Interferences

  • Entre trois êtres qui semblent voués à la solitude, deux femmes que tout sépare - l'âge, le mode de vie, les expériences - et un jardin à l'abandon, un lien va se créer par-delà les mots, un lien salvateur pour tous les trois. Ce petit récit à la fois concret et suggestif nous entraîne dans le monde secret et délicat de ces affinités profondes, inexplicables, souvent indicibles, qui aident à grandir, à croître et à mûrir.
    Que l'on soit une femme simple et timide d'un certain âge, une adolescente rebelle ou un jardin livré aux mauvaises herbes, il suffit parfois d'une rencontre improbable pour retrouver le goût de la vie et poursuivre sa route. " Dans l'ombre grandissante, tournées vers un marronnier dont le faîte s'empourprait dans le crépuscule, nous nous tenions côte à côte sur la passerelle d'un navire qui avait, à notre insu, largué les amarres et entamé un voyage qui durerait plusieurs années, dure toujours...

  • La démocratie israélienne est sans doute un des pays les plus multi-culturalistes du monde. De nombreuses religions et origines, toutes les langues du monde s'y trouvent réunies avec tous les enjeux que cette assemblée rencontre dans le cadre d'un Etat national, de surcroît menacé d'annihilation par la puissance iranienne. Le principe de ce numéro de Pardès est de rendre compte de chacun de ces groupes, sur le plan statistique, identitaire et des problèmes rencontrés sur le plan politique afin de présenter le paysage de cette marqueterie d'identités...
    Israël comme on ne l'a jamais vu.

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  • La Caverne est un récit assez court qui existe dans d'autres traductions, l'une difficilement trouvable, (à l'Age d'Homme, trad. M-C. Masson-Beauchet et J. Catteau, 1989), l'autre épuisée (chez Solin et en point-Seuil par A. Markowicz, 1989 et 1991).
    Or il s'agit d'un texte magnifique d'un grand auteur. D'autant que pour la première fois, nous proposons aussi la traduction de la pièce que Zamiatine a écrite sur le même thème, jamais traduite à notre connaissance.
    Pendant la guerre civile, au plus fort de l'hiver, les gens tentent de survivre à Pétrograd dans des conditions qui rappellent la vie des hommes des cavernes (d'où le titre). Un intellectuel dont la femme est en train de mourir de faim et de froid au fond d'un appartement transformé en grotte glacée est tourmenté par un dilemme : pour réconforter sa femme, va-t-il se résoudre à contrevenir à tous les principes qui lui ont été inculqués et voler des bûches chez un voisin ?

    "Des glaciers, des mammouths, des déserts. Des rochers de nuit, noirs, qui ressemblent vaguement à des immeubles ; à l'intérieur des rochers, des cavernes. Et nul ne sait ce qui barrit la nuit sur le sentier de pierres entre les rochers, ce qui, en flairant le sentier, soulève de son souffle une poussière de neige blanche ;
    C'est peut-être un mammouth à la trompe grise ; c'est peut-être le vent ; ou peut-être le vent est-il le barrissement glacé d'un mammouth mammouthissime. Une chose est sûre : c'est l'hiver. Et il faut serrer les dents le plus fort possible pour qu'elles ne claquent pas ; et il faut débiter le bois avec une hache de pierre ; et, chaque nuit, il faut transporter son feu de caverne en caverne, de plus en plus profondément ; et il faut enrouler autour de soi de plus en plus de peaux de bêtes à fourrure."

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  • Certains aiment les livres comme on aime des personnes : ils les rencontrent, s'en éprennent, s'en déprennent, les caressent, les rejettent, les oublient, les traquent, les retrouvent, les possèdent et les perdent.

    Si la vie les empêche de les collectionner et de les enfermer dans la prison d'une bibliothèque, ils vont leur rendre visite ailleurs et parfois les enlèvent. ils les rêvent.
    Nous connaissions déjà chalamov l'écrivain des camps, le poète de la sibérie.
    Voici chalamov le lecteur, l'amoureux des livres, parmi les rayonnages de ses bibliothèques.

