Gilles Menegaldo

  • Using an acronym as the theme for the 8th biennial conference in Aix en Provence meant to interrogate Gothic as a crossroads of territories first - a proper theme for a family reunion, that of scholars in gothic studies across the world. But the overlap between that acronym and the signifier «news» was predicated on the metaphorical paradigm of time: news from gothic studies here and there. Delegates from the four cardinal points exchanged views and news on a daily basis in a week-time conference.
    The present volume - the second of the pair successively devoted to literature and cinema - gathers most of the papers given at the conference and includes also two texts by prominent American film scholars. Fields of investigation concern German expressionism, Hollywood Female gothic, the Jekyll and Hyde myth, British Horror films of the sixties, Southern gothic on film, the grotesque, Asian Horror films, postmodern vampires etc. Some articles focus on prominent diretors such as Rouben Mamoulian, Jean Renoir, Roger Corman (the Poe cycle), Roman Polanski, John Boorman, George Romero, Alejandro Amenabar. The use of gothic conventions in contemporary cinema is examined through two very different case studies (The Quay Brothers, Mathieu Kassowitz). The role of gothic tropes in the classic television series, The Twilight Zone is assessed while the impact of digital technology is also explored (The Matrix).

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  • Un sujet aussi ample que le western requiert une constellation d'approches, que ce soit dans le domaine de la littérature, des arts plastiques et visuels, de la musique et de la civilisation nord-américaine. Il s'agit aussi de revisiter les figures mythiques tels Bas de Cuir, Daniel Boone, Jesse James, Billy the Kid, Calamity Jane, Buffalo Bill, et d'autres figures du genre : le cow-boy, l'éclaireur, le shérif, le pionnier, le héros solitaire, la femme fatale.

    Publié avec le soutien de l'université de Poitiers Colloque de Cerisy

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  • Le maniérisme, concept hérité de la peinture, est souvent utilisé dans le champ des études cinématographiques pour définir un type de démarche formelle ou même de poétique.
    C'est aussi un concept flottant, oscillant entre deux pôles, la manière et le maniéré, et polysémique, d'où la difficulté de le cerner et d'en définir les domaines d'application. Ce volume vise à interroger ce concept comme posture en fonction d'une approche transversale qui a pour ambition de définir une attitude maniériste dans son rapport au cinéma et à l'image. Il est ici question de réalisateurs " classiques " comme D.
    Sirk, M. Powell, A. Hitchcock ou contemporains comme J. Jarmush, D. Lynch, B. De Palma, D. Argento, P. Almodovar, P. Greenaway, de genres cinématographiques : la comédie musicale, le western, le giallo, le policier etc. Diverses contributions examinent des figures ou procédés maniéristes (narratifs et formels) comme la citation, le remake, la reprise, l'anamorphose, ou encore la lenteur (J. Monteiro) et le ralenti (S.
    Peckinpah, J. Woo). Le cinéma peut ainsi être considéré comme maniériste lorsqu'il se consacre à ses propres formes, lorsqu'il travaille à leur célébration autant qu'à leur arrangement.

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  • Ce colloque est dirigé et animé par les rares (donc précieux) et éminents chercheurs universitaires travaillant sur l'imaginaire, ainsi que par des acteurs de la SF-Fantasy (écrivains, éditeurs, critiques) tels que Jean-Claude Dunyach, Francis Berthelot, Jacques Goimard ou Pierre Pevel. Après la mort des « grands récits », utopies et idéologies qui essayaient d'apporter des modèles, la SF cherche aujourd'hui des réponses différentes, en se distanciant de l'univers technocratique et des mythes brisés de l'ancien âge d'or. Elle exprime en outre le désir de revisiter les univers archaïques, les mythes, les légendes, démontré par l'essor de la Fantasy. Ces questions sont abordées à travers la littérature (J.G. Ballard, S. Brussolo, G. Bear, U. Le Guin, S. Baxter, H.G. Wells), le cinéma et le film d'animation (A. Tarkovski, Dark City, Alien, Babylon 5, Ghosts of Mars, Total Recall, The Truman Show, Gattaca, Existenz, L'armée des 12 singes, Ghost in the shell)...

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  • Ce nouveau colloque de Cerisy regroupe une quarantaine de chercheurs autour d'un même thème : le gothique.
    Une étude approfondie des multiples réécritures du genre en littérature, cinéma, photographie, peinture et arts graphiques du monde entier.

