Louise Dupre

  • Le livre s'ouvre sur un fait qui pourrait paraître banal s'il n'était suivi d'une réflexion existentielle : une femme qui fait euthanasier son chat prend soudain conscience de sa capacité à tuer. Elle écrit la main hantée par l'Histoire et prend la mesure de la cruauté qu'elle voit à l'oeuvre dans le monde : viols, meurtres, bombardements, barbarie, indifférence à la souffrance d'autrui. Et cette terrible question : comment affronter le mal qui est nous sans sombrer dans le pessimisme ou le désespoir ? Avec des mots simples et une infinité prévenance, l'auteure creuse le noir pour y trouver une lumière. Elle défie la détresse pour y fonder l'empathie. Et l'on ressort de ce livre avec une conscience accrue des liens qui unissent liberté et responsabilité dans ce fragile miracle du vivant.

  • Le mot de l'éditeur : Il est des livres dont on ne revient pas. Plus haut que les flammes de Louise Dupré, publié pour la première fois au Québec en 2010, est de ceux-là. Il fait partie de ceux qui m'ont noué la gorge dès les premières lignes, pour me conduire à plus de dignité, plus de courage, plus d'efforts pour inventer la joie. Un voyage est à l'origine de ce texte : celui que Louise Dupré effectua en Pologne, dans les anciens camps d'extermination d'Auschwitz et de Birkenau. Bouleversée par ces lieux, elle en a ramené un poème poignant, indigné, lucide. Un long poème dédié à tous les enfants disparus dans les camps, puis à ceux des générations à venir, qui devront « trouver des échelles plus hautes que les flammes» pour offrir une demeure à la mémoire des morts, réapprendre à danser et préserver la vie. Des mots pour ne pas oublier et dire non à la barbarie.

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  • « Elle dépose sur la table une boîte de chocolats Laura Secord remplie de photos, elle veut me montrer Émilie dans sa longue robe noire. Une robe de religieuse, que sa grand-mère avait revêtue dès l'âge de trente ans. Elle rit, "L'âge où les femmes devenaient vieilles". Je calcule. Émilie est morte à quatre-vingt-treize ans, elle s'est sentie vieille pendant plus de soixante ans. J'en frémis.
    Soudain, comme si elle venait d'avoir une illumination, elle se lève, se dirige à petits pas vers sa chambre. Elle revient aussitôt avec trois albums tout neufs. "J'ai décidé de vous remettre à chacun les photos de votre enfance. Le moment est venu." Le coeur me serre, je comprends bien ce qu'elle veut dire. Elle me tend un album à la couverture multicolore, tout en dégradés. Des teintes claires ou sombres, joyeuses ou sérieuses, audacieuses ou discrètes. Comme elle, ma mère. "C'est pour toi", dit-elle simplement. » Quelques mois après la mort de sa mère, Louise Dupré entreprend un récit de deuil pour tenter de saisir qui était la femme qu'elle a appelée maman.

    Un livre qui se lit passionnément.

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  • Théo à jamais

    Louise Dupre

  • L'album multicolore 2e ed. (poche) Nouv.

  • L ete funambule

    Louise Dupré

    • Xyz
    • 1 Mars 2008
  • Tout comme elle, c´est d´abord une pièce de théâtre signée Louise Dupré qui sera présentée à l´Usine C, du 17 janvier au 4 février 2006. Dans une mise en scène de Brigitte Haentjens, 50 comédiennes monteront sur scène pour nous offrir un spectacle impressionniste portant sur les relations mère-fille. Des réflexions constantes, parfois tendres parfois cruelles, sur cette relation unique et pas toujours évidente où l´on tente de se construire par rapport à l´autre, mais aussi et surtout de s´en détacher pour en arriver à se mettre au monde par soi-même.
    Bonifié d´un entretien entre Louise Dupré et Brigitte Haentjens sur le processus de création, ce texte théâtral est à l´image des relations mère-fille qu´il dépeint, tout en sensibilité et en émotions exacerbées.
    Le texte dramatique Tout comme elle vient d´un désir commun, de la part de Brigitte Haentjens et de Louise Dupré, de travailler ensemble. Animées toutes deux d´un profond intérêt pour les questions spécifiquement liées au féminin dans l´écriture, elles ont décidé de travailler à partir du rapport mère-fille. Le texte Tout comme elle a été écrit par Louise Dupré après de nombreuses lectures, plusieurs témoignages de femmes (dont certaines comédiennes pressenties pour jouer dans la pièce), ainsi que de fréquents échanges avec Brigitte Haentjens. L´auteure a voulu mettre en relief la complexité de ce rapport primordial dans la vie de toute femme, rapport fait à la fois d´amour et de haine, de tendresse et de cruauté, de grandeurs et de petitesses. Tout comme elle jette un regard lucide, sans mièvrerie, sur les liens entre mère et fille.
    Divisé en quatre actes, le texte est composé de courts tableaux. Il ne s´agit pas à proprement parler d´une pièce de théâtre, avec des personnages distincts à qui sont assignées des répliques. La narration est assumée par une voix féminine, mais on ne sait pas si c´est la même voix ou si ce sont des voix différentes qu´on trouve d´un acte à l´autre. Peu importe, en vérité, puisque le texte veut présenter des mères qui sont des filles et des filles qui sont des mères, dans une généalogie immémoriale de filles et de mères. En ce sens, le texte pourrait être joué par deux femmes, mais Brigitte Haentjens a choisi de le monter avec 50 comédiennes de tous les âges, comme une chorégraphie.

