoricien à l'autre mais pour un même objectif : poser un diagnostic et conduire à une guérison ou à un soulagement des symptômes portés par le patient qu'ils s'agissent d'un enfant, d'un adolescent ou d'un adulte.
    Nous mentionnons l'originalité de Carl Rogers et son apport incontour- nable dans l'attitude, en particulier, que le clinicien doit avoir à l'égard de celui qui vint le solliciter et afin de lui apporter tout le réconfort, voire la guérison.

    - Des définitions autour de la question : qu'est-ce qu'un entretien cli- nique ?
    - Des théories. À quoi, à qui, peut-on rattacher l'entretien clinique ?
    - Dix situations d'entretiens cliniques avec à l'appui quelques interpré- tations.
    - Des outils nécessaires à la bonne conduite d'un entretien.
    - La communication verbale et non-verbale dans l'entretien clinique.
    - L'entretien clinique et le groupe familial.
    - La formation à l'entretien clinique.

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  • Les soins palliatifs dans un service de soins aigus sont indispensables.
    L'équipe médico-soignante du service s'organise pour être conductrice de la prise en charge globale. Elle construit avec la personne malade et son entourage le parcours de soins. L'aide-soignante est membre à part entière de cette équipe. Maillon d'une chaîne de soins, sa place est essentielle.
    Au quotidien, les gestes et les attentions portées à la personne malade sont principlament réalisés par l'aide-soignante et font partie intégrante de son rôle propre.
    Ces soins se font dans le respect de l'autre, au regard de son intimité et de sa pudeur. À cet effet, l'aide-soignante développe de véritables com- pétences relationnelles, éthiques et de coopération avec ses collègues.
    En quoi l'aide-soignante est-elle un maillon essentiel de la prise en soin de la personne hospitalisée ? Et comment ? Quelle est sa place dans l'interdisciplinarité, dans la prise en soins particulière des personnes situation palliative ?
    Cet ouvrage, issu d'une longue pratique soignante, apporte des repères pour renforcer l'exercice de la profession d'aide-soignante aux li- mites de la vie.

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  • L'écoute du ressenti intérieur est l'outil essentiel dans l'approche de personnes aux difficultés psychiques. Dans cet ouvrage, différents repères permettant d'entrer dans l'écoute sont exposés. Il s'agit d'un cheminement en continu en vue d'un approfondissement de la relation aux personnes rencontrées. En tant que processus d'apprentissage, cette expérience s'applique à tout professionnel : médecin, psychologue, infirmier, éducateur, assistant social, formateur en sciences humaines mais aussi à des bénévoles engagés dans une association d'entraide. Les connaissances apprises doivent être complétées par une lecture et une intégration de l'expérience car il importe de gagner la confiance des écoutés pour leur apporter des réponses différenciées.

    Le présent ouvrage comporte quatre parties. La première développe le travail sur soi qui est le préalable de tout accompagnement. La deuxième donne des indications sur l'accompagnement individuel, en développant l'empathie en tant qu'outil diagnostique et l'importance des phénomènes de transfert. L'accompagnement de groupes sera traité dans la troisième partie. Un professionnel peut évoluer vers l'accompagnement, voire l'animation d'un groupe de malades, de familles ou de personnes désireuses de se questionner sur leur fonctionnement. Dans la quatrième partie sont abordés les bénéfices de cette pratique sur l'accompagnant lui-même.

    Cet ouvrage a l'ambition, à la fois, de décrire les généralités et les spécialisations de l'accompagnement individuel et de groupe pour toute personne désirant se former et se perfectionner. Il convient d'accueillir les écoutés au meilleur d'eux-mêmes en cherchant à percevoir la personnalité saine derrière la personne blessée.
    Dans chaque rencontre, il convient de guetter le « microchangement ». En proposant le dialogue thérapeutique, il convient d'accueillir l'écouté à l'intérieur de soi-même pour ressentir ses émotions, sa détresse mais aussi son espoir de guérison ou d'amélioration.


  • je commence tout, je ne finis rien.
    j'oublie des choses importantes. je n'arrive plus à organiser mes idées. le portable, le fixe, les mails. les rendez-vous, les factures, les lettres manuscrites. je passe d'une chose à l'autre sans savoir l'importance à accorder à chacune. je me mets à faire une tâche anodine alors que ça fait des jours que je remets une démarche dont dépend mon avenir. je suis saturé(e). et si l'essentiel était de se re-poser ? les exercices de cet ouvrage utilisent la méthode vittoz.

    ils proposent de se sentir mieux dans sa peau ; vaincre le stress, être soi-même ; pouvoir et savoir s'affirmer ; se réaliser ; se respecter. ces exercices sont à réaliser dans son quotidien. ils invitent à découvrir sa créativité pour faire face avec sérénité aux réalités de la vie.

