Chronique Sociale

  • La crise sanitaire, économique et sociale vient couper en trois le monde du travail. Il y a les actifs qui ne travaillent pas suffi samment, voire pas du tout, notamment des jeunes et des populations moins diplômées. Il y a celles et ceux qui sont en emploi à peu près stable et dont la charge est à peu près équilibrée. Et il y a toutes celles et ceux qui sont en surcharge, fatigués de mener de front leur travail, leurs proches et leur propre intimité.
    Celles et ceux qui se sentent usés par leur quotidien, par la gabegie numérique et le télétravail, ou qui se sentent seuls et peu soutenus dans leur entreprise. Et puis il y a celles et ceux qui s'ennuient, qui se disent placardisés, sous employés ou à qui on ne fait pas suffi samment confi ance...
    Cet ouvrage permet de comprendre l'urgence de la question. Il fournit les éléments concrets d'analyse et permet de mettre en oeuvre des propositions adaptées à la réalité des situations de travail.

  • Le cercle vicieux dans lequel notre société est engagée se compose d'un progrès fulgurant de la productivité du travail, accompagné d'une augmentation du chômage d'exclusion qui se transforme en une véritable privation d'emploi, une augmentation du gaspillage et des travaux utiles et délaissés, et en conséquence une augmentation des allocations se substituant au salaire.

    La Collectivité n'est pas gagnante car ce qu'elle récolte d'un côté en productivité du travail, elle le paye de l'autre par les dysfonctionnements de plus en plus graves en son sein, écologiques, économiques et sociaux.

    En s'inspirant notamment des travaux de Gaël Giraud on peut considérer l'emploi comme un « commun », qui viendra compléter la protection sociale dont bénéficie notre pays. Notre proposition, à l'aube d'une période sociale d'expérimentation de cinq ans, confortée par cinq ans d'expérimentation déjà réalisée, s'appuie logiquement sur un modèle d'initiative et de responsabilité locale qui ouvrira l'avenir à des territoires de plein-emploi volontaire.

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  • Qu'est-ce que le changement climatique ?
    Il est une expression du monde remodelé sous l'influence des humains, désormais les acteurs premiers du système terre. Il n'est en tout cas pas réductible à la seule décarbonation de l'économie et ne se règlera pas indépendamment de tout le reste. Le changement climatique est une manifestation particulière de l'évolution de notre monde et de nous-mêmes, les êtres humains.

    Le changement climatique interpelle notre façon de penser le monde et d'interagir avec lui : consommation d'énergie, refus des limites, conception du progrès, de l'économie, du travail, de la prévision et de l'avenir. Il questionne nos rapports à la nature, au temps et à l'espace, nos modes d'information et de communication. Il interroge notre vision de la science et de la technique, nos fonctionnements sociaux et politiques, la relation à nos enfants, etc.
    Le changement climatique nous parle d'abord de nous, les êtres humains. Il nous dit quelque chose de nos comportements et de nos fonctionnements personnels et sociaux. Il nous parle de la façon dont nous sommes reliés entre nous et aux différents habitants de notre planète, humains ou non. Le changement climatique nous invite à nous « guérir », à nous faire évoluer, à nous ré-apprendre à vivre.

    Dans cet ouvrage, l'auteur interroge toutes les dimensions du changement climatique et répond avec clarté et rigueur, à ces différents questionnements. Il donne des repères pour une réflexion citoyenne individuelle et collective et ouvre des voies pour notre ré-invention.

