Joseph Ki-Zerbo

  • « L'histoire de l'Afrique subsaharienne est la plus ancienne et la plus longue du monde. A ce titre, les sommets qu'elle a connus, parce que lointains, échappent à la conscience claire des africains, qui ne peuvent les réinventer dans les enjeux contemporains. D'où l'importance d'une « histoire critique » qui seule peut aider l'Afrique à ne pas manquer une fois de plus le rendez-vous du monde tel qu'il va ». Face à la mondialisation, le professeur Ki Zerbo propose un nouveau départ : « il faut bâtir de nouvelles cohérences entre les étages de la pensée et de l'action individuelle et collective, c'est à dire de la vie »

  • Histoire de l'afrique noire

    Joseph Ki-Zerbo

    • Hatier
    • 23 Décembre 1994

    Ouvrage de fond sur sur un large panorama historique : de la préhistoire jusqu'aux problèmes de l'Afrique d'aujourd'hui.
    J. Ki-Zerbo est diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques, secrétaire général de l'U.P.V. (Union Progressiste Voltaïque) et de l'I.A.F.D. (Internationale Africaine des Forces pour le développement), professeur d'histoire au Centre d'Enseignement Supérieur de Ouagadougou, auteur de plusieurs ouvrages sur l'Afrique et d'articles.

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  • « L'histoire de l'Afrique subsaharienne est la plus ancienne et la plus longue du monde. À ce titre, les sommets qu'elle a connus, parce que lointains, échappent à la conscience claire des Africains, qui ne peuvent les réinventer dans les enjeux contemporains. D'où l'importance d'une « histoire critique » qui seule peut aider l'Afrique à ne pas manquer une fois de plus le rendez-vous du monde tel qu'il va ». C'est pourquoi dans « Histoire critique de l'Afrique : l'Afrique au Sud du Sahara » le professeur Joseph Ki-Zerbo étudie : - les itinéraires africains des origines à la colonisation - les dynamiques culturelles et civilisationnelles - les dynamiques culturelles : les conditions d'essor civilisationnel - les dynamiques culturelles : les principales conditions d'épanouissement - les dynamiques culturelles : les principales conditions du déclin. De cette étude exhaustive, qui signale aussi bien les aspects négatifs que ceux positifs de l'histoire africaine (comme de toute Histoire d'ailleurs), il convient de retenir que : - le découpage qui sépare l'Afrique subsaharienne du Nord du Continent est essentiellement géographique et non historique - il existe de multiples profils évolutifs en Afrique avec des disparités significatives (d'où la tentation de dire « les Afriques ») - l'endogénéité fondamentale des processus historiques africains est indéniable - les empires soudanais ont connu une croissance et un développement ascendants du Ve au XVe siècle - la traite intervient au moment où l'Afrique allait décoller « la traite a ébranlé le système africain. La colonisation l'a désintégré. » Face à la mondialisation qui risque d'affaiblir davantage une Afrique meurtrie, le Professeur Joseph Ki-Zerbo propose un nouveau départ. « La clé stratégique de la Renaissance Africaine c'est l'intégration au moins sous-régionale. La régionalisation constitue un passage obligé et incontournable face à une mondialisation exploiteuse. » Pour renaître « il faut bâtir de nouvelles cohérences entre les étages de la pensée (science et savoirs) et de l'action individuelle et collective c'est-à-dire de la vie ». Pour conclure le Professeur Joseph Ki-Zerbo met l'accent sur l'importance de la présence du peuple pour l'avènement de la démocratie. Comme le dit un proverbe africain « On ne peut pas coiffer quelqu'un en son absence. »

  • « Le transfert des concepts imposés comme prêt-à-porter sur des réalités exotiques peut-il être fécond ou seulement opératoire ? Mais, à l'inverse, faut-il singulariser les réalités africaines au point qu'elles doivent relever d'une science spéciale ou d'une vision tropicalisée de la science ? Nous ne pouvons nous soustraire à la trajectoire de l'homme dont nous faisons partie intégrante mais s'il est bon de nager dans l'universel, encore faut-il ne pas s'y noyer ». Cette thèse, d'une brûlante actualité, imprègne, de part en part, toute l'ouvre de l'éminent historien. Assumant son intellectualité dans les dures conditions d'une Afrique qui se cherche, Joseph Ki-Zerbo a soumis au crible de la critique la notion de spécificité d'hier à aujourd'hui; Il s'est interrogé sur les rapports entre particularisme et universalité et a analysé l'évolution de la femme dans son triple statut de mère, d'épouse et de citoyenne. S'efforçant de faire sienne la démarche positive, l'historien burkinabé investit avec la même rigueur, aussi bien les causes du retard de l'Afrique que les facteurs de la crise des jeunes États du Continent Noir. Dans le même esprit, il aborde la problématique genre-développement, met en évidence l'originalité des institutions africaines traditionnelles et attire l'attention sur le sens de la créativité qui a prévalu dans les sociétés africaines. Par la problématique qu'il pose et le sens de ses interrogations, Ki-Zerbo donne, ici et encore, une contribution de haute facture, au développement des sciences sociales en Afrique.