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  • La gestion comptable à l'hôpital a favorisé la gestion par les molécules, par les neurosciences et par l'imagerie médicale dont on ne peut certes pas nier les avancées. Mais lorsque ce progrès s'accompagne d'une dispari- tion de l'essentiel, c'est-à-dire de cette indispensable relation humaine sans laquelle le soin ne peut pas exister, alors la psychiatrie, « débousso- lée », risque de voir ses soignants adopter des attitudes aussi insensées que celles de leurs patients et devenir des ennemis au lieu d'être des alliés. Le malaise actuel des services en est malheureusement la traduction.
    Un écrit simple qui cherche, à travers une présentation de cas de malades bien difficiles, à susciter l'émotion et la réflexion chez le lecteur et surtout, à reparler de l'attachement et de l'empathie nécessaires pour entendre la souffrance des autres, les regarder, les ressentir, écouter leur histoire et comprendre pourquoi ils sont tombés malades.
    L'être humain ne se réduit pas seulement à ce que l'on en voit, et lorsqu'il est malade, à ses seuls symptômes. Il n'est pas qu'une pathologie. Il a une intériorité, un vécu, une famille et des liens sociaux. Il est toujours en puissance de s'accomplir, de surmonter, de se dépasser, toujours en devenir.
    Le soin, c'est un tissage de liens, des forces qui s'ajoutent, et une confiance réciproque qui permet au malade d'être l'acteur de son traitement et de mobiliser en lui les forces capables de le faire aller mieux.

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  • 4 millions de Français aident plusieurs heures par jour un parent âgé. Près de 8 aidants sur 10 sont des aidantes qui pilote une PME familiale : aides quotidiennes, services à domicile, liens avec la banque, les médecins.

    Chaque chapitre traite une question, donne des répères, présente des initiatives :
    1. J'aide mon proche âgé. Je suis un(e) aidant(e) ?
    2. Prendre soin de soi pour prendre soin des autres.
    3. Changer de lunettes sur la personne aidée.
    4. Adapter le logement.
    5. Faire appel à des pros.
    6. Quand le domicile n'est plus possible, différents modes d'héberge- ments existent.
    7. Les services : ça coûte, les restes à charge et les aides financières.
    8. Droit au répit.
    9. Les dispositifs d'aides directes pour les aidants.
    10. Protéger son proche.
    11. Prendre soin = coordonner.
    12. C'est toujours les mêmes qui aident.
    13. Quand la fin de vie approche.
    14. Les technologies au service des aidants.

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  • Ce livre se propose d'aider les seniors à anticiper, c'est-à-dire à appréhender les changements, et à prendre le temps nécessaire pour l'évolution des représentations afin d'éviter la brutalité de la confrontation à une situation.
    Pour les plus âgés, c'est donner un sens à ce qu'ils sont en train de vivre. C'est avoir des réponses sur le normal et le pathologique, c'est répondre à des questions sur les liens entre santé et sexualité.
    Pour les professionnels, connaître et comprendre les évolutions de l'âge, c'est pouvoir entendre les interrogations, les peurs, les incompréhensions de ce que vivent les aînés dans leur corps et leur relation.
    Pour les entourages, c'est à la fois reconnaître les besoins affectifs et sexuels de leurs parents.

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  • Vieillir dans notre société actuelle où la mort est sans cesse reculée grâce aux progrès de la médecine, expose les personnes vieillissantes à une exclusion de la sphère sociale. « Vieillir jeune », voilà le paradoxe que nous rencontrons chaque jour. Le regard porté par la société sur la personne âgée et, particuliè- rement, sur la personne âgée souffrant d'un syndrome déficitaire de type Al- zheimer, est un regard péjoratif qui renvoie à la dépendance, la déchéance et la décrépitude. La maladie d'Alzheimer est souvent définie comme une « maladie du lien », perçue comme une entrave à la communication et la relation, notam- ment avec les membres de la famille et le personnel soignant.
    De fait, la maladie d'Alzheimer engendre des désavantages psychosociaux, puisque ces syndromes entraînent une perte du sentiment d'identité du sujet et les relations intersubjectives s'en trouvent alors perturbées.
    « L'individu est un être social » dit le sociologue Norbert Elias. Ainsi, en pre- nant en compte les effets de stigmatisation de la maladie d'Alzheimer et les représentations sociales que peuvent en avoir les personnes qui entourent la personne malade, il est possible de penser les outils qui permettront, à terme, une mise en relation différente.
    En outre, nous proposons dans cet ouvrage de faire appel à l'art et la culture comme accompagnement du couple aidant/aidé et soignant/soigné dans l'op- tique de préserver une relation thérapeutique « humaniste » prenant en compte la subjectivité de la personne âgée. Nous supposons qu'un espace contenant apporté par le biais de médiations artistiques ou de sorties allant à la découverte de l'art, pourrait transformer ces comportements et discours étran- gers en forces créatrices et être perçus autrement que sur le versant déficitaire.