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  • Les migrations internationales concernent un nombre croissant de jeunes traversant les frontières sans leurs parents, en quête de refuge ou de meilleures conditions de vie. « Mineurs isolés étrangers » ou « mineurs non accompagnés », ils devraient en principe, compte tenu de leur jeune âge et de leur vulnérabilité, bénéfi cier d'une protection rapide de la part des institutions françaises à leur arrivée. Dans les faits, l'accueil s'effectue de façon très restrictive, prolongeant les épreuves que ces jeunes ont dû traverser avant d'arriver jusqu'à nous. Dans ce contexte, les travailleurs sociaux qui les prennent en charge se trouvent souvent mis en diffi culté dans leurs pratiques professionnelles, tandis qu'émergent de nouveaux « accueillants » : particuliers, bénévoles, collectifs citoyens ou associations dont ce n'était pas la mission au départ, ils sont de plus en plus nombreux à faire acte d'hospitalité envers de jeunes migrants et suppléer ainsi à un accueil institutionnel trop souvent défaillant.
    Cet ouvrage s'adresse à tous ceux, professionnels ou bénévoles, expérimentés ou non, qui s'engagent ou souhaiteraient s'engager dans l'accueil de jeunes migrants. En dépliant l'expérience de l'accueil et en présentant les questions que l'on rencontre dans les premiers mois d'un accompagnement, il cherche à fournir des repères pour l'action tout en donnant à réfl échir. À quoi faut-il songer si l'on souhaite accueillir ? Comment faire une place à celui qui arrive ? Comment communiquer avec lui ? Comment prendre soin de lui ? Comment préserver l'espace de la rencontre des contraintes administratives qui pèsent sur lui ?
    On trouvera dans ce livre de nombreux récits, témoignages et illustrations tirés de situations vécues, ainsi que les pratiques, trouvailles et petites victoires que des « accueillants » investis dans l'accompagnement de jeunes migrants ont su inventer avec eux.

  • Enfance et nature se conjuguent trop peu souvent ensemble.
    Nos modes de vie et nos représentations ont peu à peu contribué à cette dissociation. Sans l'avoir choisie, sans même parfois en avoir vraiment conscience, nous autres - parents ou professionnels - cautionnons et favorisons une forme de « production d'enfants hors-sol ».

    Ce faisant, nous les privons d'un espace de ressources, de plaisir et d'apprentissage. En outre, leur développement et leur bien-être peuvent en être impactés. À plus long terme, se pose la question de savoir comment ces citoyens en devenir pourront protéger demain une nature qui leur est étrangère lorsqu'elle ne leur est pas présentée comme dangereuse. La situation écologique impose pourtant que cette rencontre puisse exister. Sans en faire une nouvelle injonction, ni renoncer à considérer la nécessité de changements plus collectifs, il est possible d'étayer notre positionnement en tant qu'adultes, dans la perspective de faire exister un peu plus la nature pour tous.
    Cet ouvrage propose des ressources issues d'expériences et de terrains variés (petite enfance, école, cité,...) Au bénéfice de chacun et in fine de celui des enfants.


    « L'enjeu est, en même temps, éducatif et civilisationnel : nous n'avons plus vraiment le choix. Il nous faut aujourd'hui réussir à éduquer nos enfants et à sauver la planète. Ce livre nous montre pourquoi et comment, nous pouvons, nous devons, faire les deux ensemble. ».
    Philippe Meirieu, pédagogue

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  • Tout aurait commencé à bord du Navire... au moment où la planète migratoire a essaimé des êtres humains par-delà des terres et des mers, pour le meilleur et pour le pire.
    Le pire est-il devant ou derrière nous ? Telle est la question en suspens chez les Mineurs non accompagnés qui nous invitent à nous remettre en question. Ces adolescents et jeunes du monde nous renseignent non seulement sur la complexité de leurs trajectoires mais aussi sur l'histoire et le fonctionnement psychique de notre monde, de nos sociétés et de nos institutions. Ils nous invitent à nous décentrer de nos oeillères idéologiques, de nos pratiques cliniques et éducatives habituelles pour saisir la dimension citoyenne, humaine à l'oeuvre dans la clinique de la mondialité.

    La Protection de l'enfance est comme un grand Navire où sont transportés et accompagnés des enfants, des adolescents et des familles fragilisés pendant la traversée de certains moments de leur vie. À l'image de ces jeunes Mineurs non accompagnés qui ont affronté vents et marées pendant leur traversée, murs et barbelés pendant leur périple, épuisement et espoir pendant leur trajectoire, les équipes éducatives s'efforcent de développer des stratégies pour tenir et s'entretenir entre demande affective de la part de ces jeunes, exigence des cadres éducatifs et logiques financières répressives de certaines instances politiques.
    Chaque acte professionnel devient ainsi l'occasion d'un voyage risqué, inorganisé, imprévisible où le meilleur est toujours possible.

