Hors Commerce

  • réalisé au cours d'un atelier d'écriture, mené par l'association tvas 15e et animé par violaine massenet, écrivain, le recueil des textes écrits par les jeunes français et maliens, dans la configuration d'un chantier de solidarité internationale, témoigne de leur vision respective du monde, de leurs questionnements intimes, traversés par la culture et la modernité.
    il est le point d'orgue d'une rencontre originale, chargée de conjuguer en ses lignes deux modes d'expression culturelle : l'oralité du conte africain et la transmission écrite de l'occident. aussi, convivialité de l'oral et solitude de l'écrit se croisent-elles dans la langue de l'autre, pour émerger au coeur de ce livre réalisé en français et en bambara. cette écriture plurielle révèle un nouveau mode de partenariat, un engagement citoyen plus solidaire, dont la visée est le développement durable du lien et des échanges interculturels, actualisant les thématiques qui interrogent les jeunes du nord et du sud.

  • " Je déteste quand vous laissez la pénombre envahir la pièce.
    J'ai l'impression de tomber dans votre intimité à mon corps défendant. Tout peut arriver. Surtout que je suis déjà sur le divan ! Allumez la lumière ! " L'architecture subtile de ces " fragments de l'inconscient " reflète " l'inquiétante étrangeté " d'une plongée dans nos errances, nos jouissances, nos manques, nos fantasmes, et nos joies.

  • Une jeune femme, Anne, va remettre au monde sa mère morte dans ses bras en écrivant sa vie...
    Portrait de Geneviève. D'une femme de tous les jours. D'un coeur simple. D'une âme complexe. Geneviève est de ces héroïnes du quotidien que l'on croise mais que l'on ne sait pas voir. Femme solaire, elle illumine de sa chevelure rousse la grisaille des jours, Rousse comme personne... Sous son regard le banal se transforme, les horizons les plus sombres s'évadent au-delà des réalités étriquées de la mansarde familiale.
    La " nomade du réel " élève seule Anne et ses frères, affronte l'épreuve des jours et des solitudes. Qu'importe, Geneviève métamorphose les manques, " plie mais ne rompt point ". Geneviève attend. Jusqu'au bout de l'illusion, elle espère un amour entrevu... Elle reverra Pierrot, un jour... c'est sûr... Une figure populaire d'exception. Un portrait de femme à contre-courant qui manquait à la littérature. Un roman qui bouleverse.
    Une écriture rare qui donne à voir au-delà des apparences du banal. Un hommage à ces femmes, ces mères au coeur de chacun, ressuscitées par la plume de l'auteur " pour que tout recommence, pour que rien ne meure ".

  • Léopoldine naît au Congo Belge aux lendemains de la seconde guerre mondiale. Sage fillette de colons, elle traverse, malgré l'absence du père, une enfance à l'abri du besoin, et relativement à l'écart des indigènes...jusqu'au jour où elle découvre les origines de son père et sent couler dans ses veines du sang mêlé.
    Les siens ne sont plus tout à fait ceux qu'elle pensait ; elle devra apprendre à se défaire de la honte que causera le regard de ses pairs 'européens' et honorer ses 'ancêtres noirs'.

  • Libération, 12 juin 2003.

    Un monologue pornographe qui commence en " mélodrame naturaliste " dans le métro, se poursuit à travers les toiles hallucinées de la peinture belge, et s'achève avec l'expérience mortifère de la richesse, sans que cesse jamais la chasse à l'amour. En guest stars : Glauber Rocha et Carmelo Bene. Par un auteur de romans noirs qui connaît aussi bien le cinéma que les visions de Léon Spilliaert.



    Synopsis, juillet-août 2003.

    C'est un critique de cinéma qui abandonne momentanément les entretiens avec Sergio Leone ou Clint Eastwood pour livrer un roman brûlant, personnel, intime, sur le désir et sa fatalité. Dans un récit court et cru, implacable, il raconte la course haletante d'un homme vers l'autre sexe, de son enfance à l'âge mûr. Ecolières hardies et femmes surprises dans le noir d'un cinéma, maîtresses et prostituées, masochistes ou dominatrices, sa galerie de portraits et de coïts n'est pas le récit d'un priapisme galopant, mais bien l'impossible quête de la fusion avec l'autre, la reconstruction de l'être unique, tous sexes mêlés et confondus. Ce livre est une suite de tableaux ou de dessins à la pointe sèche, où l'exacerbation du désir et de la chair n'empêche ni le sentiment ni l'émotion. Il s'agit d'un grand et beau texte érotique, dans la lignée des maîtres français du genre, qui pourrait tenter nombre de réalisateurs.

