Chronique Sociale

  • La petite enfance constitue une période clé pour favoriser la réussite scolaire de l'enfant. La qualité de l'enseignement des premiers degrés scolaires (3 à 7 ans) est reconnue comme un élément majeur pour soutenir les apprentissages fondamentaux, c'est-à-dire les apprentissages fondateurs de la scolarité et de l'entrée dans la culture.

    Sur le plan international, différents enjeux liés à cette tranche d'âge sont actuellement au coeur de nombreux travaux scientifiques. Plus particulièrement dans les pays francophones, la nécessité d'examiner les objectifs et les manières de soutenir l'enfant en début de scolarité font l'objet de nombreux débats. En Suisse, l'école enfantine est devenue obligatoire et inscrite dans le curriculum primaire. En France, les programmes de l'école maternelle sont en discussion. En Belgique, des questions surgissent en lien avec l'écriture d'un curriculum maternelle et quant à la fréquentation de cette maternelle comme préalable à l'entrée au primaire. Au Québec enfin, l'implantation des maternelles 4 ans à temps plein en milieux défavorisés suscite plusieurs questions dans les milieux de la recherche et de la pratique.

    Cet ouvrage propose d'interroger les pratiques enseignantes et les enjeux des premiers apprentissages dans la perspective de favoriser la scolarisation et l'entrée dans la culture de tous les élèves. Les auteurs proposent de mieux définir certains de ces apprentissages fondateurs de la scolarité, ces outils de la culture que chaque élève devrait avoir construite pour réussir à l'école et s'insérer dans la société, ainsi que les manières de soutenir au mieux ces apprentissages.
    Cet ouvrage intéressera les chercheurs en éducation, les personnes en charge de la formation initiale et continue des enseignants mais également l'ensemble des professionnels intervenant dans les premiers degrés de la scolarité.

  • Voilà cinq siècles que l'erreur est considérée comme inévitable dans l'acte d'apprendre ; mieux, elle paraît totalement inhérente aux processus de compréhension et d'élaboration des connaissances.
    Depuis une trentaine d'années, l'erreur est réhabilitée par tout un ensemble de travaux en didactique et en sciences cognitives. Le « statut de l'erreur » doit s'inscrire plus que jamais au coeur des dynamiques qui renouvellent l'enseignement.
    Sa mise en oeuvre conduit à un certain nombre de questions, certaines d'essence théorique, d'autres plus pragmatiques. Qu'est-ce qui se cache derrière l'erreur d'un élève ? Quels types d'obstacles traduit-elle ?

    Dans ce contexte, ce livre propose des exemples concrets d'usages de l'erreur dans différents lieux d'enseignement, de médiation et/ou de formation d'adultes. Chaque exemple est le fruit d'une expérience de plusieurs années. Les différents textes concernent l'enseignement en classe maternelle, l'école primaire et secondaire, la médiation scientifique ou encore la riche formation à l'école et pour les adultes à travers les échanges de savoirs.
    Tour à tour sont évoqués les moyens de repérer les erreurs et de les comprendre, notamment en les catégorisant. Mais l'enjeu majeur est de pouvoir les travailler pour dépasser les divers obstacles qui empêchent d'apprendre. L'évaluation habituelle est interrogée, sa place peut être contestée. On est conduit à la considérer non plus comme un moyen de sélection, mais comme un audit. L'élève pourra y trouver les ressources pour comprendre ses difficultés et pour les dépasser. Il pourra se faire évaluer à nouveau. L'enseignant n'est plus seulement un transmetteur, centré sur le programme ; il devient un « metteur en savoir ». Il crée les situations et les ressources à mettre à disposition des apprenants. Il les accompagne dans la délicate aventure de l'appropriation des savoirs.

  • Les Sept techniques novatrices décrites par Dominique Fauconnier (chapitres 4 à 10) sont le fruit des observations d'un praticien de la formation et de l'intervention. Elles sont destinées à outiller tout formateur ou intervenant qui cherche des dispositifs simples à mettre en oeuvre pour compléter ses propres interventions.
    Pour chaque technique exposée, l'auteur propose un certain nombre de dispositifs, qui sont autant de « petits outils » faciles à utiliser. De nombreux exemples sont donnés pour en faciliter l'accès et un tableau récapitulatif précise les éléments-clés de chaque principe et liste les dispositifs proposés.