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  • Des malades mentaux qui se retrouvent attachés à l'hôpital, enfermés en prison ou abandonnés à la rue. Que s'est-il passé en psychiatrie ? Que reste-t-il du bel espoir suscité par la mise en place de la sectorisation dans les années 1970-80 qui avait souhaité en finir avec l'enfermement ? L'idée c'était d'humaniser le soin, de le centrer sur l'individu, de comprendre le sens de sa souffrance et ten- ter de lui conserver une place dans sa famille et dans la société.
    Aujourd'hui, des impératifs budgétaires nous imposent de rationaliser les dé- penses et de rentabiliser tous nos actes. Dans l'hôpital, géré comme une entre- prise, le patient n'est plus cet être unique, avec son histoire particulière. Il n'est qu'un symptôme à éradiquer par des médicaments et des contraintes physiques parfois violentes. Le soin n'est plus la rencontre de celui qui souffre avec celui qui soigne. Il faut adapter, normaliser. Dans les services, la médicalisation a pris le pas sur la réflexion clinique, on traite souvent très vite, sans parler, sans écouter et sans comprendre.
    Et cette folie qui autrefois nous était familière devient alors étrangère et dange- reuse. Elle nous fait peur. Considérés maintenant comme des criminels, punis par le rejet ou l'enfermement, les patients supportent à la fois leur pathologie et cette lourde condamnation. Malades et coupables, c'est la double peine.
    Je suis devenu infirmier en psychiatrie après mes études en 1977. J'ai beaucoup aimé mon métier. Des formations, mais surtout des rencontres enrichissantes de soignants et de patients, au fil du temps, m'ont permis d'acquérir un sa- voir-faire, des connaissances, une expérience. Mais, ces dernières années, le discours et la pratique en psychiatrie, très matérialistes, basés principalement sur la médicalisation, ont conduit à une réduction progressive de la dimension humaine du soin. Et il m'a semblé alors que je n'avais plus ma place, restant convaincu que le premier médicament, c'est le soignant lui-même.

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  • Dans quelle mesure les partenariats entreprises ESS et hors ESS sont-ils porteurs d'innovations sociales, en termes de gestion renouvelée des ressources humaines et de créations d'emploi ?
    Quelle aide apportée aux partenariats (incitation, optimisation, innovation, performance) ?
    Quelles pratiques renouvelées grâce aux partenariats ?
    Les partenariats, leviers de transformation des représentations sociales ?
    Quels impacts et leviers sur l'innovation sociale ?

    Enrichir la connaissance des partenariats et de leurs impacts sociaux par des regards croisés de chercheurs, d'horizons et de disciplines complémentaires, et d'acteurs de terrain - tel est l'objectif de cet ouvrage.

  • Un peuple les yeux ouverts retrace un pan de la lutte contre l'exclusion à partir de Louis-Pierre Dufourny, l'un des premiers sous la Révolution française à avoir pris la défense des droits des plus pauvres, et de Jo- seph Wresinski, le fondateur d'ATD Quart Monde. Par ce spectacle, il s'agit de montrer les signes et les volontés de changement autant que les limites, voire les impasses, du projet sociopolitique de la défense des exclus.
    Atour de la figure de Dufourny et de Wresinski, gravitent des révolution- naires et des gens du peuple, Victor Hugo clamant son indignation en 1849, les habitants des bidonvilles en mai 68, les enfants d'une biblio- thèque de rue, les militants des universités populaires Quart Monde...
    /> Tout un peuple qui s'évertue à dire « non » à l'exclusion.
    Le document repose sur des sources et des textes issus des archives his- toriques de la Révolution et d'ATD Quart Monde : la pièce retranscrit des paroles de révolutionnaires et de témoins de l'époque, tout autant que de Joseph Wresinski et de membres du mouvement.
    Il a paru essentiel d'être au plus près des événements réels pour en mon- trer la force, et permettre le rapprochement, parfois inattendu, entre les époques et les acteurs de l'Histoire. Avec Louis-Pierre Dufourny et son combat, on lève tout un pan inconnu de l'histoire des exclus. À travers l'enfance difficile de Joseph Wresinski, on comprend les racines de sa volonté d'éradiquer la misère..

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  • Cet ouvrage s'intéresse aux processus qui permettent « l'émergence de collectifs solidaires et créatifs ».