  • Porter à la connaissance des jeunes générations les nombreux et pertinents messages du regretté Professeur Joseph Ki-Zerbo est l'une des missions du Centre des Études pour le Développement africain, (C.E.D.A). Dans cette perspective, le Centre a conçu le projet « Histoires d'Afrique » centré sur la personnalité et l'oeuvre de l'illustre historien, chercheur et homme de culture burkinabé. « Repères pour l'Afrique », guide pour la lecture de l'immense production inédite de Joseph Ki-Zerbo, s'articule autour de ces quatre problématiques d'intérêt majeur : historicité de l'Afrique, Identité africaine et Éducation africaine, Développement endogène et Unité africaine. L'analyse des maux dont souffre l'Afrique débouche sur ce cri du coeur et de la raison : il faut désenchaîner les consciences et les subconscients. Le vrai développement suppose l'intégration africaine, laquelle est, elle aussi, largement tributaire de la conquête de l'identité. En s'appuyant sur une école autre, qui intègre les valeurs cardinales que sont le sens de l'altérité et la fidélité à la parole donnée, l'Afrique peut s'ouvrir au développement endogène. Ce type de développement, testament de l'auteur, est défini comme le passage de soi à soi à un niveau supérieur, un mixte dans la verticalité du temps entre l'ancien et le nouveau et dans l'horizontalité de l'espace. Par-delà le contenu de cet ouvrage, sa publication, à titre posthume, est un hommage mérité à un grand intellectuel panafricaniste qui a mobilisé son savoir, son savoir-faire et son savoir être, pour que l'Afrique, malgré les turbulences et les impasses, reste debout !

  • à quand l'afrique ? voilà bien une question que nous préférons éviter, tant l'afrique semble sans avenir.
    Mais joseph ki-zerbo, historien et homme d'action burkinabé, ne peut ni ne veut l'occulter. un livre passionnant, nourri d'une afrique vécue et étudiée pendant des décennies, riche de réflexions profondes d'un historien sur le rôle de son métier pour l'action concrète des hommes. ce livre a obtenu le prix rfi témoin du monde 2003.

  • Né à Toma (Burkina Faso) en 1922, Joseph Ki-Zerbo est, en 1956, le premier Africain agrégé d'histoire en France. Grand penseur incontournable de l'Afrique contemporaine, utilisant son savoir comme une arme, il est un des premiers intellectuels organiques africains à écrire l'histoire de ce continent jusqu'alors falsifiée par l'idéologie coloniale.
    Panafricaniste convaincu, il fut un compagnon proche, par les faits ou par l'inspiration, de Sékou Touré, Kwame NKrumah, Patrice Lumumba, Ahmed Ben Bella et Julius Nyerere.
    Dans le cadre de la lutte contre l'impunité qui se renforça au Burkina Faso après l'assassinat du journaliste Norbert Zongo le 13 décembre 1998, il formula le cri de ralliement repris aujourd'hui par tous les jeunes Africain-e-s engagés pour la démocratie et la justice sociale : « Si nous nous couchons, nous sommes morts ! » ; en langue dioula : « N'an laara an saara ! ». Il est décédé en 2006.
    Ce petit livre présente quelques-uns des textes les plus pertinents à lire ou relire aujourd'hui de Joseph Ki-Zerbo, notamment sur les modalités de développement endogène de l'Afrique, sur le rôle des intellectuels, des paysans et des ouvriers dans ce projet, sur l'importance de la culture dans le processus de libération et sur la dépendance de l'Afrique qui, après les indépendances juridiques, perdure d'autant plus dans le cadre de la mondialisation néolibérale.

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  • À quand l'Afrique ? Voilà bien une question que nous préférons éviter, tant l'Afrique semble sans avenir. Mais Joseph Ki-Zerbo, historien et homme d'action burkinabé, ne peut, et ne veut, occulter cette question. Alors, au cours de ce long entretien, qui par certains côtés retrace le parcours d'une vie, il dresse un portrait vivant, saisissant, de l'Afrique au temps de la mondialisation. Une Afrique qui, selon lui, est depuis le XVIe siècle une sorte de wagon de train du développement. Joseph Ki-Zerbo a largement contribué à doter enfin l'Afrique d'une histoire propre, une histoire qui soit autre que celle écrite par le colonisateur. Pour lui, l'Afrique doit conquérir son identité, fière de sa contribution à l'aventure humaine, afin de redevenir acteur du monde, elle qui a pour ainsi dire inventé l'homme, puis la première grande civilisation de l'humanité - la civilisation égyptienne. «Sans identité, dit-il, nous sommes un objet de l'histoire, un instrument utilisé par les autres. Un ustensile.» Un livre passionnant, nourri d'une Afrique vécue et étudiée pendant des décennies, riche de réflexions profondes d'un historien sur le rôle de son métier pour l'action concrète des hommes. Un livre engagé, publié simultanément en Europe et en Afrique comme une goutte d'espérance dans un océan de tragédie.

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