    Les chapitres 1 à 3, rédigés par Stéphane Balas, sont destinés à situer ces pratiques dans les évolutions récentes du métier de formateur. Fort de son expertise en science de la formation, Stéphane Balas analyse avec finesse en quoi ces techniques peuvent aider les professionnels à s'adapter aux nouvelles demandes.

    Les chapitres 11 et 12, rédigés par Caroline Harfield-Palany, s'appuient sur son expérience de praticienne de l'accompagnement. Utilisatrice régulière du support Réinventer son Métier©, support associant les différentes techniques présentées ici, elle a pu en mesurer l'efficacité. Elle donne de nombreux exemples et ajoute des réflexions sur la pratique de son métier.

  • Ce livre est modeste. Mais c'est la modestie de l'audace. « Les enseignants parlent aux enseignants », pourrait-on dire. Et que leur disent-ils ? « Nous sommes tous capables », et il n'est pas nécessaire de s'en remettre au discours des experts pour savoir quoi ni comment faire. L'idée est simple : achever la construction de l'école du peuple, sans cesse trahie, entravée, niée. Qu'est-ce que l'école du peuple ? Ce n'est pas celle où tous peuvent aller, condition nécessaire mais non suffi sante. C'est celle où tous peuvent s'émanciper. Achever sa construction signifi e deux choses : premièrement, qu'elle est déjà commencée, qu'elle est riche d'un déjà-là, qu'il s'agit de mettre en lumière, d'améliorer et de généraliser ; deuxièmement, qu'elle fait l'objet d'une volonté d'accomplissement, d'une obstination à la conduire au terme de son processus, là où les conditions égalitaires de base seront réunies pour la poursuite de son évolution. Cette idée simple engage un enjeu politique fondamental, celui de la construction d'une société égalitaire, et renvoie au problème pédagogique correspondant : la mise en oeuvre d'une pratique éducative émancipatrice. Oui, ce livre est modeste. Il ne prétend rien et ne dénigre personne, il ne formule aucune injonction. Il rend compte, et s'efforce de comprendre. C'est un effort que nous faisons par nous-mêmes sur nous-mêmes, et que nous proposons à la lecture. Son effet est l'approfondissement commun de la joie de vivre. Son audace est d'espérer pouvoir en quelque chose contribuer à l'histoire des luttes égalitaires.

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  • Le projet de ce livre est d'accompagner, d'aider, de donner envie à des adultes qui encadrent des enfants de 8 à 12 ans de créer un roman, des romans en partageant un savoir-faire. Écrire ensemble un roman?! C'est à un véritable partage d'un processus de création que nous invitons le lecteur qui va s'emparer de notre proposition. Ce livre pourra être la source d'enseignements et d'apprentissages développant l'estime de soi, le respect d'autrui, la motivation ainsi que des connaissances au service de la construction de la personne pour lui permettre de mieux s'engager dans la vie. Au-delà de la méthode, c'est un appel au plaisir, à la joie de l'écriture et de la lecture que nous formulons ici. Donner la possibilité à de jeunes enfants, élèves d'entrer dans la famille des lecteurs sensibles à la richesse de l'écrit et de ses multiples ressources pour faire société enthousiasme, motive.
    Après un premier chapitre qui décrit les principes et les invariants du dispositif qui sont la matrice de cet ouvrage, les auteurs font, dans le chapitre 2, un point de quelques pages sur les éléments essentiels du travail coopératif.
    Dans le chapitre 3, il semble important de mettre en perspective le genre du roman avec ses atouts et ses contraintes pour un projet d'écriture avec de jeunes élèves.
    Des chapitres 4 à 9, sont proposés 6 parcours d'écriture d'un roman coopératif qui sont totalement indépendants les uns des autres et qui peuvent permettre au lecteur un choix qui corresponde plus particulièrement à ses élèves et au temps que chacun veut, peut y consacrer selon ses contraintes, ses priorités et finalement ses choix personnels.

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  • Peut-on fermer les yeux sur l'état des sanitaires de nos écoles ?
    Peut-on ignorer que certains élèves les évitent ou ont peur d'y aller ?
    Peut-on, surtout, améliorer les toilettes scolaires ?