    Aucun territoire ne pourra faire sa résilience dans le contexte actuel de crise multiforme sans l'émergence de « groupes-projets de citoyens acteurs-créateurs », c'est-à-dire de citoyens conscients de leur pouvoir d'agir ; il est donc très important de former les animateurs-développeurs-catalyseurs qui seront capables de faciliter cette émergence puis de relier (mettre en réseau) les groupes-projets émergents.

    En tant qu'acteur du développement local, l'auteur a expérimenté plusieurs types de dispositifs qui facilitent le repérage des liens interpersonnels et ce que les psychologues appellent le « travail sur les liens ».

    Sa recherche-action lui permet aujourd'hui de formuler des approches nouvelles en matière d'animation de ces dispositifs et en matière de formation de leurs animateurs.
    La recherche transdisciplinaire menée à travers les sciences humaines et sociales, les spiritualités, les sciences du vivant, les arts martiaux internes... permet de formuler des principes méthodologiques qui sont utiles aux responsables associatifs, aux élus et techniciens des collectivités locales, aux responsables des mouvements citoyens, et aux citoyens acteurs-créateurs.

    Cet ouvrage dessine les contours de ce qu'est une « démocratie créative et une économie des liens ». Au moment même où beaucoup parlent d'effondrement, l'auteur par son travail pense énergie créative des hommes, nouvelles formes de collectifs, et évolution des sociétés humaines.

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  • Nos institutions publiques se sont édifiées sur les fondations philosophiques de la science et la raison. En ce début de XXIe

  • Au début des années 2010 à Dole dans le Jura, sans autres appuis que leurs convictions, leurs réseaux professionnels et militants et leur connaissance de la vie des jeunes en grande précarité sociale, un petit groupe de femmes et d'hommes trouve dans le cadre original des écoles de production la possibilité d'expérimenter de nouvelles solutions pour des jeunes loins de l'école. Ensemble, ils créent ECCOFOR (Écouter, comprendre, former).

    Élaborés avec les premiers concernés, ECCOFOR montre que l'expérience de jeunes et de familles en grande exclusion, en l'occurrence ceux qui appartiennent à la communauté des gens du voyage et récupèrent les pneus démontés et les métaux, peut donner naissance à un projet de territoire novateur.
    Le principe d'ECCOFOR est le « faire pour apprendre » comme pour toutes les écoles de production, mais aussi le « faire avec » plutôt que « faire pour ». Faire avec les élèves et leur famille, aller à leur rencontre sur les terrains de voyageurs, dans les foyers de jeunes, dans les maisons d'accueil de mineurs non accompagnés, etc. Faire avec les entreprises et les élus, avec l'Éducation nationale et la Fédération nationale des écoles de production.

    « Faire avec » signifie également, réinventer sa pédagogie et l'évaluer en permanence afin qu'elle participe du mieux au projet de l'école. Cela est rendu possible par la mobilisation des acteurs au-delà de ce qui est attendu d'eux et qui se traduit par exemple par le rôle crucial du bénévolat dans la réussite des jeunes.
    ECCOFOR, c'est enfin un projet mobilisateur qui dépasse la seule insertion professionnelle de ses élèves, pour essayer de montrer que tout jeune peut réussir, et aussi que l'on peut aller ensemble vers une économie qui respecte davantage la nature, qui recycle les matériaux et aide à leur réutilisation, au bénéfice des emplois, des territoires et de leurs habitants.

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  • Pour rompre un silence si assourdissant et trop d'indifférence, face au drame des migrants morts en mer, des voix se sont élevées à l'appel de l'association « La Vie Nouvelle ».
    Plusieurs personnalités, politiques et civiles, des artistes, des « anonymes » ont partagé leur prise de position. De cette démarche est né cet ouvrage pour que ces cris soient entendus par un large public, amplifiés, rejoints par d'autres voix afin de faire tomber plus de murs et de barrières.