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  • Ce recueil, le deuxième que nous éditons d'Anna Akhmatova (1889-1966) est constitué de deux cycles de poèmes, Élégies du Nord (7 poèmes lyriques de tailles diverses sur son destin en Russie) et Les Secrets du métier, 10 poèmes consacrés à la création poétique et à la naissance des vers.
    Anna Akhmatova, déjà connue avant la révolution, s'était refusée à émigrer dans les années 20. Elle a été toute sa vie en butte à des persécutions : interdite de publication jusqu'à la guerre de 40, elle n'a été autorisée à publier de son vivant que des anthologies tronquées. Si le pouvoir ne l'a jamais arrêtée elle-même, il s'en est pris à ses maris (le premier, le poète Goumiliov, a été fusillé en 1921, le troisième est mort dans un camp), à ses amis et surtout à son fils, arrêté à trois reprises et condamné à des années en camp.

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  • Dans le laboratoire d'un écrivain. Ce livre nous parle d'un Tchékhov vivant, de son caractère, de sa modestie, de son humour, de son insatiable curiosité, de son sens de l'amitié et de son goût pour l'horticulture. Il nous parle aussi de l'écrivain et décortique son style.

  • Âgé de 24 ans, Babel se retrouve à Petrograd pendant la guerre de 14, puis le coup d'État d'octobre et la guerre civile. Il est déjà l'auteur de plusieurs récits et Gorki, qui a remarqué son talent, lui propose d'écrire dans son journal une sorte de chronique de la vie de la ville pendant ces années de chaos et de famine.
    Dans ces scènes, ces tableaux, ces instantanés de jeunesse, tout l'art de Babel est déjà là.
    On y assiste à l'agonie de Pétersbourg racontée d'une plume acérée et lyrique : l'ambiance d'une bibliothèque publique, d'un palais à l'abandon où le narrateur trouve refuge pour une nuit, des abattoirs où l'on n'abat plus de boeufs, des asiles pour enfants abandonnés ou pour aveugles, d'un zoo dont les animaux meurent de faim et de froid, on assiste au " ramassage " des cadavres, on rencontre une prostituée affamée à la recherche de clients...
    Ces chroniques, qu'il avait l'intention de réunir en un recueil, sont restées introuvables pendant une soixantaine d'années, et n'ont reparu en Russie qu'après la chute de l'URSS, au début des années 1990.

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  • L'or se couvre de rouille, l 'acier tombe en poussière, et le marbre s'effrite.
    Tout est prêt pour la mort. ce qui résiste le mieux sur terre, c'est la tristesse, et ce qui restera, c'est la parole souveraine. anna akhmatova. en russie, à la fin des années trente, parmi les millions d'innocents arrêtés qui disparaissent dans les cachots et dans les camps, il y a le fils d'anna akhmatova, un des grands poètes russes du siècle. elle compose alors des poèmes qu'elle n'ose même pas confier au papier : des amis sûrs les apprennent par coeur et, pendant des années, se les récitent régulièrement pour ne pas les oublier.
    En évoquant sa tragédie personnelle, akhmatova parle au nom de toutes les victimes, et aussi de toutes les femmes qui, comme elle, ont fait la queue pendant des semaines et des mois devant les prisons. ses vers " formés des pauvres mots recueillis sur leurs lèvres ", comptent parmi les plus poignants de la littérature russe. les dizaines de millions de voix étouffées et brisées qui, grâce à elle, traversent l'espace et le temps pour parvenir jusqu'à nous, résonneront encore longtemps dans la mémoire de la russie.

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  • Publié en 1926, ce petit livre de pilniak, fondé sur des faits réels, met en scène un célèbre commandant de l'armée rouge mort dans des circonstances obscures.
    Qualifié de " contre-révolutionnaire " et de " calomnieux à l'encontre du comité central et du parti ", ce récit, immédiatement censuré, est l'un des premiers textes littéraires à décrire de l'intérieur la machine infernale de la révolution qui broie peu à peu ses enfants. sa puissance presque hallucinatoire tient avant tout à ses qualités littéraires et à son étonnante modernité : avec la froideur et la précision d'une caméra, dans un style cinématographique et saccadé, une lune affolée observe les agissements étranges des hommes dans une ville-machine enveloppée de brouillard et lacérée par les phares d'automobiles fonçant à toute allure dans la nuit.

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  • Ce tout petit livre nous conte, de façon vivante et concrète, l'étonnante histoire vraie d'une traductrice russe passionnée de poésie anglaise qui, arrêtée pendant la guerre de 40, traduisit le Don Juan de Byron (17 000 vers) dans une cellule du NKVD pendant deux ans.
    Le destin de Tatiana Gnéditch, par ailleurs descendante du traducteur de L'Ilyade en russe, illustre à merveille la place de la poésie dans la résistance intérieure aux dictatures : Tatiana Gnéditch a survécu à la prison et au camp grâce au poème de Byron. Et sa passion pour la littérature est devenue le catalyseur des aspirations à la liberté et à la beauté de ceux qui, plus tard, ont lu les 100 000 exemplaires de sa traduction.