    Ce livre établit des constats, parfois alarmants, autour de ces questions délicates. Il propose ensuite une méthodologie, testée et appliquée dans des centaines d'écoles, pour faire de ces « lieux d'aisance » de vrais espaces de bien-être pour tous les élèves.
    Enfin, il évoque des pistes pour que les toilettes trouvent durablement une place, centrale, au sein de nos établissements scolaires.

    « Ne tournons pas autour du pot ! » est un projet mené depuis plusieurs années par le Fonds BYX (géré par la Fondation Roi Baudouin), en partenariat avec l'association Question Santé pour améliorer les sanitaires scolaires en Fédération Wallonie- Bruxelles (Belgique).
    Www.netournonspasautourdupot.be

  • La pédagogie du projet représente une avancée décisive dans l'organisation pédagogique. Elle engage une dynamique qui donne sens à l'acte d'apprendre. Savoirs et savoir-faire se tissent dans l'interaction sociale et la confrontation avec les matériaux mobilisés.
    La pédagogie du projet introduit dans la formation un espace d'investissement des personnes.
    Cette démarche de projet semble capable aujourd'hui de faire échec à la désespérance qui gagne quartiers, familles et établissements scolaires et de contrer la logique de survie individuelle qui tend à l'emporter, jusque dans l'école. Elle lui substitue une dynamique de co-développement, de responsabilité collective et de coopération, tout en formant à la pensée complexe nécessaire à la compréhension du monde du IIIe millénaire.
    Ce livre tient à s'afficher comme un plaidoyer de la pédagogie du projet-élèves, articulant experiences concrètes et théorie. Il vise aussi à préciser les exigences méthodologiques indispensables à son efficacité.
    Ce livre s'adresse aux éducateurs de toute institution qui souhaiteraient s'informer sur cette pratique, la mettre en oeuvre d'une façon plus consciente ou approfondir leur réflexion. Il sera utile aux formateurs de formateurs, ils trouveront notamment tableaux et schémas pouvant servir de support à leurs activités pédagogiques.
    Les décideurs, chargés de la rénovation de notre système éducatif, trouveront un outil de réflexion et d'action.

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  • L'objectif de cette publication est de conceptualiser l'acte de problématiser, d'en percevoir la nécessité, d'en éclairer le sens et de proposer des modalités susceptibles d'aider les étudiants à s'approprier cette compétence indispensable à leur réussite.
    Cependant il ne s'agit pas de se limiter à la seule pratique professionnelle, la problématisation étant une activité indispensable à toute action sur le réel et à toute vie dynamique.
    - Comment définir le terme de problématisation, pour former les étudiants de manière homogène, cohérente ?
    - Comment voir la problématisation dans le cadre de la rédaction d'un mémoire professionnel (origine des difficultés rencontrées) et au-delà ?
    - La conceptualisation s'intègre-t-elle dans la problématisation et si oui comment ?
    - Comment passer d'un questionnement professionnel à une problématisation ?
    - Comment réaliser des liens entre la problématisation et le développement professionnel ? La problématisation serait-elle vue comme un exercice de style pour la rédaction du mémoire ?
    - Faut-il prendre conscience que l'on problématise pour que la problématisation soit reconnue, existe ?
    - Problématiser c'est comprendre un système, ce n'est pas linéaire. Serait-ce un conflit de systèmes (système de représentations et système du réel) ?
    - Problématiser serait-ce individuel ? Collectif ? Les deux ?