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  • La question de l'avenir de l'emploi, et pas seulement le chômage, re- devient d'actualité avec le développement de l'automatisation de nom- breuses tâches. Certains craignent un effondrement de l'emploi, d'autres souhaitent une diminution du temps de travail. Pourtant, pour mainte- nir un certain niveau de consommation malgré la diminution de notre consommation d'énergie et de matières premières, nous serions amenés à compléter les énergies renouvelables par notre propre énergie physique, donc à y affecter plus de temps. C'est une chance pour l'emploi. Le temps de travail a augmenté au cours de l'histoire et la réduction du temps de tra- vail est un phénomène récent mais peut-être temporaire. Dans l'avenir, le temps de travail au sens large, professionnel et domestique, pourrait non pas diminuer mais augmenter. La frontière entre les deux sera mouvante, dépendant des choix de chacun et des choix de société.
    La réduction des inégalités est l'autre enjeu majeur. Il faudrait pour plus de justice augmenter la part du travail par rapport au capital, donc augmenter également le temps de travail. C'est possible, en ayant une consommation plus sobre et en utilisant notre propre énergie humaine, en travaillant donc un peu plus.
    Nous examinons successivement ces quatre facteurs de la production : le travail, le capital, l'énergie et les matières premières.
    Nous concluons par les défis que posent la généralisation des automates à l'identité de l'homme d'une part, la diminution de gains de productivité à la démocratie d'autre part.

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  • Ce livre est le récit critique de plus de quatre années d'accompagnement vers l'autonomie économique et sociale de familles Roms installées sur le site dit « Puits Z » à Gardanne, dans les Bouches du Rhône.
    Une « histoire » qui illustre les difficultés rencontrées, les déceptions et les satisfactions des acteurs, mais aussi l'efficacité d'une coopération étroite entre pouvoir politique et institutionnel d'une part, et société civile d'autre part.
    Le livre comprend trois parties :
    - dans la première partie, les auteurs campent le « paysage » : repères historiques, contexte du moment, données de départ et débuts du Puits Z, axes de travail majeurs ;
    - dans la deuxième partie, ils réalisent un récit chronologique mais non exhaustif, des faits et actions qui ont jalonné cette histoire de plus de quatre années ;
    - dans la troisième partie, ils se risquent à des réflexions ou éléments d'analyse sur les modalités de notre travail, en partenariat avec bien d'autres, sur nos rapports avec les Roms et leur culture, sur leur situation actuelle et sur un avenir non encore écrit.

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  • Cet ouvrage présente les racines de la civilisation européenne (Grecques, Romaines... religieuses...).
    Il s'appuie sur de nombreux documents.
    Ce contenu permet de mieux comprendre notre quotidien à travers son patrimoine culturel, architectural...

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  • Pendant longtemps, les historiens n'ont pas prêté attention à l'impact des femmes sur le monde politique, philosophique, religieux et éducatif. En effet, il y a eu plusieurs sélections de faits qui ont entraîné la disparition d'éléments importants dans l'histoire concernant l'impact des femmes sur la culture, surtout celles qui étaient hors du commun. Plusieurs historiens ont tout simplement répété ce que les précédents avaient dit sans vérifier leurs sources. Il est possible que les historiens aient minimisé le rôle des femmes. Bien sûr, il est plus difficile de trouver de l'information sur les femmes puisque les hommes écrivaient sur les hommes... qui partageaient leur religion et leurs idées.
    C'est un travail d'archéologie culturelle et d'anthropologie et une difficile tâche que de reconstruire l'histoire à partir d'une absence d'information sur le rôle des femmes. Il faut, de temps à autre, compléter l'information qui manque en puisant des éléments dans la logique sociale et culturelle de l'époque. Partir d'une telle logique et faire revivre des personnes exige de la rigueur dans l'analyse et de la curiosité.
    Voici donc un livre qui propose une histoire plus explicite quant à l'im- pact de plusieurs femmes sur l'imaginaire des historiens et des auteurs dramatiques. Leur influence sur la littérature et l'évolution des contextes culturels, notamment celui des pratiques religieuses, est bien réelle. Ces quelques portraits de femmes (Sémiramis, Aspasia, Diotima, Théodora, Cunégonde, Marguerite Porète, etc.), qui ont pour caractéristique d'être hors du commun, montrent à quel point l'histoire pourrait s'écrire diffé- remment. C'était à dire. Et c'est encore à dire.

