Jean-Pierre Jossua

  • Issue de la spiritualité grecque tardive, la mystique occidentale traverse le christianisme à partir du Ve siècle, en adoptant des formes diverses. Elle va connaître les soubresauts propres à toute aventure spirituelle passionnée : des floraisons extraordinaires, des éclipses noires, des temps d'apaisement. À ces périodes appartiennent les grands actes d'un Moyen Âge d'inspiration intellectuelle à la suite du Pseudo-Denys, souffrant et affectif avec Bernard de Clairvaux, de nouveau plus spéculatif au XIVe siècle sous l'impulsion dominicaine. Le XVIe siècle portera la mystique à sa quintessence, à travers les hautes figures de sainte Thérèse d'Avila et de saint Jean de la Croix. Jean-Pierre Jossua suit à la trace le parcours de l'expérience unitive, interrogeant l'histoire avec exigence et lucidité, poussant jusqu'en ses derniers retranchements la question suprême : seul avec Dieu ?

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  • Peut-on nommer Dieu ? Cette question liée à la parole a jalonné l'histoire des religions. Comment parler de Dieu si la philosophie ne conduit plus à lui ? Comment l'évoquer aujourd'hui, dans un monde désacralisé et postchrétien ? La foi en Dieu, en réponse à son initiative, n'apparaît plus comme une solution à une privation ou à une assurance contre la colère divine. Elle ne peut être qu'une découverte positive, au sein d'une démarche d'approfondissement existentiel, qui permet de générer une dynamique inépuisable d'amour et d'espoir. Tel est le sens de ce livre qui répond à nos interrogations les plus profondes.

  • Ce volume poursuit une recherche, engagée dans les trois précédents, sur l'apport de la littérature pour un renouvellement du langage religieux et sur l'apport de la théologie pour la compréhension des textes littéraires.
    Après trois chapitres plus théoriques, il comprend des études sur des auteurs du XIXe siècle (tels Chateaubriand et Marceline Desbordes-Valmore), des romanciers (comme Bernanos, Céline, Blanchot) et des poètes modernes (comme Max Jacob, Marie Noël, Gustave Roud), des poètes contemporains (tels Anne Perrier et Jean-Pierre Lemaire). Dans ce dernier domaine, il faut souligner la présence dans l'ouvrage de trois contributions sur Yves Bonnefoy, déjà étudié dans chacun des volumes antérieurs, et notamment un commentaire détaillé du poème Dans le leurre du seuil.
    Comme les précédents, ce tome IV s'achève par un choix d'aphorismes librement commentés ; il s'agit cette fois de G.C. Lichtenberg.

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  • Jean-Pierre Jossua a publié en 2006 chez Arfuyen un petit volume intitulé Carnets du veilleur, qui a reçu un bon accueil. Il s'agissait de notations brèves liées à une émotion, à une réflexion spirituelle ou théologique, à un événement. Le caractère dominant était celui d'une attente - qu'est-ce qui peut advenir ? Comment Dieu vient-il à nous ?
    Jean-Pierre Jossua a continué à écrire de petits textes, à la fois semblables aux précédents et différents : un peu plus longs, un peu plus réflexifs, un peu plus attentifs à l'instant présent. Il les avait d'abord intitulés Proses sur le seuil, car l'attention ou la veille et le seuil ou la frontière sont les figures majeures de tout rapport à l'inconnu, à ce qui est mystérieux, à Dieu s'il se manifeste dans notre existence. Le titre actuel dit mieux ce dont il s'agit finalement : cet absolu dans l'instant que cherchent les poètes. Pour Jean-Pierre Jossua il a un nom.

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  • REJOUISSEZ-VOUS sans cesse. Restez toujours joyeux. Facile à dire, dans la grisaille, les soucis, la fatigue, le scandale devant tant de misères ! Nous n'allons pas, comme tant de ravis, forcer notre coeur las, notre coeur hésitant, pour un éternel et vain sourire. Parfois, il est vrai, nous avons connu l'allégresse de la foi, en écho aux tressaillements de joie de Jésus et à la liesse pascale des disciples. Plus qu'aucun autre don, c'est cette joie qui nous fait chrétiens, et c'est elle qui atteste que l'Evangile garde sa puissance. Le plus souvent, toutefois, nous faisons une autre expérience, plus tamisée, Pendant deux ans et demi, j'ai écrit chaque semaine un court billet pour le journal Réforme. Dans les Théologies brèves, je tente de dire ma foi et ma compréhension de la Bible de façon aussi simple et nue que possible. Dans les Blocs-notes, ce sont les rencontres, les événements, les émotions tels que peut les vivre un croyant, afin que tout devienne pour lui appel ou action de grâces.