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  • Cet ouvrage a été construit à partir d'une double expérience : d'une part l'accompagnement de familles engagées dans l'allaitement de leur(s) enfant(s), d'autre part la formation de professionnels de santé et de consultants en lactation à l'allaitement maternel.
    Il s'adresse aux professionnels afin de leur donner les repères néces- saires pour accompagner avec succès les situations usuelles et les situa- tions spécifiques rencontrées.
    Rédigé sous forme de réponses liées à des questionnements, il sera un guide précieux dans l'exercice de la profession de consultante en lac- tation.

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  • Le propos de cet ouvrage est d'aborder les principaux phénomènes psy- chopathologiques en introduisant en quoi ils remplissent inconsciemment une fonction défensive de mise à distance d'autrui. Phénomène qui peut aller jusqu'à perturber la capacité de penser des tiers : proches comme soignants.
    Dans cette optique, par exemple, celui que la société qualifie de « fou » pourra être considéré comme quelqu'un, faute de mieux, réduit à nous affoler pour se protéger sans le vouloir délibérément.

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  • « L'artphonie », une orthophonie qui laisse de côté le symptôme pour se centrer sur l'être. Une orthophonie qui sort de la toute-puissance pour laisser le patient trouver le chemin de sa guérison.
    Une orthophonie qui, avant de proposer une méthode de rééducation, se définit comme une posture thérapeutique à visée humaniste.
    Une orthophonie qui s'enrichit des apports de l'art-thérapie, dans le but d'offrir au pa- tient, comme au professionnel, un espace de rencontre basé sur le respect et le plaisir.
    La lecture de ce livre apporte au professionnel une redynamisation de sa posture, lui permettant d'accroître son propre investissement et celui de son patient dans le suivi.
    En partageant avec enthousiasme et simplicité son « artphonie », l'auteure a pour ambition, au-delà du partage de son expérience, d'ouvrir une voie à ses consoeurs et confrères pour qu'ils s'autorisent à devenir « l' orthophoniste qui leur ressemble ».

  • Entre surmédiatisation de la maladie ???et invisibilité des personnes??: changer notre regard...
    Dans notre société qui récuse la mort comme élément constitutif de la vie, la surmédiatisation de la maladie d'Alzheimer éclaire la vieillesse d'une lumière inquiétante, tendant à assimiler grand âge et pathologies. Ce déni du parcours normal de l'existence tend à se généraliser, installe l'idée que la maladie d'Alzheimer ne pouvant être guérie, ceux qui en sont atteints ne peuvent être considérés que comme des morts vivants. En termes de politiques publiques, quand la problématique de la vieillesse glisse vers la notion de maladie d'Alzheimer, l'approche globale de la situation de la personne risque de se réduire à une gestion médicale du grand âge. Simultanément, on constate le faible crédit accordé à la parole des personnes malades et l'impossibilité où elles sont généralement de continuer à faire des choix et à courir des risques, même minimes. Enfin, il n'est pas sûr que les aspirations personnelles des proches se résument au statut « officiel » d'aidants familiaux.
    Mais cette maladie soulève surtout le problème lié à la perte de raison et à la mort qui s'ensuit, d'abord sociale puis organique. Alors de quoi se défend notre corps social à travers l'exclusion des personnes malades??? Quelle sorte de déraison collective nous pousse à rejeter une approche conciliant le corps et l'esprit, essence même de notre condition humaine???
    Cet ouvrage nous invite à porter un regard critique sur les limites d'une approche experte et spécifique, et à en comprendre les enjeux afin de changer notre regard.