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  • Un spectre hante aujourd'hui les politiques sociales : le non-recours aux droits et aux services.
    Ces dernières années en effet, une attention renouvelée a été portée à ce phénomène. Il ressort des études réalisées en France et en Europe qu'une partie importante des destinataires finaux des poli- tiques publiques n'utilisent pas les prestations ou les services qui peuvent leur être rendu. En France, les taux de non-recours sont toujours supérieurs à 10 %, parfois jusqu'à 50 % et même au-delà. Dans les pays appartenant à l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les taux moyens de non-recours sont estimés entre 20 et 40 %.
    L'étendue du non-recours interpelle vivement les politiques sociales et les institutions qui les mettent en oeuvre. Car ce sont les plus pauvres qui sont les plus non-recourants.
    Si l'offre n'est pas connue ou mal connue, il revient aux administrations et aux services sociaux d'améliorer l'information et d'être davantage proactif en lançant des campagnes ciblées. Si l'offre n'est pas demandée ou si elle n'est pas reçue, il convient de s'interroger en profondeur. Complexi- té, fracture numérique, stigmatisation des « bénéficiaires », inadaptation de l'offre par rapport aux besoins, découragement des personnes éligibles sont les explications qui reviennent le plus souvent.
    Elles pointent alors les limites de nos politiques sociales et quelquefois l'inadéquation des dispositifs, des services ou des prestations proposés aux problèmes sociaux que l'on cherche à résoudre.
    La question posée est alors celle de l'adhésion ou du consentement des publics aux politiques menées.
    Le phénomène du non-recours pose donc la question de l'effectivité des politiques sociales telles qu'elles sont construites ou aménagées. Si une partie (plus ou moins importante) du public cible à qui les dispositifs de politiques sociales sont destinés n'est pas atteinte, c'est que ces dispositifs ont été conçus de façon inadaptée ou la communication les concernant mal conduite. À partir de ce constat, on peut légitimement se poser la question de l'adéquation entre les besoins sociaux identifiés auxquels on veut apporter une réponse pertinente et la conception des politiques publiques censées délivrer cette réponse. Disposer des meilleurs instruments de conception et d'amélioration de ces politiques est donc un enjeu de premier ordre pour les politiques sociales.
    Concevoir le dispositif approprié ou la politique pertinente pour délivrer la réponse la plus adaptée n'est donc pas toujours chose aisée. Il est d'ailleurs fréquent que, dans ce domaine, les pouvoirs pu- blics s'y reprennent à plusieurs fois pour mieux ajuster la réponse.
    C'est que la « fabrique » des politiques sociales ne mobilise pas seulement des valeurs (justice, liber- té, égalité, équité, etc.), des convictions et de la volonté politique qui, au gré des rapports de forces, suscitent l'avancée ou le recul des droits sociaux que tout un chacun sait perfectibles mais aussi inévitablement limités. Cette fabrique mobilise aussi des méthodes variées dont la mise au point s'est souvent construite de manière itérative et continue toujours d'évoluer en vue de leur amélioration.
    Tel est le fil rouge qui relie les nouvelles approches et les méthodes qui sont exposées dans cet ou- vrage. Toutes visent à une meilleure prise en compte des besoins des destinataires finaux des politiques publiques et à leur plus grande implication dans l'identification de ces besoins et dans la construction des réponses publiques. C'est la condition d'une efficacité renouvelée des politiques sociales.

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  • Introduction.
    Des visages de l'autre.
    L'autre réel, l'autre fantasmé.
    Les masques de l'autre.
    Construire un monde où chacun ait sa place.
    La reconquête de la dignité : pouvoir d'agir.
    Le lien social endommagé.
    Violences économiques : l'économie de la violence.
    Violences écologiques.
    Violences symboliques : le cas spécifique de l'invasion publicitaire.
    Les auteurs de violence : le cas des violences conjugales.
    Loi sur le renseignement : la dérive sécuritaire du gouvernement.
    La crise de l'Europe pour l'accueil des migrants.
    Les effets spécifiques de l'humiliation.
    Le terrorisme : source et révélateur des tensions sociales au sein de la so- ciété française.
    Restaurer et entretenir le lien social.
    Quelques réflexions.
    Propos sur la laïcité.
    Pour une police au service de la justice, respectueuse de ses mis- sions de protection.
    Éduquer après les attentats.
    Au-delà des peurs et des colères, la rencontre et le dialogue.
    État de crise en démocratie : des pistes de gouvernance.
    Résister.
    Sur le terrain.
    Démocratie participative et non-violence, les jeunes expérimentent.
    Comment réagir aux discours extrêmes.
    L'accueil des mineurs isolés étrangers.
    Parcours de réparation et réparation des parcours.
    Non-violence dans l'océan indien : le man à Mayotte.
    Médiations nomades.
    Conclusion.