  • L'enroulement

    Otto Ganz

    Loisel Migrateur, représentant " en commerce cadavérique ", rencontre Sam Al'Lamandre dans un salon international.
    Entre ces deux personnages en perpétuel déracinement, géographique ou mental, naît une relation passionnée, faite de hasards postaux, de déplacements, de distances et d'éloignement, constamment traversée par cette double question : " après la déflagration de l'amour, peut-on encore se perdre ? Peut-on encore s'oublier ? " Etonnante Sam Al'Lamandre qui ne veut pas qu'on l'abandonne avant qu'elle le demande et qui n'ose pas le demander par crainte de l'être ; intriguant volatile que ce Loisel Migrateur qui, par amour, est incapable d'abandonner sauf si on le lui demande et qui craint la certitude d'en faire les frais.
    Atteindre l'amour, est-ce également mettre en place les mécanismes qui mènent à sa perte ? L'état d'amour serait-il une forme d'autisme ? Un texte surprenant et curieusement tendre. " La matière d'Otto Ganz est dangereuse, déjantée, comme une roue folle... Une telle audace impressionne. Elle est moins d'un "esprit fort" que d'un authentique écrivain. " Caroline Lamarche. " Un auteur belge hors normes [...] Otto Ganz a la plume insolente et toujours en mouvement...
    " Franck Spengler.

  • Au fond de la jungle amazonienne, Marilyn Monroe et Greta Garbo ont-elles joué dans le même film, racontant un épisode inconnu de la vie de Raspoutine ? L'empereur romain Tibère a-t-il une seule fois dirigé la Symphonie pastorale de Ludwig van Beethoven ? Les gentils Teddy Bear peuvent-ils se transformer en King-Kong pourfendeurs d'hélicoptères de combat ? Les enfants Pérégrins réussiront-ils une fois encore à traverser les Portes Noires du temps ? Dieu ne serait-il qu'une formule mathématique à chanter dans la bonne tonalité ? La réponse à toutes ces questions se trouve dans " Greta Garbo et les crocodiles du Père Fouettard ", qui est le pendant, plein d'humour et de rebondissements, de " Marilyn Monroe et les samouraïs du Père Noël " (Editions J'ai lu).

  • Paris 1833. La misère pousse le peuple à la violence et la corruption est synonyme de réussite sociale. Casimir Loupin, ancien chef de la police de la sûreté de Charles X, dirige une organisation criminelle ayant pour objet esclavage d'enfants, traite des blanches et enlèvements.
    Casse-Pierre, jeune compagnon tailleur de pierre, héritier de la fortune tant convoitée des Ruben, est la victime d'une machination ourdie par Loupin qui va le mener jusqu'à Constantinople et son monstrueux marché aux esclaves.
    Les Enchaînées est la deuxième époque des aventures de Casse-Pierre, compagnon tailleur de pierre au XIXe siècle. La troisième époque nous mènera au coeur des " barricades sanglantes " de 1848.

  • Au coeur du Moyen Âge, le fils d'un riche marchand d'Assise choisit d'inscrire ses pas dans ceux du Christ en suivant les chemins de l'amour et de la pauvreté, comme le feront au XXe siècle Mère Teresa et Soeur Emmanuelle.

    Tel un roman d'aventure, Le Fou d'Assise raconte la vie extraordinaire d'un homme ordinaire que l'histoire a célébré sous le nom de Saint François d'Assise.

    Plus qu'une biographie, ce récit historique, dépouillé des scories de la légende, nous fait revivre le destin exemplaire d'un écologiste avant la lettre qui, s'il vivait aujourd'hui, aurait certainement combattu le capitalisme sauvage qui inscrit l'égoïsme et le profit comme modèles de société au détriment de l'homme.

    La démarche révolutionnaire de François d'Assise, en son temps, trouvera sans nul doute un véritable écho auprès de tous ceux qui sont en quête de réponses face aux pertes de sens de notre monde contemporain.