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  • sophia pétrovna est une femme sans histoires.
    elle élève seule son fils unique, un garçon sérieux et travailleur, et ne s'intéresse absolument pas à la politique. mais en russie, dans les années trente du xxe siècle, personne n'est à l'abri de l'arbitraire de l'etat, même ceux qui n'ont rien à se reprocher... a côté des récits sur les camps soviétiques comme ceux de chalamov, à côté des études historiques sur les répressions du système communiste, ce texte sobre et poignant éclaire l'autre côté des barbelés, le monde de ceux et surtout de celles qui attendaient désespérément des nouvelles de leurs proches arrêtés et condamnés sans raison ni explication - celles-là mêmes auxquelles akhmatova a rendu hommage dans son requiem composé à la même époque.
    epuisé depuis des années, ce récit écrit sur le vif et paru en français dans les années soixante-dix sous le titre la maison déserte, méritait d'être de nouveau accessible au public français.

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  • S.O.S.

    Léonid Andreïev

    Léonid Andreïev (1871-1919) est un écrivain et un dramaturge qui connut un grand succès au début du XXe siècle. Ses récits, 5 volumes parus aux éditions José Corti, brossent une fresque extrêmement vivante de la vie en Russie avant 1917.
    Le recueil S.O.S. rassemble quatre articles ou essais écrits durant les deux dernières années de sa vie. Retranché dans la maison qu'il possédait en Finlande, Andreïev observait de loin les bouleversements qui secouaient son pays.
    Qu'il analyse les effets de la censure sur les écrivains, l'ascendant pris par Lénine sur le peuple russe, la façon dont la révolte sauvage prend le pas sur la révolution, ou le déchaînement de la barbarie sous couvert de grandes et nobles idées, il donne libre cours ici au lyrisme et à la passion qui le caractérisent : il considère les chose en poète plus qu'en analyste politique.
    Ces textes sont un exemple de plus du fait qu'il a existé dès le début des esprits lucides qui ont parfaitement décelé tout ce que le coup d'État bolchevique portait en germe.

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  • Recueil de nouvelles.

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  • Dans ce petit texte Virginia Woolf (1882-1941) évoque (à la première personne) une promenade à travers les rues de Londres. Sous prétexte d'aller acheter un crayon, elle ferme la porte sur le monde familier de sa maison et part à l'aventure dans les rues, ouverte à tout ce qu'elle voit, tout ce qu'elle croise, tout ce qu'elle entend. Ce très bel essai est une description de l'errance de l'esprit qui suit le fil ou plutôt les zigzags de la pensée, comme un promeneur errant au hasard des rues, disponible à tous les possibles.

    Il s'agit d'un magnifique exemple de l'art de Virginia Woolf, qui était du reste une infatigable marcheuse.
    Ce texte est préfacé par Philippe Blanchon, poète, traducteur et éditeur.

  • Moscou, 1919.
    Sur les décombres d'une russie meurtrie par la guerre civile et la révolution, on brûle les livres pour se chauffer, on les troque contre de la farine et des harengs.
    à l'instigation de mikhaïl ossorguine, journaliste et romancier, une poignée d'intellectuels va pourtant fonder une librairie qui deviendra légendaire.
    Gardiens des livres passés et à venir, ils recueillent patiemment les débris des bibliothèques éparpillées ou pillées, ils diffusent, sous forme de manuscrits enluminés, les livres qui continuent à s'écrire, ils aident poètes, écrivains et philosophes à survivre tant matériellement que moralement, en leur offrant, outre des secours concrets, un refuge contre le prosaïsme d'un quotidien misérable.

    Deux plaquettes manuscrites d'a. rémizov et de m. tsvétaïeva illustrent la curieuse histoire de ces libraires-éditeurs racontée par un bibliophile.