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  • Nos angoisses existentielles nous ont conduits, par le passé, à nous représenter les uns et les autres selon une vision racialiste, capitaliste et culturaliste. Cette vision répartit arbitrairement les richesses matérielles et spirituelles du monde ; elle est à la fois produite et productrice de séismes identitaires qui ébranlent notre Humanité commune depuis plusieurs siècles. L'idée principale développée dans cet ouvrage est que la crise migratoire, crise de soi, est l'une des répliques de ces séismes dans nos sociétés plurielles contemporaines. Cette crise montre que le monde est inscrit à la fois dans une trajectoire traumatique et de résilience. La clinique de la mondialité permet d'analyser cette trajectoire à deux vitesses en pensant notre héritage identitaire de longue durée. Accueillir et accompagner les « migrants » relève alors d'un accompagnement total où il s'agit de prendre soin à la fois des migrants, des professionnels, des sociétés d'accueil et de départ ainsi que des États (-nations) traumatisées par la vague migratoire.

  • Un conjoint, une compagne, des enfants, un frère, une mère, c'est souvent le dernier, le seul, le meilleur lien d'un détenu avec la société... et avec lui-même.
    Idéalement, seul le détenu devrait subir les effets de la sanction qui lui est infligée. Or, il s'avère que la condamnation rejaillit sur sa famille et ses proches avec des conséquences multiformes dont ils souffriront parfois davantage que la personne incarcérée elle-même. Les notions essentielles de parloir et de parentalité réapparaissent régulièrement et constituent le noyau central des inquiétudes à l'intérieur des murs comme à l'extérieur.
    De part et d'autre, la médiation familiale prend en compte l'absence réci- proque et son avenir, en vue de la sortie.
    L'enjeu est d'éviter que la personne détenue ne se déconnecte de ce lien social éminent qu'est le lien familial, base de sa réinsertion. Ce sujet est une question de santé publique.
    La médiation familiale et la prison apparaissent comme deux espaces an- tagonistes que l'on peut rendre utilement et humainement compatibles.
    Elle est cette clé invisible qui fait médiation entre détention et liberté.
    Ce livre s'adresse tout aussi bien :
    - aux médiateurs (en poste ou en formation) ;
    - qu'aux personnes concernées par le thème, exerçant en intra comme en extra-muros : travailleurs sociaux, professionnels du secteur judi- ciaire et carcéral, visiteurs de prisons, aumôniers des diverses confes- sions ;
    - ainsi qu'à tous les intervenants extérieurs de la prison : médecins (généralistes, spécialistes dont surtout les addictologues), infirmiers, psychologues, professeurs de l'Éducation nationale et intervenants au niveau des activités socioculturelles.

  • Notre société est fragilisée par les solutions économiques, sociales, du local au planétaire. Des modes de fonctionnement des institutions sont questionnés, voir remis en cause. Des blocages se manifestent.
    Comment produire un changement répondant aux attentes individuelles et au maintien du bien commun.
    Des initiatives émergent notamment au sein de l'Économie sociale et solidaire (ESS). Des acteurs imaginent, pratiquent d'autres formes de développement personnel, de vivre ensemble.
    Cet ouvrage présente les freins liés au changement et proposent des démarches concrètes à intensifier pour redynamiser notre vie sociale.