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  • Une vie

    Jean-Pierre Jossua

    Qu'est-ce qu' une vie, une traversée d'existence ? Sans se raconter de manière linéaire ou simplement chronologique, Jean-Pierre Jossua partage son itinéraire dans un récit soigné, ou alternent souvenirs et réflexions personnelles. Dominicain, théologien, auteur d'une oeuvre importante, il n'est pas issu d'un milieu catholique classique. Fils d'une famille juive originaire de Salinique, il va peu à peu s'approcher du monde religieux catholique. Avec des accents où prennent place la sensibilité et l'amitié, il évoque toute une galerie de portraits : Mgr Riobé, Marcel Legaut, Yves Congar, Boris Souvarine, une grand-mère juive espagnole, le peintre Roger Chastel...A côté des souvenirs de l'époque du Concile, il évoque avec courage ses propres opinions souvent critiques sur le monde religieux ou le célibat ecclésiastique.

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  • J'ai publié chez Karthala en 2007 un petit volume intitulé Si ton coeur croit, qui se voulait une histoire de ma foi.
    Le présent livre le prolonge - sans qu'il soit nécessaire à son lecteur de connaître le premier -, plutôt sur le mode de l'interrogation. Il s'agit de questions que l'on creuse en les reprenant plusieurs fois. Le centre est la question de Dieu et la possibilité de le connaître, de croire en lui. D'autres tournent autour de celle-là ; pourquoi et comment croire devant le mal du monde, et comment prier ? Quelle espérance nous est offerte ? Peut-on aimer Dieu et cette terre ? Comment lire la Bible sans la sacraliser ? Pourquoi l'Église est-elle si bizarrement bâtie et y parle-t-on si mal de notre vie morale ? Quelle est la juste place du paganisme dans le christianisme ? Quelle vie spirituelle est possible sans la foi ? Que croire au sujet du "péché originel" ? Comment comprendre la sainteté ? Une vie intellectuelle non faussée idéologiquement est-elle possible ?

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  • Dans cet ensemble d'études, Jean-Pierre Jossua cherche à montrer le très grand intérêt de la littérature - essais, romans, poésie - pour un renouvellement du langage religieux, fût-elle l'oeuvre d'écrivains non chrétiens mais engagés dans une quête indéfinie. Du même coup, il nous offre une série d'analyses qui, lors de leur parution en revue ou de leur communication en manuscrit, pour celles qui sont inédites, ont été jugées par les spécialistes ou les écrivains eux-mêmes comme étant parmi les meilleures qui aient été produites. Le volume comprend, après une introduction comparant le projet de Bremond avec la présente tentative, des monographies consacrées à Angelus Silesius, Hugo, Jacobsen, Proust, Jean-Paul de Dadelsen, Bonnefoy, Grosjean, mais aussi deux grandes études sur des thèmes, l'une sur « Le seuil et l'attente » (Kafka, Alain-Fournier, Segalen, Daumal, Gracq, Jünger, Buzzatti, Reverdy, Beckett, Blanchot, etc.), l'autre sur « La sainteté dans quelques romans du XXe siècle» (de Malègue, Fogazzaro, Gide, Paule Régnier, Bernanos, à Bourbon-Busset, Gadenne, Sulivan, Tournier, en passant par Green, Wiechert, Greene, Gertrude von Le Fort, Mauriac, etc.). Il n'est pas fréquent qu'une compétence théologique et une connaissance précise de la littérature soient ainsi unies pour produire un ouvrage original, et qui vient à son heure.

  • Ce livre raconte et analyse la naissance et la vie d'une foi, ce qui la construit et ce qui la démolit. Au plus près de l'expérience, avec une volonté de sincérité et de vérité sans phrases en se concentrant sur l'essentiel, il essaye d'éclairer la foi comme "se fier à Dieu", tout en reconnaissant qu'elle demeure incompréhensible.

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  • La passion de l'infini

    Jean-Pierre Jossua

    • Cerf
    • 20 Octobre 2011

    Ce que l'auteur appelle théologie littéraire, c'est à la fois une lecture théologique de la littérature - qu'elle soit née d'écrivains croyants ou agnostiques - pour en déceler la quête d'absolu, les affinités et les différences avec le christianisme, et une écriture littéraire de la foi et de la réflexion chrétiennes. C'est plus précisément sur le premier de ces versants que se situe le présent ouvrage où, en vingt-cinq études portant sur des auteurs majeurs, Jean-Pierre Jossua fait le point sur l'attitude religieuse de ceux-ci, évoque leur quête et livre l'expérience de l'infini qu'ils ont faite par le seul moyen de la poésie. Citons Leopardi, Kierkegaard et Baudelaire ; Mauriac, Grosjean et Bernanos ; Char, Bauchau et Bonnefoy. À cela s'ajoutent quelques études sur des genres littéraires comme le journal, le roman, les réécritures bibliques, le langage mystique et le langage poétique.

    « La Passion de l'infini » fait suite aux quatre volumes parus chez Beauchesne, entre 1985 et 1998, sous le titre « Pour une histoire religieuse de l'expérience littéraire ».

