Hors Commerce

  • 4 500 mots pour caresser dans le sens du poil !



    Enfin un dictionnaire entièrement dédié aux mots qui font rougir de plaisir, à ceux que l'on souhaiterait entendre tous les jours et pourquoi pas, crier haut et fort à l'être aimé.
    L'auteur, Robert Gordienne, recense plus de quatre mille cinq cents mots et expressions qui nous prouvent que la flatterie est un art que la langue française a magnifié depuis des siècles pour en faire un sport national ! Vous y trouverez des éloges :

    Tendres, AMOUR n.m. du lat. amor. ? Fait l'éloge du sentiment et le compliment du transport, de l'élan vers l'autre. On demande à l'Ami : qu'est-ce qui fait naître l'amour ? Qu'est-ce qui le fait vivre ? Qu'est-ce qui le fait mourir ? et l'Ami répondit : l'amour naît des souvenirs, vit d'intelligence et meurt d'oubli. R. Lulle.

    TA BEAUTE SEULE EST TON SEUL ORNEMENT express. ? Issue d'un madrigal de Ronsard. Fait le compliment de l'amour. De quoi te sert mainte Agate gravée/ Maint beau Rubis, maint riche Diamant ? Ta beauté seule est ton seul ornement. Ronsard.

    AME DE MA VIE express. napoléonienne. ? Fait l'éloge et le compliment de la personne que l'on aime. Je n'ai pas pris une tasse de thé sans maudire la gloire et l'ambition qui me tienne éloignée de l'âme de ma vie. Bonaparte à Joséphine in Je vous aime.

    De circonstance, BOUQUET n.m. ? Signe matériel d'éloge et de compliment. Fait la flatterie des sens (arôme) surtout lorsqu'il est garni. Peut être offert à un sportif vainqueur comme à une dame. Peut être également un signe d'hommage mortuaire.

    CAJOLERIE n.f. ? Fait la flatterie dans des intérêts bien particuliers et parfois illicites.

    HAUTESSE n.f. Vx. ? Fait le compliment du sultan des Turcs, si jamais vous le rencontrez. Mais en louant ainsi votre royale hautesse,/Je craindrais d'offenser sa grande humilité. J. Du Bellay.

    DIFFA n.f. ? Fait le compliment de l'hôte dans les pays d'Afrique du Nord avec festin et réjouissances.

    Souvent drôles, YACHT n.m. du néerl. jacht. ? Fait la flatterie du fortuné.

    NE PAS CHANGER express. ? Fait l'éloge de l'immobilisme et de l'entêtement. ? Fait également la flatterie de l'homme mûr et du vieillard. Non, zé n'ai pas chanzéééééééééé. scie de Julio Iglesias.

    DORER LA PILLULE (SE) express. pr. ? Fait l'éloge et le compliment du farniente. N.B. : Cette expression est détestée par le MEDEF, qu'on emmerde ici.

    A PISSER DANS SA CULOTTE express. grossière. ? Fait le compliment de la joie et de la drôlerie. ANT. : à chier.

    CHE (le) n.pr. Allusion à Ernesto Guevara, dit le " Che " (1928 - 1967). ? Fait le compliment du révolutionnaire humaniste et de l'idéaliste socialiste non encore perverti par l'appétit et la brioche.

    STARLETTE n.f. La fille de la star. ? Fait l'éloge de la croupe, des nichons et du cul d'une jeune femme passablement délurée et vulgaire ayant la prétention de " faire du cinéma ".

    CASH n.m. Terme de l'Erostrate américain, grand menteur devant l'Eternel avec son bouffon international Powell. Cash down. ? Fait l'éloge de la liquidité.

    FLUIDE adj. Du lat. fluidus. ? Fait l'éloge de la circulation sur le périphérique et sur l'autoroute. Sa mémoire (...) un cher fantôme dont la forme ondulante et fluide baigne, hydre voluptueuse, de la caresse de ses tentacules. A. Jarry parfois coquines, CHARMES n.m. pl. ? Désigne un ensemble d'attraits propres à séduire et auxquels il est difficile - pour nous, pauvres pécheurs - de résister. La croupe, les seins VIRIL, ILE adj. Du lat. virilis. ? Fait l'éloge de l'amant, le compliment du membre et la flatterie du mari et de l'âme. Mon chéri, ce que tu es viril ! Nine.

    TRESORS JUMEAUX express. ? Fait l'éloge et le compliment des seins. Mais l'opulent contour de l'épaule ivoire, /La courbe des trésors jumeaux de la poitrine, /Font contraste à ce frêle aspect aérien. Ch. Cros.

    LEVRETTE n.f. ? Fait le compliment d'un retournement de situation.

    . et toujours prêtes à être utilisées et réutilisées.