  • Dans cet ouvrage, le GFEN Ile de France, avec les enseignants qui les ont créées, met en partage des démarches concrètes vécues dans des classes, dans des stages institutionnels, dans des universités d'été, comme dans des soirées publiques ouvertes à tous ! En rapport avec les valeurs d'éducation nouvelle, il apporte une réponse concrète au défi du « TOUS CAPABLES » en donnant à lire des pratiques pour faire du réussir les élèves comme les adultes en formation. Et ce dans la visée d'une double transformation : celle du rapport au savoir qui désigne alors l'objet de ce que se construit l'humain quand il apprend, et celle du rapport à savoir qui spécifie les processus de construction de l'humain en recherche de compréhension, de soi, des autres et de ce qui 1'environne.
    Cela passe par une transmission émancipatrice des textes, des oeuvres, des savoirs qui ont pour objet de rendre la connaissance du passé vivante, contemporaine et créatrice d'action. Dans un contexte de négation des processus historiques, de désincarnation des savoirs, des textes et des oeuvres, il semble utile de donner à voir, de susciter l'envie d'essayer des pratiques pour permettre de conceptualiser, par un travail d'exploration et d'analyse, des processus de formalisation d'idées, des rencontres d'univers culturels, faisant vivre des chocs d'altérité et des identifications plurielles.
    Ces pratiques non-transmissives mais de partage permettent de se construire une culture commune ;
    Sans parole injonctive, sans mode de pensée incitant à la docilité et au suivisme aveugle, en prenant en compte ce qui constitue des élèves.
    Cet ouvrage, riche de documents de toutes sortes (historiques, philosophiques, politiques, littéraires, extraits de manuels scolaires, de presse...), sous toutes formes (textes, chansons, films, . .) permettra à chacun, qu'il soit enseignant ou responsable d'une association ou maison de quartier, de s'emparer des démarches pour les faire vivre sur divers terrains, dans les classes comme auprès de différents publics.

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  • Plus qu'à tout autre moment de l'histoire récente, le « faire communauté » apparaît à la fois comme une exigence de cohésion, d'unité et de solidarité, et, dans le même temps, une forme d'oppression de l'individu dans une exclusion de la différence. Sur le plan national ou sociétal, très souvent, l'appel à « faire communauté » reflète une fragilisation du bien commun qui assure un vivre-ensemble nécessaire à l'heure de la fragmentation des sociétés. La dimension culturelle ou encore religieuse rajoute une complexité supplémentaire. Ici, le « faire communauté » est synonyme de cloisonnement communautaire, marqué par un enfermement sur soi. Le contexte dans lequel se trouvent les sociétés modernes, notamment occidentales, accentue cette impression. Une plus grande pluralité culturelle et religieuse apparaît de plus en plus décrite comme un recul de l'unité nationale neutre et homogène.
    D'où une série de paradoxes : d'un côté, le monde actuel célèbre la diversité comme une marque d'une forme moderne de vivre dans son temps, et de l'autre, une peur de la différence émerge comme un barrage à être ensemble ; ou encore, une recherche de ce qui favorise le vivre-ensemble, mais un vivre-ensemble de plus en plus allergique à une visibilité affichée ou revendiquée sur une base culturelle ou religieuse. L'entreprise n'est pas à l'abri de ce type de phénomènes.
    Confrontée à la montée d'une visibilité affichée, elle met en cause les moyens mis généralement en oeuvre pour favoriser la cohésion du groupe. « Faire communauté » à partir des individus ou « faire communauté » à partir des groupes impose un changement de regard conséquent. Quelles places tiennent les affinités, les sensibilités culturelles et religieuses ? A partir de quand les revendications deviennent-elles identitaires ? Au fond, la véritable question est celle qui concerne la notion de communauté : qu'est-ce qu'une communauté et comment la distinguer d'un communautarisme ? Si la communauté se définit par les liens qu'elle met en oeuvre dans le respect des individus et de leur liberté, à quel moment s'opère le basculement dans un enferment sur soi qui exclut la différence ? Quels sont les signes dans les sociétés et les organisations de ce basculement ? Comment les anticiper, les analyser, les traiter ?
    C'est à ce type de question qu'une équipe composée d'universitaires et d'acteurs d'entreprise a cherché à répondre.
    Durant trois ans, elle a analysé l'histoire des notions et des idées, les changements dans la manière de les aborder, leur arrière-fond conceptuel, parfois imaginaire. L'actuel ouvrage prolonge une réflexion sur l'entreprise confrontée à la problématique religieuse (L'entreprise au défi des religions, Chronique sociale). Ici ce sera sous l'angle de la communauté et de la dérive communautariste. La modernité, la sécularisation, la mondialisation et les phénomènes migratoires accentuent une mise en tension qui appelle une plus grande vigilance quant à l'utilisation des termes et des outils d'analyse.

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