  • À l'origine de cet écrit, l'envie est de déconstruire, dans un format court, les « formules toutes faites autour de la vie scolaire » à travers le fi ltre de l'Éducation nouvelle. Il s'agit pour nous de dénoncer l'entretien de paradigmes qui polluent l'école et le développement des enfants, d'analyser les dysfonctionnements et les habitudes non questionnées. Réfléchir le quotidien et les fausses évidences pour transformer sa pratique, sa classe, son école. Les Chroniques école, comme toutes les publications des CEMÉA belges, sont le fruit d'une élaboration collective, tant dans la réflexion que dans le travail d'écriture. Elles sont le reflet des valeurs qui guident nos actions au quotidien. Après plus de deux ans d'écriture est née l'idée d'un recueil. Nous vous proposons de découvrir une sélection d'une vingtaine de chroniques présentées dans leur ordre de publication initial. Elles sont le refl et des thématiques qui nous ont interpellé-e-s et qui, parfois, se répondent, mais aussi de l'évolution de nos réflexions. Ces publications peuvent donc être lues de manière continue, séparément au gré des phrases ou des sujets qui vous attirent ou encore en lien les unes avec les autres en suivant les suggestions proposées à la fi n de chacune d'elles. Les textes ont été augmentés par des pistes de solution concrètes. Elles invitent les lecteurs-lectrices à se lancer dans la transformation de l'école. Elles peuvent être adaptées aux besoins du moment ou utilisées comme prétextes à la discussion et la réflexion d'équipe... Les pistes déployées sont de trois ordres afi n que chacun-e puisse y trouver matière à réflexion :
    - des pistes pour la classe, pour les enseignant-e-s qui sont parfois éloigné-e-s de leur équipe de travail ou qui ont l'opportunité et/ou l'envie de « transformer le système » à l'échelle de leur classe ;
    - des pistes pour l'école, pour les équipes éducatives qui travaillent déjà en concertation et qui peuvent y puiser des idées pour poursuivre leurs réflexions, mais aussi pour celles et ceux qui ont envie de proposer à leur équipe de se mettre au travail pour faire évoluer leur établissement ;
    - enfi n, des pistes de changements pour l'institution scolaire, voire pour la société toute entière, en espérant qu'elles puissent être lues aussi par les décideurs et décideuses du monde de l'éducation.

    « Le livre que vous allez lire, n'est pas un nième bréviaire. C'est un outil militant. Ce n'est pas l'exposé d'un dogme, c'est l'exigence au service d'une véritable ambition éducative. Ce n'est pas une litanie de bonnes intentions, mais un recueil de leviers pour transformer les choses. Un recueil partiel et inachevé, bien sûr ! Qui pourrait prétendre, en matière pédagogique, avoir « achevé » la réflexion ou le travail ? Les livres dont nous avons besoin sont ceux qui nous invitent à poursuivre nous-mêmes ce qu'ils ont engagé. Comme celui-ci. ».
    Extrait de la préface de Philippe Meirieu

  • Gaston Berger, Emmanuel Mounier, Constantin Fotinas, Carl Gustav Jung, Krishnamurti, cinq auteurs qui considèrent tous la spiritualité comme une dimension essentielle de la personne humaine.
    Aucun d'entre eux ne la rattache à la pratique d'une religion parce que tous la considèrent comme inhérente à l'être humain. Par son universalité, elle se rapproche de la sagesse.
    La qualité de l'éducation dépend de la qualité spirituelle de la société dans laquelle elle est pratiquée et de la qualité de présence de l'éducateur.

    Cet ouvrage met en évidence qu'une éducation réussie comporte à la fois un éveil à l'être profond que chacun porte en soi et un apprentissage de la relation féconde avec les autres.

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  • Lorsque l'on devient enseignant, on a beau vouloir exercer cette profession avec les meilleures intentions du monde, cela reste un saut dans le vide. Nos études devraient nous donner les clés pour transmettre les savoirs liés à notre discipline, elles nous préparent surtout à maîtriser ces savoirs, à faire de nous des spécialistes, sans nous aider à comprendre quel sera le sens de notre métier face aux élèves. Ce que l'on n'apprend pas donc, c'est comment se construit la relation pédagogique.
    Or, c'est le fondement de notre travail. Sans relation entre l'enseignant et l'élève, l'enseignant et sa classe, l'enseignant et ses collègues, personne ne peut véritablement avancer. Car ces liens qui se nouent sont des leviers indispensables pour accompagner les élèves et les aider à penser par eux-mêmes. Enseigner, ce n'est pas seulement transmettre un savoir. Bien sûr, maîtriser un savoir intellectuel est un prérequis indispensable. Mais cela ne suffit pas. L'enfant, le jeune et l'adulte construisent une relation pédagogique ensemble, au sein d'un environnement, l'école, lui-même inscrit dans un environnement plus vaste, la société.
    L'école doit être le lieu où s'épanouit et se construit une jeunesse éclairée, capable de penser par elle-même et de développer une réflexion intellectuelle complexe, nourrie de culture antique et contemporaine. C'est cela que défendent les pédagogues. C'est cela, la pédagogie, et cela nécessite de penser différemment l'ensemble du système scolaire.
    Acceptons de déplacer notre regard et c'est toute l'École qui changera. Cet ouvrage, par les repères pédagogiques proposés et les pratiques éducatives présentées, est un outil pour construire cette École humaniste du XXIe siècle.