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  • Avoir été parmi les premiers à découvrir et à décrire les camps de concentration nazis a sans doute beaucoup contribué à transformer le regard de vassili grossman sur le monde : c'est après la guerre qu'il a écrit ses oeuvres maîtresses, les plus profondes et les plus lucides.
    C'est aussi à partir de cette époque que ses yeux se sont ouverts sur le caractère totalitaire du régime communiste.
    Dans ces deux méditations sur la beauté et le destin, sur ce qu'il y a d'humain en l'homme et ce qui reste de lui après la mort, le lecteur retrouvera le souffle et la patte de l'auteur de vie et destin : le goût du détail concret et de brusques envolées lyriques, une grande faculté d'empathie et une robuste candeur associée à une sagacité pleine de réalisme.

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  • Ce petit livre contient trois recueils de textes courts. « Les langues de la tour de Nemrod », où l'auteur présente différentes langues parlées par les peuples qui construisaient la tour de Babel, les « Figures du Don » qui mettent en scène des personnages légendaires et loufoques de ce fleuve dont la rive droite (le côté de la Crimée ») est en Occident et la rive gauche (« le côté des Nogaïs ») est déjà en Asie. Et les« Récits sur Catulle », où Otrochenko raconte la genèse de certains poèmes de Catulle : « Tout ce que j'écris sur lui est vraisemblable. Je ne me suis jamais écarté de cet intrigant personnage, poète romain innocent, fou et bienheureux, l'idiot qui a reçu le baiser divin. C'est l'image qui est née en moi et que j'ai profondément aimée. »

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  • Cette pièce d'Oscar Wilde accompagnée des dessins d'Aubrey Beardsley a fait scandale lorsqu'elle est parue en France et en français en 1893. Elle a été interdite en Angleterre jusqu'en 1931.
    Le thème de Salomé, qui dansa la danse des sept voiles devant son beau-père Hérode afin d'obtenir la tête de saint Jean-Baptiste pour sa mère Hérodiade, se retrouve chez bien des artistes de l'époque, depuis Flaubert jusqu'à Mallarmé en passant par Gustave Moreau.
    Oscar Wilde et son illustrateur, deux dandys et deux esthètes, campent un personnage de femme fatale et sensuelle face à un Ioakanaan (Jean Baptiste) austère et désincarné.
    Ce texte et ces illustrations, qui ont servi de base à un opéra de Richard Strauss et inspiré, entre autres, Peter Brook et Ken Russell, n'avaient pas été réédités ensemble depuis longtemps.

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  • Le décafardiseur

    Alexeï Rémizov

    La magie et l'art de Rémizov, qui se décrivait lui-même comme un "automneux, solitaire et sans pareil, égaré parmi les hommes", tiennent autant à sa façon de regarder le monde de ses yeux tondus de myope qu'à sa façon de le raconter.
    Né d'images surgies tout droit de son enfance (un inquiétant décafardiseur adepte de la Vieille Foi persécutée, des scènes d'exorcismes dans un monastère hanté par des possédés et décoré d'une grenouille géante changée en pierre), ce petit conte démoniaque et néanmoins malicieux nous entraîne dans un univers fantasmagorique. Qui sont les habitants de cette étrange maison ? Invoquent-ils le Malin, s'adonnent-ils à la sorcellerie ? Et quel sort attend les polissons qui les espionnent ? En fouillant dans les recoins ténébreux d'une ville de province russe et de ses croyances cachées, Rémizov nous livre peut-être ici une des clés de cette Russie éternelle dont l'énigme continue encore à nous fasciner.
    Mais pour pénétrer dans ce monde tissé de sortilèges, il faut accepter de "perdre l'esprit" et de faire basculer sa raison. "la tête en bas, les pieds en l'air" !

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  • Ce petit livre contient deux essais extrêmement vivants consacrés à la création, dans lesquels Zamiatine tente de décrire les processus de la création artistique, et plus particulièrement de la création littéraire.

    Evguéni Zamiatine (1884-1937) est un écrivain qui joua un rôle majeur dans la vie littéraire en Russie dans les années 1910-1920. En butte à la censure tsariste, il fut d'abord, comme la plupart des intellectuels, très favorable à la révolution. Reconnu d'emblée comme un grand prosateur, il collabora à des revues, donna des conférences sur la technique de la prose et anima des ateliers d'écriture. Mais très vite, il se rebella contre la politisation de la littérature. En 1929, il fut victime de violentes attaques en raison de la publication en Occident de son roman Nous autres (une oeuvre de la même veine que Le Meilleur des mondes et 1984, dénonçant la mainmise de l'Etat sur la vie des hommes). Ne pouvant plus publier en URSS, il demanda à Staline l'autorisation d'émigrer. Il quitta son pays en 1931, et vécut à Paris où il mourut en 1937.