    L'auteur fouille la langue française et ses fleurons pour nous révéler un français aux mille nuances, habile à manier le compliment comme la flatterie ou l'éloge, avec une verve sans égal invitant à la jouissance des formes et des usages. Le français ne fut-il pas pour cela la langue des diplomates durant des siècles ?
    Comme il est doux, ainsi, de se faire prendre, caresser ou châtier, par les mots qui mettent tout leur art à s'ordonner pour le plaisir d'adresser ici un compliment ou un éloge, là une flatterie.
    Eloge ou compliment, félicitation ou flatterie, courbette ou flagornerie, à travers son voyage dans l'intime du français, l'auteur offre un nuancier riche, et délectable qui révèle la couleur de nos expressions.

    Une fois encore, comme pour le Dictionnaire des mots qu'on dit gros, j'ai voulu revisiter la langue, relire voire interpréter à nouveau le sens et j'ai ouvert ma bibliothèque. J'ai convié mes auteurs préférés à ce festin des cinq sens où les mots sont mes invités, j'ai voulu un dictionnaire militant avec mes partis-pris et mon propre sens sur ce qui paraît justement digne d'éloge ou de compliments. à chacun désormais d'en faire bon usage et de jouir de quelques compliments.
    Robert Gordienne Ce livre est un hymne à la douceur de vivre et plaira à tous ceux qui sont à l'affût du bon mot et aux timides en panne d'inspiration.

    Un livre à offrir à ceux qu'on aime... quand on n'a pas les mots pour le dire !

  • Sur commande
  • réalisé au cours d'un atelier d'écriture, mené par l'association tvas 15e et animé par violaine massenet, écrivain, le recueil des textes écrits par les jeunes français et maliens, dans la configuration d'un chantier de solidarité internationale, témoigne de leur vision respective du monde, de leurs questionnements intimes, traversés par la culture et la modernité.
    il est le point d'orgue d'une rencontre originale, chargée de conjuguer en ses lignes deux modes d'expression culturelle : l'oralité du conte africain et la transmission écrite de l'occident. aussi, convivialité de l'oral et solitude de l'écrit se croisent-elles dans la langue de l'autre, pour émerger au coeur de ce livre réalisé en français et en bambara. cette écriture plurielle révèle un nouveau mode de partenariat, un engagement citoyen plus solidaire, dont la visée est le développement durable du lien et des échanges interculturels, actualisant les thématiques qui interrogent les jeunes du nord et du sud.

  • " Choc des civilisations ", " Djihad versus McWorld ", " exception culturelle " : c'est ainsi qu'est abordé à partir du milieu des années 90 le rôle de la culture dans les affaires mondiales.
    Depuis lors, les questions identitaires - donc culturelles - se sont imposées partout avec une acuité nouvelle, comme en témoignent les craintes suscitées par l'élargissement de l'Union européenne, l'affaire des caricatures de Mahomet dans un journal danois ou celle des frontières en Palestine.
    La mondialisation culturelle modifie tes conditions dans lesquelles se déroulent les interactions entre les sociétés et leurs cultures.
    Dans la sphère médiatique globalisée, de plus en plus soumise à la logique économique, c'est aussi la maîtrise des symboles qui se joue, c'est-à-dire la structuration des imaginaires. Du coup, les différences entre les valeurs, les visions du monde et les modes de vie acquièrent une importance décisive.
    La question la plus importante que pose la mondialisation n'est pas celle de savoir comment commercer davantage, mais plutôt de décider comment vivre ensemble à l'échelle planétaire avec des différences culturelles qui ne cessent de se renouveler. Cet ouvrage situe les enjeux géoculturels dans une perspective stratégique. Il propose de les inclure, sur le même pied que les enjeux géopolitiques et géoéconomiques, dans la gouvernance mondiale que le système international actuel ne suffit plus à assurer.
    Les politiques nationales, indispensables pour gérer les conséquences de la mondialisation, ne pourront être efficaces que si des entités géoculturelles s'instituent comme aires d'interactions culturelles privilégiées. L'Europe des cultures, la Francophonie et l'IbéroAmérique, notamment, pourraient constituer des laboratoires du pluralisme culturel mondial et des alternatives crédibles à la perspective des chocs de civilisations.

  • Beaucoup de questions courent sur les chansons.
    Comment unir les mots et la musique ? sur quelles envies ? à partir de quoi ? ii y a aussi des rencontres décisives. mais comment naissent les chansons, à partir de ces rencontres ? j'ai voulu, en racontant ma longue collaboration avec pierre bachelet, et en l'illustrant de mes meilleurs textes pour lui, tenter de répondre, chemin faisant, à certaines de ces questions du public. c'est parfois la petite histoire qui fait la grande.
    C'est l'histoire de chacun de nous qui nourrit chaque chanson...

