Memoire D'encrier

  • Abandon

    Joanna Pocock

    Parfois, tout ce que nous pouvons faire, c'est nous abandonner à nos circonstances, à nos désirs et à nos peurs, à notre besoin d'évasion, à nos échecs, à notre douleur, à notre état sauvage intérieur, à notre domestication et, de ce fait même, nous abandonner à l'essence qui est au centre de notre être. Alliant chronique, récit de soi et de la nature, Abandon raconte l'Amérique indomptée et ses paysages sauvages.
    A l'aube de la cinquantaine, l'auteure Joanna Pocock quitte sa vie londonienne pour le Montana. Elle observe le territoire, découvre l'imaginaire frontalier de l'Ouest américain et ses extrêmes. Elle traverse les forêts et les montagnes, dialogue avec les rivières, les loups et les bisons, relate ses expériences : maternité, deuil, crise climatique, réensauvagement, écosexe... Consciente de ce que l'humanité perd dans sa relation avec la terre, elle se met à l'écoute de ces communautés qui disent la fragilité de ce que c'est que vivre.
    En restituant l'Amérique dans sa démesure, Abandon aide à respirer. Née à Ottawa, Joanna Pocock vit à Londres, où elle enseigne la création liittéraire. Abandon, son premier livre, est acclamé par la critique.

  • Annie Muktuk Et autres histoires Norma Dunning Traduit de l'anglais par Daniel Grenier J'ai appris quelques trucs importants au cours de mes trente et quelques années de vie. Ne tombe pas en amour. Baise-les lentement. Baise-les fort. Et ne les baise jamais deux fois. Le sexe, c'est ma matière forte. Ca me donne de la puissance. Ca m'apporte un étrange réconfort. Annie Muktuk, les hommes la désirent et se l'arrachent.
    Elle règne avec sa beauté légendaire et sa gloire chimérique sur le petit monde d'Igloulik. Des visages hauts en couleur prennent aux tripes. Josephee, se fiant à la ruse des Esprits, amène sa femme Elipsee sur le territoire dans l'Arctique pour la guérir du cancer. Husky, agent de la Compagnie de la Baie d'Hudson, vit rondement avec ses trois épouses, Tetuk, Alaq et Keenaq jusqu'au jour où ils partent ensemble en vacances dans le Sud.
    Ces récits drôles et crus disent le colonialisme, l'aliénation, mais aussi la tendresse, le sexe et l'humour. Annie Muktuk touche au coeur de ce que signifie être Inuit. Romancière inuit, Norma Dunning écrit les légendes de ses ancêtres et creuse les chemins de son identité. Elle vit à Edmonton où elle enseigne les savoirs autochtones. Acclamé par la critique, Annie Muktuk est son premier livre.

  • Epopée d'un couple dont l'amour porte les stigmates d'une Syrie déchirée par la guerre. Les deux amants se construisent un havre de paix à Vancouver jusqu'au jour où la mort frappe à la porte. L'un accepte son sort, l'autre lui raconte à n'en plus finir des histoires pour le garder en vie. Conte après conte, souvenir après souvenir, se tissent le deuil et l'espoir dans cette légende au parfum des Mille et une nuits.
    Quand j'étais petit garçon, j'écrivais des histoires pour survivre. Aujourd'hui, je te raconte des histoires dans l'espoir de te sauver la vie. Tu te soulèves lentement, allumes la lampe : - Raconte-moi une histoire. "Tour à tour coming out, leçon de vie, critique de l'autoritarisme, La balançoire de jasmin est un plaidoyer sur la nécessité de raconter". - Kamal Al-Solaylee, Quill and Quire Né en 1984, Ahmad Danny Ramadan est romancier.
    Il vit à Vancouver. La balançoire de jasmin est son premier roman.

  • Gouverneurs de la rosée, chef-d'oeuvre de jacques roumain, traduit dans plus d'une vingtaine de langues, est le livre de la solidarité, de l'amour et de la vie.