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  • Tous les systèmes éducatifs présentent la réussite des élèves comme leur but. Et c'est bien normal. L'échec scolaire, le décrochage scolaire, hantent les sociétés, encore aujourd'hui. Les réformes se succèdent, parfois rapidement, pour tenter de pallier ces problèmes.
    Les auteurs de ce livre ont décidé de se préoccuper avant tout de la réussite de l'enseignant?! Nous connaissons tous des collègues en difficulté, voire en souffrance, et nous constatons que le métier d'enseignant, au moins dans les pays industrialisés, ne recueille plus autant de vocations que par le passé et s'accomplit dans des conditions plus difficiles. Initialement propre au secondaire, le problème de la souffrance des enseignants s'étend au primaire.
    Les deux réussites, celle de l'élève et celle de l'enseignant, sont liées, bien évidemment.
    Nous proposons donc dans cet ouvrage 5 changements, 5 transformations, qui peuvent s'opérer indépendamment les unes des autres et que les enseignants pourront, au fil du temps, enchaîner. Bien évidemment, nous avons en tête deux préoccupations supplémentaires que nous articulerons à chaque fois :
    - celle des fondements théoriques des 5 changements proposés?;
    - celle de la réussite des élèves, qui n'est pas pour nous un voeu pieux, mais le fruit de ces transformations.
    5 changements :
    Et si je commençais chaque cours par travailler les représentations des élèves ?
    Et si je présentais aux élèves deux documents contradictoires ?
    Et si je remplaçais les questions par une mission ?
    Et si je faisais travailler les élèves en groupes hétérogènes ?
    Et si j'évaluais les progrès des élèves plutôt que leurs performances ?

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  • Les neurosciences sont à la mode. Comme tout phénomène de mode, il présente des avantages et des inconvénients. Les enseignants désespérément à la recherche de méthodes ou de recettes applicables sur le champ ne trouveront rien dans les neurosciences qui pourra les satisfaire dans l'immédiat. Ils seront peut-être même déçus. En effet les neurosciences ne sont ni une méthode, ni une recette. C'est un ensemble de disciplines qui participent à la connaissance de l'Homme, de son fonctionnement cognitif. Aucun exercice « d'application des neurosciences » ne saurait être efficace si les élèves ne comprennent pas eux-mêmes l'enjeu de cette connaissance neurologique.
    Comprendre comment son cerveau fonctionne fait partie de ce que l'on pourrait appeler une « hygiène de vie cognitive ». Un enfant peut comprendre pourquoi il est important de se nourrir, de prendre soin de son corps, d'apprendre, il est tout aussi important qu'il connaisse le fonctionnement de son cerveau pour étayer sa façon d'apprendre.
    Nous devons cesser de regretter des élèves qui n'existent plus. Nous vivons une époque spectaculaire en termes d'évolution technologique et numérique. Les connaissances les plus extraordinaires sont à la portée d'un clic. Nos élèves aiment apprendre. Vivons avec eux l'expérience de modifier nos habitudes professionnelles et nos représentations. Ce sont eux qui construiront le monde de demain. Faisons ensemble le chemin vers les neurosciences en transférant ce qu'elles nous apportent dans la pratique d'enseignement.
    Cet ouvrage s'appuie sur une expérimentation réalisée depuis plusieurs années dans la région d'Angers en collèges.