  • " Je déteste quand vous laissez la pénombre envahir la pièce.
    J'ai l'impression de tomber dans votre intimité à mon corps défendant. Tout peut arriver. Surtout que je suis déjà sur le divan ! Allumez la lumière ! " L'architecture subtile de ces " fragments de l'inconscient " reflète " l'inquiétante étrangeté " d'une plongée dans nos errances, nos jouissances, nos manques, nos fantasmes, et nos joies.

  • Une jeune femme, Anne, va remettre au monde sa mère morte dans ses bras en écrivant sa vie...
    Portrait de Geneviève. D'une femme de tous les jours. D'un coeur simple. D'une âme complexe. Geneviève est de ces héroïnes du quotidien que l'on croise mais que l'on ne sait pas voir. Femme solaire, elle illumine de sa chevelure rousse la grisaille des jours, Rousse comme personne... Sous son regard le banal se transforme, les horizons les plus sombres s'évadent au-delà des réalités étriquées de la mansarde familiale.
    La " nomade du réel " élève seule Anne et ses frères, affronte l'épreuve des jours et des solitudes. Qu'importe, Geneviève métamorphose les manques, " plie mais ne rompt point ". Geneviève attend. Jusqu'au bout de l'illusion, elle espère un amour entrevu... Elle reverra Pierrot, un jour... c'est sûr... Une figure populaire d'exception. Un portrait de femme à contre-courant qui manquait à la littérature. Un roman qui bouleverse.
    Une écriture rare qui donne à voir au-delà des apparences du banal. Un hommage à ces femmes, ces mères au coeur de chacun, ressuscitées par la plume de l'auteur " pour que tout recommence, pour que rien ne meure ".

  • Making-of

    Claire Legendre

    Caïn Shoeshine s'est mal réveillé, comme d'habitude.

    Pamela n'a plus de serviettes périodiques, plus de bras droit, plus rien à manger.
    Annabella a de plus en plus de poils verts dans les yeux.
    Samantha devient orgueilleuse à force de ne pas dormir. La femme de Caïn n'a plus aucun scrupule.
    Le concierge n'a pas l'air très intelligent.
    Et Bastien Salamandre lutte pour sauver quelques illusions.
    Mais La grande Illusion, c'est la pellicule. La pellicule, ça conserve tout :les larmes, les cris, les corps dégénérés.
    Les corps, surtout.
    Car Caïn Shoeshine est un cinéaste inspiré.
    Entre New York, Vienne et Cannes, il filme son univers décadent.
    Dont personne ne sort indemne.

  • Au soir du second tour de l'élection présidentielle, madame royal, sans sourciller, nous a fait accroire qu'elle venait de remporter une magnifique victoire.
    Or, le verdict a été sans appel puisqu'elle n'a obtenu que 46,8 % des suffrages. face à sa curieuse interprétation du résultat à laquelle s'ajoute désormais son désir de prendre la direction du parti socialiste, je ne peux, en tant que militant de ce parti, accepter ce déploiement de mauvaise foi. madame royal a perdu dans des proportions inédites. ce n'est ni de la faute des fameux éléphants, ni du manque d'enthousiasme de la part des militants, ni parce qu'il pleuvait ou ventait ce jour-là, mais bel et bien parce qu'elle fut la plus mauvaise candidate que le parti socialiste pouvait présenter.
    En effet, au fil de sa campagne, s'exonérant de toute contrainte, elle désigna le parti comme un handicap, rejetant le travail qui avait été fait par des milliers de militants pour élaborer le programme, excluant ou marginalisant - parfois en les humiliant - les femmes et les hommes qui avaient fait jusqu'à ce jour le parti tel qu'il était, un parti fort et rassembleur, s'entourant d'une " camarilla " aux personnalités incertaines, jouant la division en agrégeant autour d'elle quelques individualités en quête de notoriété et sans doute de postes, jouant le contournement du parti en créant un club de supporters " la ségosphère ", se dégageant des principes et des valeurs du ps pour essayer de glaner des voix ici et là, accumulant des bourdes et des gaffes, misant sur sa seule personne pour rassembler avec des accents de madone ou de télé-évangéliste, bousculant au nom de la modernité un certain nombre d'identifiants de gauche, bref, en se posant en femme libre comme elle l'a maintes fois répété, au risque de devenir une candidate dans laquelle, comme beaucoup d'autres militants, je ne pouvais plus m'identifier.
    Au risque de perdre mes propres repères, idéologiques, politiques et moraux, je m'élève donc contre la pensée unique qui sévit aujourd'hui au sein de l'opinion selon laquelle madame royal représenterait la modernité face à toutes celles et ceux qui construisirent le ps durant les décennies passées. elle n'est qu'un avatar de la société médiatique, sans idée ni vision, préoccupée de prendre le pouvoir et de l'assumer de manière solitaire comme l'a prouvé son comportement durant la campagne.