    " Mes enfants, ce sont mes livres - je n'en ai pas d'autres.
    " Il y a des livres qui ont la même composition chimique que la dynamite. La seule différence, c'est qu'un bâton de dynamite explose une fois, et un livre des milliers de fois.
    " L'homme a cessé d'être un singe, il a surpassé le singe le jour où a été écrit le premier livre. Le singe ne l'a toujours pas oublié : essayez donc de lui donner un livre, il va aussitôt le mordiller, le déchirer, le souiller. "

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  • Fiodor Tiouttchev (1803-1873) est un des plus grands poètes russes du XIXe siècle, que le public français connaît mal, car il existe peu de traductions de son oeuvre : quelques poèmes ici et là dans des anthologies, deux recueils dont l'un est épuisé (à la Librairie du Globe) et l'autre difficilement disponible (à l'Âge d'Homme).
    Or sa gloire n'a cessé de grandir en Russie, car il a été davantage apprécié au XXe siècle que de son temps. Les plus grands noms de la littérature russe lui ont rendu hommage, depuis Pouchkine, Tolstoï, Tourgueniev et Dostoïevski, jusqu'aux symbolistes et autres poètes comme par exemple Akhmatova.

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  • Satan, trônant dans un enfer un peu délabré dont le plafond fissuré laisse passer de malencontreux rayons de soleil, croque des livres indigestes pour son petit déjeuner tout en écoutant les rapports de ses démons envoyés sur terre pour tenter les hommes.
    Un esprit du foyer échange d'agréables souvenirs avec un squelette sorti de sa tombe quand un diablotin débarqué à l'improviste s'amuse à semer la pagaille. cocasses et cyniques, ces deux petits textes publiés en russie vers 1830 par l'énigmatique baron brambeus témoignent de la vogue du surnaturel et de l'occultisme à l'époque romantique, tout en exploitant à des fins satiriques cette veine burlesque qui a toujours permis aux esprits critiques de tourner en dérision la sottise et les idées toutes faites.

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  • soixante ans après la disparition de sa mère, un homme lui en veut toujours d'avoir préféré mourir avec son amant dans une chambre à gaz plutôt que de fuir avec lui, son fils.
    un autre est hanté toute sa vie par sa soeur, morte dans un camp avant sa naissance. un vieil homme revient dans la ville de son enfance, deux vieilles femmes se souviennent. parents, enfants, frères et soeurs, destins croisés, désarticulés et alourdis par un passé douloureux, rencontres entre des vivants et des morts, bribes de souvenirs - hanna krall reprend ici certains thèmes qu'elle a traités dans d'autres livres (souvenirs de survivants de la shoah et de leurs enfants), mais sur un mode encore plus dépouillé que d'habitude.
    tous les instants qu'elle juxtapose, toutes ces vies humaines éparpillées de par le monde, sont reliés par le fil secret et ténu de son regard et de ce style qui lui est si personnel, à la fois concret et poétique. ceux qui connaissent déjà hanna krall retrouveront ici des échos de son oeuvre, et ceux qui ne la connaissent pas pourront entendre, à travers ces fragments de destins, la musique d'une voix qui résonnera encore longtemps en eux une fois le livre refermé

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  • Maupassant a écrit deux textes intitulés Sur l'eau : le plus connu est une nouvelle racontant comment un pêcheur tombe sur un cadavre dans une rivière, le second, que nous publions ici, est le récit d'une croisière que Maupassant a faite en Méditerranée dans les années 1880 sur son yacht le Bel-Ami.
    Il donne lieu à de magnifiques descriptions de la mer et de la côte d'azur et à des réflexions sur les joies de la navigation, mais aussi à des considérations sur la nature humaine, sur la vie et sur la littérature.
    Notre édition se distingue par trois détails importants :
    1) Reprenant les illustrations de l'édition Ollendorf, nous éditons ce texte accompagné de dessins d'Henry Lanos gravés sur bois par Georges Lemoine.
    2) Nous avons placé à la fin un court essai traduit du russe qu'Ivan Bounine (prix Nobel 1933) a consacré avant sa mort au marin Bernard qui apparaît dans le récit de Maupassant, essai qui est une sorte de testament philosophique.
    3) Le texte est précédé d'un avant-propos.

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