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  • Élèves en décrochage scolaire, jeunes en rupture : voilà des catégories de population qui posent problème aux professionnels auxquels la société - les institutions, les pouvoirs politiques locaux ou nationaux - délègue la charge de les réinscrire dans une scolarité, dans une recherche d'emploi, dans une forme ou une autre de lien. Depuis des années, des dispositifs, des structures, des mesures, des financements, ont été mis en place pour rendre possible cette mission : PAIO, Missions locales, Dispositifs d'insertion ou de re- tour en scolarité sous diverses appellations, Microlycées, etc. ont pris leur place dans le paysage. Des formations ont été organisées, destinées aux enseignants, aux éducateurs, aux travailleurs sociaux, aux personnels de santé, parfois aux policiers, aux juges ou aux élus, pour les outiller dans cette mission. Parmi les obstacles sur lesquelles butent toutefois les professionels, et qui pénalisent l'efficacité de leur travail, ils désignent l'insuffisance coordination, la concertation trop superficielle, et, au final, un certain isolement.
    D'où le besoin, ressenti plus ou moins confusément, de chercher d'autres voies, plus collaboratives, plus interactives, reposant sur la conviction que la coordination ne suffit pas et qu'il convient de considérer qu'il s'agit d'un projet commun.
    Une première partie commence par rendre justice à toute une dynamique d'« individua- lisation » de la prise en charge des jeunes, en montrant à la fois ce qu'elle a autorisé ou rendu possible et les limites auxquelles elle conduit, faisant émerger le besoin d'un « en commun », dont les contours et la fécondité commencent à être précisés. Construire un « en commun » suppose de faire tomber des murs entre les acteurs ; cela fait l'objet de la deuxième partie, qui montre ce que le raccrochage scolaire ou social des jeunes suppose pour les adultes qui les prennent en charge, et souligne à quel point un « en commun » est une condition d'une prise en charge des jeunes. Tant pour ces derniers que pour les professionnels, il s'agit de redoutables défis, dont la troisième partie rend compte : ac- cepter la confrontation, reconnaître les peurs que la construction d'un « en commun » fait naître, admettre un droit à l'erreur et constater qu'une fois surmontées les peurs cette construction sécurise. La quatrième et dernière partie explore les voies du « changer ensemble », la prise en compte de l'engagement individuel et collectif dans des contextes différents, et montre les enjeux sociétaux qui sont ici présents. Ce qui conduit à une conclusion mettant en évidence la dimension systémique du raccrochage et, entre autres, l'inattendue correspondance entre l'« en commun » des adultes prenant en charge les jeunes et l'« en commun » de ces jeunes en raccrochage.

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  • Cet ouvrage collectif préfacé par Charles Hadji, professeur émérite des universi- tés, est dirigé par Gaston Paravy, docteur en sciences de l'éducation et président du réseau national des Maisons de l'information sur la formation et l'emploi. Il est composé de sept contributions d'universitaires et praticiens de l'orientation et de la formation tout au long de la vie qui sont souvent intervenus comme conférenciers lors de divers colloques et séminaires des Mife afin de fonder la spécificité de leurs pratiques : la Guidance Professionnelle Personnalisée ® . Ces conférenciers de notoriété nationale sont des « philosophes de l'expérience ou de l'action » et leur contribution est aujourd'hui nécessaire dans la justification et le fondement des pratiques éducatives.
    C'est la thématique de la rencontre qui traverse cet ouvrage, rencontre qui dy- namise, transforme la personne, lui donne le goût d'apprendre et d'évoluer dans son parcours de vie, et dont nos auteurs en déclinent les fondements anthropolo- giques, philosophiques et éducatifs.
    Après que Jacques Le Goff, juriste, et Charles Hadji, spécialiste de l'évalua- tion en éducation dressent le paysage des mutations qui traversent notre société et nos systèmes éducatifs, Jean-François Petit, spécialiste de l'éthique philo- sophique, questionne la thématique de l'interculturel, Henrike Klenk, univer- sitaire brésilien et Lorenzo Tebar Belmonte universitaire espagnol redonnent une actualité vive à la pensée de Paulo Freire et d'Emmanuel Mounier, tandis qu'Annie Cardinet, spécialiste des pédagogies de la médiation et Agnès Ber- jon, experte en orientation des adultes, étayent la pertinence de l'approche glo- bale et de l'empathie et font le pari de l'éducabilité pour tous.
    À l'heure de profonds questionnements anthropologiques et sociétaux, cet ou- vrage apporte des réponses tant aux décideurs, aux chercheurs qu'aux profes- sionnels de l'orientation et de la formation tout au long de la vie.