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  • L'idée de ce guide « allaitement et travail » est née d'un constat : de plus en plus de femmes choisissent d'allaiter leur enfant, de plus en plus de femmes travaillent... de plus en plus de femmes sont confrontées à la reprise du travail alors qu'elles allaitent leur enfant.
    Pour chaque femme le problème est spécifique : quels sont ses horaires de travail, comment se déroule son allaitement, quel âge a son bébé, comment s'organise son espace de travail, quelle est la taille de son entreprise, qui va garder son enfant ? Et tant d'autres questions (quelle est la taille de son congélateur par exemple...).
    L'auteure répond à ces questions, en utilisant ses connaissances théo- riques mais également et surtout tous les témoignages qu'elle a reçus de ces femmes qui allaitent et ont repris le travail, dans des conditions parfois très difficiles.
    Nous sommes encore aux prémices d'une nouvelle ère. Avec cet ou- vrage, Véronique Darmangeat nous démontre qu'allaiter et travailler, c'est possible ! Encore, faut-il être bien informée et également accom- pagnée par son entreprise dans cette démarche innovante.

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  • L'éducation thérapeutique du patient (ETP), actuellement présentée comme la nouvelle panacée, ne peut-elle pas être interrogée en tant que telle ? Le présent ouvrage se propose d'apporter des éléments de réponse à ce questionnement.
    Dans une première partie, Jean-Daniel Lalau interroge le discours relatif à l'ETP, sonde l'intention qui le porte, et mesure l'intention stratégique qui le soutient. L'esprit critique doit s'exercer ici car, pas plus que l'habit ne se réduit au « prêt à porter », il ne saurait y avoir médicalement un « prêt à penser ». L'éducation n'est-elle pas, s'interrogeait Kant, le plus grand et le plus difficile problème posé à l'homme ?
    Dans une deuxième partie, des « pionniers » de l'ETP, Anne Lacroix et Alain Deccache, ont été conviés à apporter leur contribution selon deux modalités différentes : Jean-Daniel Lalau est allé les rencontrer avec un questionnement sur l'historique de l'ETP et le regard qu'ils portent aujourd'hui sur le déploiement institutionnel de cette ETP ; il les a ensuite invités à réagir sur l'analyse qui fait l'objet de la première partie.
    Dans une troisième et dernière partie, Michel Wawrzyniak thématise une notion encore émergente, celle de l'alliance thérapeutique.

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  • La sophrologie permet de mieux gérer des situations difficiles, de vivre en harmonie avec soimême et les autres.
    Cette démarche est souvent utilisée de manière individuelle, cet ouvrage montre des utilisations en groupe de la sophrologie. Il reprend de nombreux exercices, rend compte des réactions des participants et des analyses du thérapeute.
    Un ouvrage ressource pour sortir du stress, des tensions du quotidien...

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  • Roger Vittoz (1863 - 1925) était médecin généraliste. Humaniste, il considérait l'être humain dans sa globalité. Il était donc ouvert aux problèmes psychologiques de ses patients.
    La méthode qu'il a mise au point est psycho corporelle : elle s'adresse au corps anatomique, au corps des émotions, aux résonances de l'esprit dans le corps...
    La pratique Vittoz concerne d'abord le corps conscient, senti. En s'exerçant à vivre pleinement les sensations, la personne vit dans la réalité, dans une meilleure relation avec elle-même, avec le monde, avec les autres... Sa pensée en est enrichie. Elle reprendra dans sa vie quotidienne les expériences qui lui sont proposées en séance, avec le projet d'une meilleure gestion de sa vie quotidienne.
    Mais chemin faisant, des résonances symboliques se font jour, qui élargissent la connaissance de soi.
    Parfois des souvenirs occultés reviennent.
    C'est ce travail psychosensoriel, dans un va-et-vient entre le réel et le symbolique, que Michelle Bussillet présente au lecteur. Il s'agit bien d'une psychothérapie qui prend en compte l'être humain dans sa globalité, qui le rend acteur de son évolution. La présentation de vignettes cliniques permet de comprendre comment se fait le passage de la gestion du quotidien à l'approche du symbolique, comment travail sensoriel et langage se croisent.
    D'autre part, on trouve dans ce livre le témoignage de personnes qui, sans se situer forcément comme psychothérapeutes, utilisent les exercices et l'esprit du Vittoz dans leur profession : infirmiers, psychomotriciens, éducateurs, enseignants...