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  • La licorne

    Jean-Pierre Jossua

    • Cerf
    • 1 Janvier 1985
  • La chevre du ventoux

    Jean-Pierre Jossua

    • Cerf
    • 25 Avril 2001
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  • Lectures en echo

    Jean-Pierre Jossua

    • Cerf
    • 1 Septembre 1976
  • Ce petit livre sur Philippe Jaccottet est à la fois une présentation d'ensemble de son oeuvre poétique en prose ou en vers, et, sur quelques points énigmatiques ou controversés, une mise au point originale et pointue. Quelles sont les figures présentes dans cette oeuvre ? Les figures humaines en sont-elles absentes, ? Peut-on dire que le paysage est la figure qui englobe toutes les autres, paysage où l'on cherche des traces, où l'on découvre des signes de l'Illimité, où l'on apprend à se tenir sur Son seuil ?

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  • - INÉDITLa série " Voix spirituelles " est une invitation à découvrir, à lire et à méditer les écrits des grands mystiques grâce à un choix de textes qui fait apparaître les moments décisifs de leur parcours spirituel et les éléments essentiels de leur pensée.Marcel Proust, retenu enfermé par la maladie, vécut dans une atmosphère " mystiquement raréfiée ", qui lui permit de si bien voir le monde et de sentir de plus près son âme. La préoccupation spirituelle de son oeuvre est rarement mise en avant. C'est l'objet de cette anthologie, à travers un choix d'extraits de La Recherche du temps perdu, qui mettent en évidence que cette entreprise littéraire unique est en soi un itinéraire spirituel - itinéraire dont " la lecture est le seuil " et la création le terme. Parti de la religion de l'oeuvre d'art, le narrateur découvre l'amour, comme un échec dont la souffrance seule est bénéfique par ce qu'elle creuse en nous et aboutit, grâce à la création, à une sphère de joie qui dépasse la personne. La sévère et heureuse leçon de l'oeuvre est celle de la solitude et de l'intériorité.

    - Jean-Pierre Jossua est spécialiste de la littérature des XIXe- XXe siècles. Il travaille particulièrement sur La Littérature et l'inquiétude de l'absolu (Beauchesne, 2000).

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  • En publiant L'Oraison, problème politique (Fayard, 1965), le P. Jean Daniélou posait la question de savoir comment un grand peuple chrétien pourrait encore exister dans une civilisation sécularisée, dans la civilisation de demain. .
    Parce que le problème religieux n'est pas le problème d'une élite, mais au contraire un problème de masses, Jean Daniélou insistait sur la nécessaire interdépendance de la religion et de la civilisation. Il se montrait ainsi partisan résolu des « institutions chrétiennes » et s'élevait contre ceux qui admettent la juxtaposition d'une religion personnelle et d'une société laïque.
    Son livre suscita de vives réactions, en particulier de la part de trois Dominicains : les PP. Geffré, Peuchmaurd et Jossua.
    Le P. Jean-Pierre Jossua a accepté de prolonger le débat, débat présenté dans ce cahier de Verse et Controverse.
    Quelques documents, publiés en appendice, en situent l'origine : recension du livre du P. Daniélou faite par le P. Jossua dans la Revue des Sciences philosophiques et théologiques ; un article du P. Jossua publié dans les Équipes enseignantes répondant au problème posé par le P. Daniélou ; enfin, la réponse du P. Daniélou à ses contradicteurs, publiée dans les Études.

    Jean Daniélou.
    Le R. P. Daniélou, s. j., doyen, de la Faculté de Théologie de l'Institut catholique de Paris, est l'un des plus importants des théologiens français. Spécialiste de l'histoire des origines chrétiennes, il a été un des principaux artisans du renouveau des théologies biblique et patristique et y a consacré de nombreux ouvrages qui font autorité.
    Loin de se cantonner à la pure recherche théorique, Jean Daniélou se révèle un des plus actifs promoteurs d'une théologie vivante, soucieuse à la fois de ses sources traditionnelles et de sa responsabilité dans un monde qui pose d'urgents problèmes à la réflexion chrétienne.

    Jean-Pierre Jossua.
    Dominicain, né à Paris en 1930. Après avoir fait des études de médecine à Paris, puis de philosophie et de théologie au Saulchoir, le P. Jossua a préparé à Strasbourg un doctorat d'état en théologie sur le salut chez les Pères de l'Église. Depuis 1965, il est professeur de théologie dogmatique au Saulchoir. Auteur de plusieurs ouvrages théologiques, collaborateur de nombreuses revues, directeur de la Revue des Sciences philosophiques et théologiques - mais aussi aumônier d'équipes de foyers, co-animateur des sessions d'été de Tignes (C.1. H. M.) et de groupes de dialogue entre croyants et incroyants. Dans sa recherche théologique, le P. Jossua cherché à conjoindre une attention aux éléments les plus spécifiques du christianisme : salut, connaissance de Dieu, théologie de l'eucharistie et des sacrements - et une sensibilité vive aux thèmes majeurs de la vie actuelle de l'Église: Église et monde, sécularité chrétienne, théologie des réalités terrestres, recherches sur le langage de la foi.

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