  • Voici la réédition du premier roman d'une jeune femme de vingt-trois ans qui rappelle par la puissance de son écriture quelques grands noms de la littérature autochtone comme Tomson Highway, Scott Momaday. Naomi Fontaine rejoint les grandes voix humaines. "Kuessipan" est un livre bouleversant qui nous fait découvrir le quotidien sur une réserve innue. C'est avec la grâce et la justesse d'une langue éblouissante que Naomi Fontaine évoque cette réalité. "Kuessipan" : mot innu signifiant « à toi » ou « à ton tour ». Ce sont des lieux, des visages connus et aimés. Des chasseurs nomades. Des pêcheurs nostalgiques. Des portraits. Des vies autour de la baie qui reflète les choses de la Terre. Les lièvres. La banique. Les rituels. Les tambours en peau de caribou qui font danser les femmes. Des enfants qui grandissent. Des vieux qui regardent passer le temps. Des saumons à pêcher. Des épinettes. Des barrières visibles et invisibles. Des plaisirs éphémères. De l'alcool qui éclate les cervelles. Des souvenirs. Des voyages en train. Et surtout l'évidence que la vie est cet ensemble de morceaux à emboîter pour que naisse la symphonie.

  • Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va ? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité. Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige un théâtre.
    En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • Un soldat américain a baisé une jeune fermière vietnamienne. D'où le fait que ma mère existe. D'où le fait que j'existe. D'où le fait que : pas de bombes = pas de famille = pas de moi. «J'ai entendu Ocean et l'océan en moi... depuis ce livre, tout bouge non seulement autour de moi, mais surtout au fond de cette âme qui s'est dénudée..» - Kim Thúy. «Extatique, grivois, hanté et génial...» - The Boston Globe. «Un puissant courant traverse ces poèmes...» - Michiko Kakutani, The New York Times. «Une fois entendue, cette voix ne nous quitte plus.» - The Guardian. Traduit par Marc Charron. En plus de figurer aux côtés d'Hillary Clinton, Ban Ki- Moon et Warsan Shire parmi les 100 penseurs les plus influents du monde en 2016 de la revue Foreign Policy, Ocean Vuong a été l'un des « 32 écrivains asio-américains à ne pas manquer » de BuzzFeed Books. Récipiendaire d'un prix Whiting 2016.

  • Après L'art presque perdu de ne rien faire, ce roman des idées, j'ai voulu réfléchir sur la lecture et l'écriture, deux activités qui enchantent mon esprit. J'ai écrit ce livre dans mon lit, entre trois et sept heures du matin. Au moment où la ville s'active, je me rendors. Voici quelques notes griffonnées en pyjama.

    1. Visez le coeur du lecteur, même si l'on sait que c'est avec sa tête qu'il lit.
    2. Écrire est d'abord une fête intime.
    3. Plus vous mettez de choses dans votre livre, moins on sentira votre présence.
    4. Une journée est parfaite quand on se met subitement à danser avec la chaise sur laquelle on s'était assis pour écrire.
    5. Les gens veulent toujours savoir d'où viennent toutes ces idées qu'ils voient dans les livres. Ça ne leur est jamais venu à l'esprit qu'elles viennent d'eux, mais sans cette modestie du lecteur il n'y aurait pas de littérature.
    6. Ouvrez n'importe quel livre de votre bibliothèque, prenez une seule phrase qui vous plaît, et mettez-la telle quelle dans votre livre. Cette opération s'appelle: faire payer les riches.
    7. Tout les problème vient du fait que l'écrivain soit devenu plus connu que le livre.
    8. N'espérez pas devenir un écrivain sans vanité, car ceux qui ont tenté le coup sont devenus, au mieux, des mystiques.
    9. Quand vous cherchez depuis un moment à décrire la pluie qui tombe, essayez:il pleut.
    10. Les livres ne se font par pas hasard, mais parce qu'il y a des lecteurs qui, du fond de leur chambre, les réclament en silence.