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  • Devenir chef orchestre de son apprentissage, croire en ses capacités d'ap- prendre : l'objectif présent est celui de porter un regard nouveau sur les conduites d'apprentissage et de formation, où les stratégies des individus sont établies de manière dynamique à partir des ressources qu'elles ac- tivent chez chaque sujet et en relation avec chaque contexte. Il s'agit là d'un enjeu majeur où piloter, organiser, réguler son action contribue acti- vement au développement de ses potentialités.
    Ce livre porte ainsi une attention toute particulière aux conduites des acteurs désireux d'apprendre, de se former, d'enseigner ou de manager dans des environnements sociaux complexes et évolutifs. En examinant les stratégies d'apprentissage des individus dans l'environnement dans lequel elles se déploient, il s'agit d'analyser leur manière de développer et d'activer leurs potentialités pour faire face aux problèmes à ré- soudre. Ces conduites favorisent autonomisation et émancipation des in- dividus et dépassent ainsi la seule finalité d'acquisition de connaissances et de compétences. La dimension personnelle devient ainsi contributrice de l'apprentissage et de la formation.
    Dans une approche utilitariste et pragmatiste, ce livre présente un en- semble de démarches d'accompagnement de divers publics apprenants.

  • À l'origine du projet, il y a un groupe d'institutrices maternelles et le désir de mettre par écrit le fonctionnement de leurs classes organisées en ate- liers libres, permanents et coopératifs.
    Détailler quelques ateliers en particulier, partager avec d'autres praticiens du maternel et du primaire ce qu'elles vivent quotidiennement dans leurs classes leurs semblait nécessaire et utile.
    À travers ce livre, nous souhaitons mettre à disposition des praticiens, non des recettes, mais une manière de vivre ensemble et d'apprendre naturellement, dans un esprit de coopération.
    La réalisation de ce livre est le fruit d'un travail coopératif : témoignages d'expériences vécues, rédaction des textes, mise en pages...
    Ce livre se veut très accessible, utile et pratique pour les praticiens tout en les invitant à la réflexion et au questionnement.

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  • Cet ouvrage s'appuie sur une expérience en classe de maternelle. Il montre comment se met en place progressivement une démarche d'échange de sa- voirs entre élèves, entre élèves et adultes (enseignants, Atsem, parents...).
    Il présente les gestes professionnels à mettre en oeuvre avec chaque en- fant, chaque groupe d'enfants. Il décortique les étapes-clés, leurs modali- tés, leurs spécificités.
    Il dégage les impacts d'une telle proposition pédagogique pour l'enfant, pour l'école, pour l'enseignant et pour la société.
    Il propose d'en faire un levier incontournable pour réussir l'éducation et permettre la réussite de tous.

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  • Ce livre présente une démarche de recherche-formation basée sur l'ex- ploration des moments décisifs et signifiants des expériences d'autofor- mation.
    Les chapitres de la première partie présentent successivement la posture méthodologique, la conception théorique et les implications épistémolo- giques de l'approche réflexive et dialogique de l'autoformation.
    La deuxième partie développe successivement la proposition méthodolo- gique d'exploration de la formation par la prise de conscience et la com- préhension des moments intenses (kaïros) d'autoformation expérientielle, et une analyse compréhensive des différents types de kaïros tels qu'ils apparaissent dans les ateliers. Les kaïros d'autoformation expérientielle peuvent être définis comme les moments décisifs et signifiants de trans- formation du sujet dans son rapport à lui-même, aux autres et au monde.
    Enfin la troisième partie ouvre sur les enjeux de l'exploration de l'auto- formation et de l'écoformation à une époque de globalisation où les équi- libres écologiques e la biosphère sont menacés par la surconsommation.
    La compréhension de l'autoformation montre qu'elle est interdépendante avec la socioformation et l'écoformation. L'exploration de l'autoécoso- cioformation ouvre la compréhension de soi à la prise de conscience des interactions globales et planétaires qui assurent notre survie.

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  • Le dialogue pédagogique est l'outil de base de la gestion mentale, le seul moyen d'amener l'apprenant à prendre conscience de ses procédures mentales, afin de les rendre disponibles dans tous les apprentissages grâce au transfert pédagogique.
    Cette prise de conscience des procédures mentales utilisées et utilisables est presque toujours une découverte pour ce dernier : la découverte de son fonctionnement mental cognitif va rendre conscient le rôle qu'il a à jouer dans son apprentissage, donc le mener à l'autonomie grâce à une démarche métacognitive.
    La pratique du dialogue pédagogique est complexe : elle n'a pas encore été décrite de manière approfondie ni illustrée par de nombreux exemples.
    Chaque dialogueur a son style, mais il y a des passages obligés qui peuvent lui servir - tout en souplesse - de repères. Ces passages obligés constituent la trame du livre, nourrie par les 25 années d'expérience de terrain des trois auteurs. Ces incontournables s'articulent en suivant un fil conducteur très souple, car ils sont illustrés de très nombreux exemples montrant la variété des mises en oeuvre du dialogue pédagogique. Il ne s'agit pas de présenter un modèle à appliquer mécaniquement, mais une série d'outils que chacun devra mettre à sa main.