  • Le propos de cet ouvrage issu d'un colloque organisé en 2007 au Centre International de Cerisy la Salle est de mener l'enquête sur le roman policier : à quoi sert-il aujourd'hui? Quelle a été son évolution depuis les années 70? Quelle est sa place actuelle dans ce qu'on appelle le "panorama des littératures"? "Roman policier/polar/roman noir": l'hésitation sur sa dénomination, qui a fait préférer ici les termes "fiction policière" rend compte de l'extension du genre.
    Extension géographique : sortant de sa sphère d'origine, le genre policier est désormais de tous les pays. Extension temporelle : il est des "enquêtes" aussi bien du passé que du futur, et les "histoires policières" ont fréquemment à voir avec l'Histoire, ancienne ou contemporaine. Ceci a pour effet que nombre de "polars" s'enracinent dans des visions de sociétés, et deviennent ainsi porteurs de questions sociales, politiques, existentielles, passant de la traditionnelle question "qui est mort et pourquoi/par qui?" à une inhabituelle interrogation : "comment vivre là et en ce temps?".
    Un tel déplacement narratif entraîne un brouillage des genres, notamment entre cette catégorie "policière" et la littérature générale. C'est cette contamination par le "noir" qui est examinée ici, à travers les oeuvres d'auteurs européens et américains contemporains relevant du genre, tels que Fred Vargas, Thierry Joncquet, Didier Daenincks, lan Rankin, David Peace, Henning Mankel, les frères Vaïner, James Ellroy, Jerome Charyn, Michael Connelly etc, mais également celles d'écrivains mainstream comme Graham Swift, Kasuo Ishiguro ou encore Patrick Modiano, eux aussi séduits par la "manière noire" qui participe à divers degrés de leur imaginaire fictionnel.

  • Aujourd'hui triomphe une tendance baptisée « néogothique ». Il s'agit d'un mouvement de fond, hérité de la tradition du roman « gothique » ou « romantisme noir » de la fin du xviiie et du début du xixe siècle, privilégiant un type de décor ou de « mise en scène » qu'illustrent, entre autres, le château médiéval, l'abbaye, le cimetière ou la crypte autant d'espaces clos et nocturnes où l'homme se trouve confronté à la terreur ou à l'horreur (Hoffmann, M.R. James, Wilkie Collins).
    Cet ouvrage porte sur l'évolution et la pérennité d'un genre qui continue de s'exprimer à travers d'autres modes de représentation, comme la peinture, le cinéma, la photographie. Il s'agit aussi de cerner les traits spécifiques de cette fiction : paysages, architectures, typologie des personnages, jeux narratifs, onirisme, écriture de l'excès, et de réexaminer le concept de « gothique » à la lumière de différents discours critiques. Ce phénomène spectaculaire ne se limite pas au monde anglosaxon et touche aussi bien le roman (Graham Masterton, Clive Barker, Chuck Palahniuk) que le cinéma (Tobe Hooper, David Lynch, Stanley Kubrick), la photographie (Misrach), la BD, la mode et la musique et contribue à l'hybridation des genres.
    Dans la sphère de la modernité culturelle, partout dans le monde se manifeste une peur de l'effondrement ou de l'inhumain. Le « néogothique » serait-il ce revenant qui permet de formuler l'indicible du cauchemar contemporain ?

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  • La popularité actuelle de Sherlock Holmes, son importance dans notre paysage, posent la question de savoir pourquoi il est, plus que jamais, notre contemporain. Notre société, plus victorienne qu'il n'y paraît, voit monter un certain nombre d'angoisses et d'inquiétudes urbaines - économiques, sociales, médicales - qui ravivent du même coup le paradigme d'un enquêteur quasi infaillible, capable de résoudre, avec rapidité, élégance et brio des énigmes pourtant retorses, défiant les compétences de la police officielle. Un retour au texte de Conan Doyle montre pourtant que ce paradigme est instable, que le détective est capable de toutes les métamorphoses et de tous les déguisements. Le fait que la série de la BBC Sherlock transpose aujourd'hui avec une aisance ludique l'univers créé par Conan Doyle dans le Strand Magazine à la fin des années 1880 illustre la foncière plasticité et adaptabilité de la figure du célèbre détective, jusque dans le monde des téléphones portables et d'Internet qui est le nôtre.

    Les actes du colloque international "Sherlock Holmes : un nouveau limier pour le XXIe siècle" tenu à Cerisy-la-Salle en 2014 remontent aux sources mêmes du mythe littéraire pour suivre les évolutions subies par ce couple éminemment malléable qu'est le duo formé par Sherlock Holmes et le Dr Watson. Des premières adaptations pour l'écran muet, réalisées du vivant même de l'auteur, jusqu'aux séries télévisées actuelles, entre réécritures et pastiches qui passent par te cinéma, la BD, et la littérature, les auteurs ici réunis traquent les formes esthétiques et les supports divers qui ont porté l'image protéiforme du détective et de son acolyte jusqu'à nous, creusant le personnage aux attributs si reconnaissables pour mieux en dégager ta profondeur. Venu à nous "d'un Londres de gaz et de bruine", Sherlock Holmes est bien, selon Borges, "une de ces bonnes manies qui nous restent".

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