  • Grand roman de l'apartheid où violence et quête d'humanité demeurent l'héritage de l'histoire.
    Sindiwe Magona signe un récit bouleversant sous forme de lettre d'une mère noire à une mère blanche. L'Afrique du Sud y est racontée tout en nuances, complexité et passion.

  • Tisser

    Raharimanana

    Récit de l'auteur malgache Raharimanana qui entremêle légendes, mythes fondateurs et réalités contemporaines. Soucieux de restituer la mémoire trop souvent trahie par les récits, l'auteur reviste les luttes de libération, les formes de résistance et d'utopie. Il met en place une cosmogonie où tout se tisse dans une diversité de voix, de perspectives poétiques et politiques, rassemblant des formes singulières d'écriture et de transmission de la parole. Un enfant mort-né raconte la genèse du monde. Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l'Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l'humanité. Point de vue de l'auteur : "Tisser", c'est le récit de la vie. La vie faite de plusieurs fibres, chaque fibre ayant sa nature, sa force, mais unie à d'autres, forme le tout, le motif, le sens, la force, la délicatesse. Tisser, c'est se connaître comme fibre, et accepter de se lier à d'autres pour une existence plus vaste. Tisser pour moi, c'est avoir cette hauteur de vue, prendre soin de chaque fibre, chaque fil tout en se projetant sur le tissu à réaliser. * Dans ce récit, la politique comme la poésie ont les mots comme matériaux. La politique, celle qui est au service des citoyens, la politique doit tenir compte des uns et des autres, et justement "tisser" le juste milieu. La poésie, elle, renouvelle ou ravive, toujours l'essence des mots, remet le sens et la beauté au centre des échanges. La poésie est politique car elle interroge le monde, propose une vision, bouscule sinon révolutionne le langage.

  • Rien du tout, c'est l'espace où tout s'effondre, la forme, le genre, l'être. S'ouvre le trou noir, auquel il faut revenir pour naître. Ces fragments frôlent l'extinction, débordent, fuient, rejoignent la chute, les limites. Se mêlent et se contaminent générations, itinéraires, désirs. Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. L'écrit revendique sa survie, irrécupérable, jusqu'à la fin.

  • Je suis née de femmes et de femmes. Ma vie s'est passée avec les femmes. Ce sont les femmes qui me parlent. Ma mère Vierge, mes tantes Viergira, Da, Odamise, Elizena, Mézine, Alice, Rosita, Rose... Ce sont elles qui m'ont aimée, fortifiée, secourue, donné un certain esprit de grandeur d'âme et de hardiesse. Ecriture du corps. Humour corrosif. Narration nouvelle. Mémoire ancrée dans l'imaginaire créole.
    Gerda Cadostin campe avec brio une galerie de personnages hauts en couleur : la vieille Sang Cochon, le clan des Estimé, les Esprits du vaudou, les pères invisibles, et les soeurs jumelles, Joséphine et Aline, qui prennent pour époux le même homme. Laisse folie courir fait entendre les crépitements et odeurs du pays d'enfance. Ces visages et univers singuliers sont servis par une langue belle et audacieuse.
    Née en Haïti en 1958, Gerda Cadostin vit en France. Laisse folie courir est son premier roman.

  • Douze femmes, auteures du monde noir, évoquent le plaisir féminin. Comment s'écrivent aujourd'hui le corps, la sensualité, la sexualité ?
    Volcaniques : une anthologie du plaisir est un ensemble riche. Les nouvelles dévoilent des figures féminines et des environnements variés. Les âges de la femme y sont également divers, ce qui est heureux. Certains textes ébranleront par leur puissance poétique et / ou érotique.
    D'autres séduiront par le ton, le phrasé, l'humour ou par une capacité analytique qui a su ne pas prendre l'ascendant sur la narration. Bien des femmes se reconnaîtront dans ces pages, d'où qu'elles soient. Quant aux hommes, ils trouveront peut-être la clé du grand mystère que semble être, pour certains, le plaisir féminin.
    Léonora Miano