  • Léopoldine naît au Congo Belge aux lendemains de la seconde guerre mondiale. Sage fillette de colons, elle traverse, malgré l'absence du père, une enfance à l'abri du besoin, et relativement à l'écart des indigènes...jusqu'au jour où elle découvre les origines de son père et sent couler dans ses veines du sang mêlé.
    Les siens ne sont plus tout à fait ceux qu'elle pensait ; elle devra apprendre à se défaire de la honte que causera le regard de ses pairs 'européens' et honorer ses 'ancêtres noirs'.

  • Libération, 12 juin 2003.

    Un monologue pornographe qui commence en " mélodrame naturaliste " dans le métro, se poursuit à travers les toiles hallucinées de la peinture belge, et s'achève avec l'expérience mortifère de la richesse, sans que cesse jamais la chasse à l'amour. En guest stars : Glauber Rocha et Carmelo Bene. Par un auteur de romans noirs qui connaît aussi bien le cinéma que les visions de Léon Spilliaert.



    Synopsis, juillet-août 2003.

    C'est un critique de cinéma qui abandonne momentanément les entretiens avec Sergio Leone ou Clint Eastwood pour livrer un roman brûlant, personnel, intime, sur le désir et sa fatalité. Dans un récit court et cru, implacable, il raconte la course haletante d'un homme vers l'autre sexe, de son enfance à l'âge mûr. Ecolières hardies et femmes surprises dans le noir d'un cinéma, maîtresses et prostituées, masochistes ou dominatrices, sa galerie de portraits et de coïts n'est pas le récit d'un priapisme galopant, mais bien l'impossible quête de la fusion avec l'autre, la reconstruction de l'être unique, tous sexes mêlés et confondus. Ce livre est une suite de tableaux ou de dessins à la pointe sèche, où l'exacerbation du désir et de la chair n'empêche ni le sentiment ni l'émotion. Il s'agit d'un grand et beau texte érotique, dans la lignée des maîtres français du genre, qui pourrait tenter nombre de réalisateurs.

  • Volontaire désigné

    Pierre Stolze

    "Il paraît soldat, que tu l'as bien méritée, ta retraite.

    Alors, plutôt que de t'ennuyer dans cet établissement pour vétérans, raconte-nous quelques-uns de tes souvenirs, les plus héroïques, les plus saignants ou les plus cocasses.
    Raconte-nous, toi qui, si souvent, trop souvent, as été désigné volontaire d'office.
    Raconte-nous cette guerre éternelle, cette guerre semblable à toutes les autres, Sécession, Grande Guerre, 39-45, Vietnam ou Bosnie.
    Oui, raconte-nous la folie des hommes.
    ".

  • L'enroulement

    Otto Ganz

    Loisel Migrateur, représentant " en commerce cadavérique ", rencontre Sam Al'Lamandre dans un salon international.
    Entre ces deux personnages en perpétuel déracinement, géographique ou mental, naît une relation passionnée, faite de hasards postaux, de déplacements, de distances et d'éloignement, constamment traversée par cette double question : " après la déflagration de l'amour, peut-on encore se perdre ? Peut-on encore s'oublier ? " Etonnante Sam Al'Lamandre qui ne veut pas qu'on l'abandonne avant qu'elle le demande et qui n'ose pas le demander par crainte de l'être ; intriguant volatile que ce Loisel Migrateur qui, par amour, est incapable d'abandonner sauf si on le lui demande et qui craint la certitude d'en faire les frais.
    Atteindre l'amour, est-ce également mettre en place les mécanismes qui mènent à sa perte ? L'état d'amour serait-il une forme d'autisme ? Un texte surprenant et curieusement tendre. " La matière d'Otto Ganz est dangereuse, déjantée, comme une roue folle... Une telle audace impressionne. Elle est moins d'un "esprit fort" que d'un authentique écrivain. " Caroline Lamarche. " Un auteur belge hors normes [...] Otto Ganz a la plume insolente et toujours en mouvement...
    " Franck Spengler.

  • Au fond de la jungle amazonienne, Marilyn Monroe et Greta Garbo ont-elles joué dans le même film, racontant un épisode inconnu de la vie de Raspoutine ? L'empereur romain Tibère a-t-il une seule fois dirigé la Symphonie pastorale de Ludwig van Beethoven ? Les gentils Teddy Bear peuvent-ils se transformer en King-Kong pourfendeurs d'hélicoptères de combat ? Les enfants Pérégrins réussiront-ils une fois encore à traverser les Portes Noires du temps ? Dieu ne serait-il qu'une formule mathématique à chanter dans la bonne tonalité ? La réponse à toutes ces questions se trouve dans " Greta Garbo et les crocodiles du Père Fouettard ", qui est le pendant, plein d'humour et de rebondissements, de " Marilyn Monroe et les samouraïs du Père Noël " (Editions J'ai lu).

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