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  • Les activités habituelles des personnes âgées institutionnalisées ne conviennent pas aux malades Alzheimer parce que peu adaptées à leurs pertes cognitives. Il faut donc trouver d'autres activités, d'autres jeux que le marché ne propose pas encore de façon ciblée. De plus, le temps manque aux animateurs pour créer de nouveaux jeux, et bien souvent ils doivent se contenter des sempiternels lotos ou dominos.
    Imaginer, inventer, adapter, concevoir des jeux capables de stimuler les fonctions cognitives des malades Alzheimer, être le témoin de leur métamorphose lorsqu'ils s'impliquent dans le jeu, qu'ils retrouvent une vie sociale, qu'ils sont valorisés et prennent du plaisir, c'est ce que nous propose l'auteur dans ce livre.
    Forte de ses expériences en institution, en tant qu'animatrice, puis formatrice pour le personnel y travaillant, l'auteur nous donne des outils pour concevoir et fabriquer de façon simple, des jeux adaptés à ce public.

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  • Quelle idée l'homme se fait-il de son cerveau ? Tout en soulignant les percées scientifiques majeures qui jalonnent la période allant de l'Antiquité à aujourd'hui, l'histoire du cerveau ici présentée se confond par endroits à celle des grands scientifiques qui ont contribué à l'avancement des connaissances sur le cerveau humain.
    Cet ouvrage est le fruit d'une longue quête qui a conduit l'auteur à consulter les riches collections de livres anciens que l'on retrouve dans différentes bibliothèques européennes et américaines, incluant celles de l'Université de Salamanque en Espagne, de l'Université de Californie à Los Angeles et du Muséum national d'histoire naturelle de Paris. De nombreuses gravures illustrent les diverses représentations du cerveau que l'humain s'est forgé au cours des âges.
    A l'aube du XXIe siècle, les progrès de la neurogénétique nous permettent d'entrevoir le développement prochain de nouvelles approches thérapeutiques pour contrer des maladies neuropsychiatriques que l'on croyait jusqu'alors incurables. Pourtant, certaines front - du savoir restent infranchissables. C'est le cas, entre autres, conscience et de l'intelligence, deux concepts encore difficiles à appréhender dans le cadre des neurosciences contemporains.
    A l'aide d'un regard critique nourri par l'histoire, l'auteur montre, à la fin de son périple, que certaines études contemporaines d'imagerie cérébrale ressemblent étrangement aux vaines tentatives des siècles passés pour définir les organes de l'esprit humain.

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  • Sur le plan mondial, environ 30% de la population générale sont affectés, à un moment de leur vie, par une maladie psychique ou, comme on le dit maintenant, par un trouble.
    Les membres de la famille et d'autres aidants de l'entourage proche se posent toujours les mêmes questions : quels sont les troubles ? Comment évoluent-ils ? Peuvent-ils guérir, et comment ? Que pouvons-nous faire ? Que devons-nous dire et ne pas dire ?
    Dans une première partie sont exposés des repères par rapport au questionnement des familles. La découverte du diagnostic est progressive, celui-ci doit être annoncé par le médecin ; les membres de la famille passent cependant par des étapes successives de son acceptation, de la même manière que le malade lui-même n'accepte pas d'emblée d'avoir telle maladie psychique. L'établissement d'une relation de partenariat entre les trois acteurs principaux : le malade, sa famille, le médecin avec l'équipe soignante favorise la prise en main de la maladie. Ce partenariat doit prendre appui sur les compétences familiales. Par ailleurs, plusieurs pièges doivent être identifiés : la culpabilité, la honte, le sacrifice, pour apprendre à les désamorcer afin de devenir plus efficace dans l'aide à la personne affectée par le trouble.
    Dans une seconde partie, sont présentées cinq maladies psychiques impliquant les familles : la schizophrénie, le trouble de l'humeur bipolaire, les troubles délirants, le trouble dépressif, l'alcoolodépendance.
    Cet ouvrage est un outil pour les familles et les aidants, ainsi que pour les professionnels concernés. Ils trouveront les éléments pour renforcer leur accompagnement sans s'épuiser.

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  • Chacun de nous souhaite renforcer, au mieux, un état de bien-être.
    La vie quotidienne porte les potentialités tant d'agression, que de sources d'épanouissement. Travailler ce quotidien pour vivre en harmonie avec soi-même, son entourage, nécessite un "équipement" adapté. La méthode Vittoz répond à ce travail nécessaire. Cet ouvrage clarifie sa potentialité dans une dimension de méditation et de spiritualité.

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