  • Balai de sorcière retrace l'histoire de la malédiction coloniale d'une île des Caraïbes. Le roman raconte les traversées, dévoile mémoires et archives, chemine entre grandeurs, misères et mythes. Puisant dans la tradition du carnaval, Lawrence Scott brouille les pistes, renverse perspectives et hiérarchies. Le dernier représentant de la dynastie des Monagas de los Macajuelos, Lavren, merveilleux conteur "lévite entre les siècles, les races, les genres, dans les interstices du temps, à l'écoute du désir des femmes et du silence des hommes" .
    Né à Trinité-et-Tobago en 1943, après des études de philosophie et de théologie en Angleterre, Lawrence Scott se consacre à l'écriture. Poète, essayiste, romancier, il est désormais une figure incontournable de la Caraïbe anglophone.

  • Ayiti

    Roxane Gay

    Des récits qui disent la complexité de l'expérience haïtienne : la diaspora, la famille, le vaudou, l'humour, la résistance... Découvrons la voix désespérément libre et puissante de Roxane Gay.

  • Ainsi parla l'Oncle, premier manifeste de la condition noire, a inspiré les auteurs du mouvement de la négritude. Jean Price-Mars y explore les traditions, les légendes du vaudou et l'héritage africain qui fondent les cultures noires. Ainsi parla l'Oncle illumine de manière magistrale les efforts que nos pères ont dû accomplir pour entrer (et nous après eux) dans le cercle interdit de l'humanité. Maryse Condé Le plus célèbre essai de la littérature haïtienne.
    Dany Laferrière Au bout de ma quête, je devais trouver Alain Locke et Jean Price-Mars. Et je lus Ainsi parla l'Oncle d'un trait comme l'eau de la citerne, au soir, après une longue étape dans le désert, j'étais comblé. Léopold Sédar Senghor Jean Price-Mars (1876-1969), médecin, ethnographe, diplomate, homme d'Etat, pédagogue et écrivain, est considéré comme le principal maître à penser haïtien du XXe siècle.

  • Livre bilingue Innu/Français qui offre un regard sans complaisance sur l'histoire coloniale du Québec et du Canada. An Antane Kapesh signe un réquisitoire accablant contre les Blancs : « Dans mon livre, il n'y aura pas de parole de Blancs. » « Quand le Blanc a voulu exploiter et détruire notre territoire, il n'a demandé de permission à personne, il n'a pas demandé aux Indiens s'ils étaient d'accord. » Réédition d'un grand classique, originellement publié en 1976. Édité, préfacé par la romancière Naomi Fontaine.

  • Tout bouge autour de moi est un témoignage de Dany Laferrière autour du séisme du 12 janvier 2010 qui a détruit Haïti. L'auteur retrace dans cet ouvrage les principaux moments du désastre : textes brefs, portraits, impressions. L'auteur plante le décor de son île avec la force et la générosité qu'on lui connaît. Il livre également en des touches discrètes ses émotions, ses sentiments et ses pensées dans cette chronique touchante.
    Tout bouge autour de moi, c'est Dany Laferrière qui jette un regard poignant sur Haïti, sur la fragilité des choses et des êtres. Cet ouvrage est également une leçon d'élégance, de dignité et de courage du peuple haïtien qui a trouvé l'énergie pour recommencer la vie après le séisme.