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  • Cet ouvrage fait le point sur les questions suivantes en articulant repères théoriques et mise en application en éducation :
    - qu'est-ce que l'intelligence ?
    - apprentissages et cerveau ;
    - le système attentionnel ;
    - les neurones et les apprentissages ;
    - les émotions et l'apprentissage ;
    - les biorythmes ;
    - ...

  • La démarche philosophique se développe depuis plusieurs années aux dif- férents niveaux du système scolaire et au sein de la cité.
    Par ailleurs, l'enseignement de la philosophie se renouvelle dans la ma- nière d'être proposée aux élèves en s'appuyant notamment sur les mé- thodes actives.
    L'auteure propose un ensemble de reflexions pour situer les enjeux d'un cours de philosophie et d'éducation à la citoyenneté en précisant notam- ment ses spécificités par rapport à l'enseignement du fait religieux.
    Elle présente un ensemble cohérent de cours, à destination d'adolescents de 15 à 18 ans répartis sur trois ans. Ces activités s'appuient sur des ate- liers créatifs dont les différentes ressources sont illustrées par des produc- tions d'élèves.

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  • Le présent ouvrage a pour but de présenter concrètement la mise en oeuvre des stratégies de classe pour construire régulièrement des apprentissages en équipe coopérative.
    L'intérêt majeur de mettre en place des structures d'apprentissage par la coopération consiste à construire en finalité la conscientisation des pro- cessus d'équipe pour s'apprendre mutuellement. Nous apprenons aux élèves l'autonomie, les interactivités, les complémentarités, la responsa- bilité de leur travail et celle, plus difficile car altruiste, de faire réussir leur équipe. Tout ce programme est basé sur des valeurs de solidarité, de soutien, d'entraide dans le tutorat de classe et de relations respectueuses.
    La coopération est aussi, au-delà des valeurs et des idéaux, un apprentis- sage en soi : on coopère pour s'apprendre mutuellement ou réaliser une tâche en équipe parce qu'on a appris à coopérer régulièrement.
    La clé de la réussite des temps de classe en équipe réside dans le sens com- pris des apprentissages sociaux et de l'utilité pour les élèves de fonction- ner pleinement de manière autonome, coopérative et solidaire. Il s'agit de leur apprendre à s'apprendre mutuellement en équipe et de construire une motivation intrinsèque pour le sens de la coopération et du collectif.

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  • On peut voir la pédagogie comme un carrefour, celui-là même où se croisent les sciences de l'éducation et où l'activité de recherche peut être conséquente par l'apport théorique et pratique de nombreuses sciences.
    Mais, plus encore qu'un carrefour, la pédagogie peut être un laboratoire indispensable à toute réflexion philosophique. Elle est le lieu où le philo- sophe peut véritablement travailler. C'est là où une théorie philosophique pourra construire sa véritable grandeur. La philosophie de l'éducation trouve ainsi dans la pédagogie un travail d'application, d'attention et de construction de la validité de ses arguments à l'aune du réel. La pédagogie offre un univers à la réflexion philosophique qui descend alors de son ciel étoilé pour éclairer enfin un monde réel.
    Mais si l'on souhaite lire ce livre de façon plus légère, peut-être peut-on se contenter de penser que l'on a en face de soi le récit d'un professeur de philosophie qui, après trois ans d'expérience et de pratique en lycée, se demande ce qu'il a finalement appris de ses élèves.
    Les acquis de cette expérience sont présentés en quatre chapitres comme autant de leçons apprises. Le premier met l'accent sur la nécessité d'ex- périmenter pour commencer l'étude de la philosophie par sa dimension pratique. Le deuxième chapitre présente la leçon suivante : toujours cher- cher à enseigner pour apprendre. Le troisième chapitre aborde une leçon capitale : il faut éduquer pour donner de la valeur aux choses. Enfin le dernier chapitre propose de nous interroger sur les raisons de notre volon- té d'éduquer.

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