  • Noir deja

    Louise Dupré

    • Noroit
    • 1 Juillet 1998
  • Bonheur

    Louise Dupré

  • Chambres

    Louise Dupré

  • La memoria

    Louise Dupré

    • Xyz
    • 6 Avril 2007

    Ce roman a t un succs ds sa parution. Emma Villeray apprend brle-pourpoint que son amant la quitte pour des cieux meilleurs. Elle ne s'y attendait pas. C'est une tragdie. Et l'occasion de s'interroger sur sa manire d'aimer, sur son pass, sur sa mre et surtout sur sa soeur, sa rivale, son miroir. Un roman intime sur les femmes et la condition humaine.

  • Tout près Nouv.

    Tout près

    Louise Dupré

    • Noroit
    • 15 Juin 2021

    On ne peut pas exiger de la vie qu'elle nous assure un calme perpétuel, mais on se blesse à cultiver le désir de plus de paix. En cherchant d'où l'on vient, on est parfois cette «femme assise dans sa petitesse de femme et qui cherche son visage». L'écriture «commence par une trahison». C'est à cet arrachement, à là où «la fatalité semble soudain traversée de fenêtres», à ce qui persiste dans les cendres que se dédie Louise Dupré dans Tout près.

  • C'est à l'invitation de Nicole Brossard que Louky Bersianik, Louise Cotnoir, Louise Dupré, Gail Scott et France Théoret se réunissent, tous les deux mois, autour de thèmes et d'enjeux de la pensée et de l'écriture féministe. Elles publieront, ensemble, un livre composé d'essais et de fictions. Nous sommes en 1988.

    Les femmes de La théorie, un dimanche, chacune par le biais de son oeuvre à elle, mais ici toutes ensemble, ont marqué la littérature des femmes et la pensée féministe. La théorie, un dimanche est un incontournable, un classique.

    Martine Delvaux / extraits de la préface.

  • Au sommaire de ce numéro d'automne se retrouve le poète d'origine haïtienne Rodney Saint-Éloi, fondateur de la maison d'édition Mémoire d'encrier et récemment admis à l'Académie des lettres du Québec. Les pages qui lui sont consacrées incluent notamment un autoportrait et un entretien effectué par Dany Laferrière. Lettres québécoises nous propose également un dossier sur l'ANEL (Association nationale des éditeurs de livres), regroupement toujours aussi pertinent près de 25 ans après sa fondation : des enjeux de taille, tels que la question épineuse du droit d'auteur ainsi que les défis de la littérature numérique, y sont abordés. Le numéro renferme de nombreux comptes rendus sur tous les ouvrages qui comptent, autant en roman (les nouveautés de Robert Lalonde ou de Sergio Kokis) qu'en poésie, en essai ou en bande dessinée. La rubrique « premier roman » met en exergue Les Murailles d'Érika Soucy. Complétez votre lecture par un portrait de la maison d'édition Héliotrope, qui fête ses 10 ans.

  • Comme le dit Jean-Paul Daoust dans son texte de présentation, « le parfum sert de fil d'Ariane » pour ce numéro thématique qui a inspiré plus d'une trentaine de poètes et écrivains. Qu'il soit une « capture de la fuite » (Monique La Rue), une fragrance de grande maison parisienne (Claire Dé) qui peut tout à coup se transformer en « odeur de salon funéraire » (Louise Dupré), le parfum fait se réveiller en nous toute une palette de sensations : la lenteur des jours qui se suivent (Pénélope Bourque), une nostalgie de l'enfance (Herménégilde Chiasson), des révoltes parricides (André Carrier) ou encore des brûlures océanes (Madeleine Monette)... Un numéro qui, à l'instar de son thème, transportera le lecteur dans un voyage riche en contrastes.

  • QUATRE UNIVERS, QUATRE SENSIBILITÉS.
    UN MÊME MONDE : LA POÉSIE.

    Je suis proche d''un paysage invisible qui tient tête à ma chambre Martine Audet Entre le jour et le vent le temps improvise une musique Herménégilde Chiasson Je connais des mots aussi larges que les vagues Louise Dupré Les questions m''attendent derrière le miroir Élise Turcotte

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