  • Mahindan et son fils de six ans, Sellian, débarquent sur l'île de Vancouver, fuyant la guerre au Sri Lanka avec quelque cinq cents réfugiés, portés par le rêve d'une vie nouvelle. Le bruit court que parmi les boat-people se trouvent des terroristes. Emprisonnés, les réfugiés voient leur passé resurgir et la chance d'obtenir le droit d'asile se dissiper. Inspiré de faits vécus, Qu'importe le navire est un roman d'une force inouïe où chaque décision est question de vie ou de mort.
    Acclamé de toutes parts, Qu'importe le navire aborde de front les dérives éthiques et humanitaires qui provoquent et enveniment la crise des migrants. Anne-Frédérique Hébert-Dolbec, Le Devoir Un livre parfait pour notre époque, une lecture indispensable. Robert Wiersema, Toronto Star Née à Dubaï, Sharon Bala a grandi en banlieue de Toronto et vit à Saint-Jean de Terre-Neuve. Qu'importe le navire, son tout premier roman, est un bestseller traduit en plusieurs langues.

  • Méditations africaines est un livre d'aphorismes et de sagesses. Une suite de formes brèves et concises qui invite à lire et à penser le monde à partir de l'Afrique. Auprès du fleuve de Saint-Louis du Sénégal, un être pense lentement au fil de l'eau. C'est à cet exercice de méditation que nous convie Felwine Sarr.
    Revisitons le savoir-faire et le savoir vivre de l'Afrique.
    "J'ai à peine soulevé ici quelques thèmes de ce petit livre si riche, et qu'on reprendra en l'ouvrant au hasard, ou en recherchant une pensée qui vous a touché. Peu de mots pour beaucoup de matières à méditer, ces Méditations africaines ! Je pense à Marc Aurèle.« Lylian Kesteloot, universitaire spécialiste des littératures africaines francophones.

  • On se perd toujours par accident. Petites touches minimalistes : une corneille qui observe un chevreuil accro au sel de voirie ; le lac Ontario qui inonde Toronto pour refaire le monde à zéro ; des amants qui séjournent dans le dernier recoin de la forêt boréale ;
    Trois camarades qui recueillent de l'eau d'érable dans un quartier cossu ; et Kwe qui obtient son permis d'arme à feu en campagne ontarienne... Selon l'auteure, le fragment littéraire constitue un outil d'intervention décoloniale. Son écriture génère une réalité décolonisée qui échappe aux discours dominants et aux catégorisations consacrées.

  • Travailleur du cybersexe, Jonny doit rentrer à la réserve dans une semaine pour assister aux funérailles de son beau-père. Pendant ces sept jours, Jonny se raconte : enfance, amitié, amour, sexe, alcool, maquillage, musique, fantômes, espoirs. Le fil des liens familiaux se retisse avec sa mère, sa kokum, ses tantes et oncles. Surgit tout un monde de tendresse.

    « Jonny Appleseed, ce premier roman, n'est rien de moins qu'un miracle. » - Canadian Art Poète et romancier bispirituel, Joshua Whitehead est membre oji-cri/nehiyaw de la Première Nation de Peguis, au Manitoba. Jonny Appleseed est son premier roman.

  • L'épidémie de grippe asiatique des années 1950 atteint la Colombie-Britannique et ravage la communauté. Les Autochtones sont livrés à eux-mêmes et les médecins blancs négligent de les soigner. La jeune Stacey, sa mère et les autres femmes du clan de Loup se serrent les coudes, enterrent leurs morts, à l'ombre de la prophétie de Corbeau : « Les grandes tempêtes façonnent la terre, font éclore la vie, débarrassent le monde de tout ce qui est vieux pour faire place au neuf.
    Les humains appellent ça des catastrophes. Ce sont juste des naissances. »

  • Un après-midi d'été, l'écrivain croise sur la rue Saint-Denis un jeune homme, Mongo, qui vient de débarquer à Montréal. Il lui rappelle cet autre jeune homme arrivé dans la même ville en 1976. Le même désarroi et la même détermination.
    Mongo demande : comment faire pour s'insérer dans cette nouvelle société ? Ils entrent dans un café et la conversation débute comme dans un roman de Diderot.
    Au jeune Mongo, Laferrière raconte quarante années de vie. Une longue lettre d'amour au Québec.

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