  • La folie de Kroupnik faisait jaser.
    Il avait mis en pièces, mangé des pages du livre Prières de Kippour. Ne plus porter la kippa, s'être massacré la barbe et les anglaises étaient autant de signes prouvant qu'il avait perdu toute estime de soi. La lecture d'un texte sacré dans les W.-C., le déplacement impérieux des mezouzoth, ces transgressions affichées le faisaient hérétique aux yeux de ses disciples. Rozen chercha ce qui pouvait être de nature à troubler l'entendement d'un rabbin.
    Dieu n'est pas, Dieu n'est plus ? Il s'est suicidé ? Non. Des hommes aussi solides ne se troubleraient pas pour si peu. Ainsi s'interroge Rozen, érudit, Juif athée, joueur d'échecs, appelé à jouer les épouvantails à rabbin pour sauver le rabbi de la folie. "Nos voeux ne sont pas des voeux, [...] nos serments ne sont pas des serments." La prière du Kol Nidré est source d'interrogations et de persécutions pour les juifs depuis des siècles.
    Michel Steiner s'empare de ce paradoxe pour instruire un roman à énigme éclatant, où le lecteur est conduit avec le héros à trouver le sens oublié de ce texte. Humour juif et dialectique se disputent tout le long de ce roman spéculatif captivant qu'on ne lâche pas avant la dernière page.

  • Vienne, 1762.
    Wolfgang Mozart donne avec sa soeur Nannerl un récital de clavecin devant François Ier, Empereur d'Autriche-Hongrie. Six ans et déjà virtuose, sa musique ensorcelle tous ceux qui l'écoutent. Un an plus tard, la famille Mozart part sur les routes de France, d'Angleterre, des Pays-Bas et d'Italie, afin de lui ouvrir les portes des hautes sphères de la société des Arts et des Lettres. Sillonnant l'Europe, le jeune Mozart progresse avec une rapidité prodigieuse.
    A huit ans, il compose sa première symphonie, à douze ans, son premier opéra. Reconnu par ses pairs, Mozart, qui sera surnommé Wolfgang Amadeus Mozart (celui qui aime Dieu) après son premier concert en Italie à l'âge de dix ans, est pourtant confronté à un public inconstant, successivement adulé puis renié. Plus il avance en âge, plus les difficultés redoublent. De retour dans sa ville natale de Salzbourg, il doit affronter la jalousie, l'indifférence.
    Cependant rien ne saurait altérer son génie et jusqu'à son dernier souffle il compose une musique toujours plus sublime.

  • Maman papillon est en plein désarroi. Seule pour élever ses deux petits vers à soie, sans le sou, sans travail, elle rêve d'une autre vie " ailleurs ", pour eux, pour elle. C'est alors qu'un soir, une pie surgit de la bouche de son fils aîné et lui donne les clefs pour partir en quête d'un monde meilleur. Elle quitte ses enfants, des larmes mêlées de tristesse et d'espoir sur les joues. Sa recherche l'entraîne, à dos d'animaux, dans un merveilleux voyage aux quatre points cardinaux qui, selon les légendes indiennes d'Amérique du Nord, ont chacun une signification. L'Est : le projet, le Sud : la méthode, l'Ouest : l'assimilation, le Nord : la réalisation. Son parcours est semé de rencontres étourdissantes et d'instants magiques mais aussi de défis et d'embûches. Tel le papillon qui émerge de la chrysalide pour déployer enfin ses ailes, elle ne parvient à découvrir un monde de paix et de sérénité qu'au prix de ses propres efforts. Elle devient alors la fée, la conteuse de sa propre vie. Conte pour enfants, pour adultes - tant ses messages d'" amour, d'humour et de bravoure " ont une portée universelle -, " Terre de lumière " est un fabuleux voyage à lire la tête à l'envers.

  • un monde où les vieux ne meurent plus, et où la jeunesse servile se tue au travail.
    un monde où les poissons sont les rois du ciel et où la lavande pousse au fond de la mer. dans un petit village au sud de ce monde à l'envers vit martin, jeune cultivateur de crevettes, entouré de michel, son canard de compagnie, burniouf, voisin empoté et faible d'esprit, et lola, douce compagne, peintre aux visions étranges éternisant des oiseaux dans le ciel. au nord, plus au nord, la cité de métal, ville dirigée par une mystérieuse " madame " où les vieillards font travailler une jeunesse aliénée, dans une gigantesque usine appelée la structure.
    face à cette société " sénilocrate ", une résistance s'active, dont certains membres semblent tout connaître de cette madame et du secret qu'elle protège depuis des décennies... roman d'anticipation aux accents surréalistes, des crevettes dans les arbres envisage non sans humour un avenir sombre et revisite l'absurde à l'instar de boris vian dans l'arrache-coeur, saramago dans la cité des aveugles ou encore orwell dans 1984.

  • sylvie et laurent pensaient profiter d'une journée paisible, en ce samedi de début d'été.
    mais c'était sans compter la venue inopinée de leur famille, de voisins et d'amis ! pêle-mêle, débarquent steve, demi-frère de laurent, venu déposer julienne, un plant de cannabis, avant son départ pour donner un concert en province, djamila, mère handicapée d'un voisin aux prises avec un dégât des eaux, josiane, ancienne amie de fac de sylvie poursuivie par un mystérieux tueur, jean-marc, jeune facteur maladroit planté sur des rollers...
    ce jour est évidemment le jour où laurent, inventeur de profession, apprend l'arrivée prématurée de son acheteur. pour détendre l'atmosphère, djamila, pensant bien faire, prépare un thé à la marocaine avec du sucre de canne tiré d'une boîte égarée par steve. du sucre de canne oui, mais pas le moindre, car celui-ci est glacé par son propriétaire à la résine de julienne. cette méprise entraîne toute la maisonnée dans une incontrôlable frénésie collective, les masques tombent, les secrets se révèlent et les verrous du politiquement correct cèdent pour laisser place à une galerie de personnages hilarants, le tout sous l'oeil bienveillant d'un étrange couple de bouvreuils, qui semble bien avoir son rôle à jouer dans cette comédie humaine.

  • Une jeune femme, Anne, va remettre au monde sa mère - morte dans ses bras - en écrivant sa vie... Portrait de Geneviève. D'une femme de tous les jours. D'un coeur simple. D'une âme complexe. Geneviève est de ces héroïnes du quotidien que l'on croise, mais que l'on ne sait pas voir. Femme solaire, elle illumine de sa chevelure rousse la grisaille des jours, rousse comme personne... Sous son regard, le banal se transforme, les horizons les plus sombres s'évadent au-delà des réalités étriquées de la mansarde familiale. La « nomade du réel » élève seule Anne et ses frères, affronte l'épreuve des jours et des solitudes. Qu'importe, Geneviève métamorphose les manques, « plie mais ne rompt point ». Geneviève attend. Jusqu'au bout de l'illusion, elle espère un amour entrevu... Elle reverra Pierrot, un jour... c'est sûr... Une figure populaire d'exception. Un portrait de femme à contre-courant, qui manquait à la littérature. Un roman qui bouleverse. Une écriture rare, qui donne à voir au-delà des apparences du banal. Un hommage à ces femmes, ces mères au coeur de chacun, ressuscitées par la plume de l'auteur « pour que tout recommence, pour que rien ne meure ».

  • Marie-Christine a dix ans quand le cauchemar commence. À cause d'un engrenage effrayant de situations, à cause de psychiatres prêts à interner - dans leur clinique privée - des enfants parfaitement sains, pourvu que la famille paie, Marie-Christine passe une bonne partie de ses jeunes années chez les fous. Internements abusifs, scandaleux, qui auraient pu la faire sombrer dans la folie : tout ce qu'elle peut dire ou faire ne se retourne-t-il pas contre elle ? Une tentative de viol, dans le château familial, lui vaut un nouveau séjour chez les fous : elle est mythomane, attaque l'honneur d'un homme marié, dit-on. Que peut une enfant, ou une adolescente, contre le regard des autres, ceux qui décrètent qu'elle est folle ? Mais Marie-Christine se débat avec l'énergie du désespoir. Elle finit par rencontrer un médecin, révolté, qui l'arrache aux psychiatres - ainsi qu'à sa famille - et permet à l'adolescente qu'elle est de vivre enfin. Un témoignage bouleversant, qui doit empêcher d'autres tragédies similaires, et redonner courage à ceux qui, à quelque niveau que ce soit, souffrent du regard des autres.

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