Christophe Siébert

  • Par portrait, récits et scène successifs, Siébert donne ici de l'amplitude à un projet romanesque ambitieux, situé dans une ville imaginaire, métaphore sombre des enfers modernes.
    Version russe du Los-Angeles de Blade Runner, Mertvecgorod est une immense mégapole post-soviétique et préapocalyptique dévorée de pollution, perdue dans la toundra, pourrie jusqu'à la moelle, criblée de surnaturel, augmentée du Londres de Jack the ripper déplacé à la frontière ukrainienne, le tout cauchemardé par Ballard et généreusement nappé d'une épaisse couche de Cthulhu et d'Aleister Crowley. La bande-son idéale : Coil, Einstu¨rzende Neubauten, Diamanda Galas, Laibach.
    Le roman expose les grandes thématiques au coeur de ce cycle. A travers des récits tantôt violents, tantôt sordides, tantôt grotesques et bizarres, tantôt amusants et humains, Siébert se livre à une exploration horrifique de l'individu, défiant la censure et les interdits : une collection purement sadienne. Davantage encore que le sexe, ce sont ici les fantasmes, les pulsions de mort, de voyeurisme, de domination, et d'humiliation qui sont observés.
    L'ensemble compose un tableau très vaste et riche du monde en décomposition qui est le nôtre, une « comédie inhumaine » traversant plusieurs époques et mettant en scène des personnages de tous les âges et de tous les milieux sociaux.

  • Métaphysique de la viande reprend un seul volume deux romans cultes.
    Nuit noire retrace l'histoire d'un tueur en série de son enfance à sa mort. Le narrateur y expose sans aucune censure ses fantasmes et sa conception du monde. Alors que la littérature et le cinéma présentent les tueurs en série comme des incarnations sexy et flamboyantes du Mal, Nuit noire montre ce qu'ils sont : des imbéciles dangereux et sans gloire.
    Polar de gare nerveux et violent, influencé par Lovecraft, Dick et Manchette, Paranoïa est soit le récit d'une fin du monde, soit le délire de personnages qui pensent découvrir un complot, soit encore du tourisme dans un univers malade.
    Ecriture sous contrainte formelle ou au contraire fondée sur un rythme punk, les deux livres témoignent d'une maîtrise poétique et formelle exigeante et pleine de sens qui, à travers l'exploration des corps, s'attaque à tous les tabous, s'attache à examiner en pleine lumière les horreurs et déjections sociales.
    Grand-huit pour adulte, Métaphysique de la viande embarque le lecteur dans un tour de manège aux sensations extrêmes dont il ressort complètement lessivé.
    « Leçon magistrale contre les préjugés et les interdits, Métaphysique de la viande s'inscrit au premier rang des oeuvres majeures, de celles dont la découverte marque une vie de lecteur. Jalousons donc ceux qui le découvrent à présent et connaîtront enfin le sens du mot si galvaudé de transgression. » Emmanuel Pierrat

  • Quand j'étais retranchée derrière mon mur de flammes, avec Alice morte à mes côtés, quand j'étais là et que j'attendais que les flics surgissent, j'ai songé à tout ce qu'on a détruit, à tout ce qu'on a brûlé, et j'ai souri. J'ai songé aux chefs-d'oeuvre, à l'Histoire, à la culture, à la beauté, j'ai songé à toutes ces merdes qui ont traversé les siècles et que nous avons transformées en cendres, j'ai songé au néant, et j'ai souri. « Christophe Siébert est un très bon écrivain. Il a un super style, bien meilleur que beaucoup, mais j'ai du mal avec ce qu'il écrit. Non pas que je ne trouve pas ça bien, mais je pense que, même si l'écriture n'a pas de limite, la façon dont il la met au service de la noirceur du monde me gène un petit peu. » - Vincent Ravalec

  • Feminicid : chroniques de Mertvecgorod Nouv.

    Le 20 février 2028, Timur Maximovitch Domachev, ancien journaliste, est trouvé décédé d'une balle dans la tête. Dans son enquête, il s'est intéressé à des sujets en apparence déconnectés les uns des autres : la guerre d'indépendance de la RIM au début des années 90, l'ascension sur fond de crime organisé d'un groupe d'oligarques, le trafic d'organe, endémique dans ce pays, un cinéaste passé en quelques années de l'art officiel au scandale absolu, etc. Mais en réalité une toile de fond sinistre les relie :
    Le feminicid qui frappe Mertvecgorod depuis deux décennies.
    Christophe Siébert explore chaque ramification de ce crime aux 2000 victimes et, dans une langue hostile, limpide, directe, dresse le portrait magnifique et violent d'une société en déliquescence, et de ceux qui tentent d'en ralentir le naufrage.

  • Éric et Lucie, lui designer, elle acupunctrice, forment un couple d'aujourd'hui. On peut tout faire à l'extérieur avec qui vous plaît, à condition de tenir l'autre au courant de chaque détail de la rencontre, de façon à relancer à l'infini le désir conjugal. C'est bien ce qu'ils font scrupuleusement, l'un et l'autre. Et quand on peut rapporter le soir à la maison le son et l'image de la rencontre toute chaude de l'après-midi, quoi de plus excitant pour celui qui n'y participait pas ?

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  • Que feriez-vous si un soir une inconnue venait sonner à votre porte pour que vous l'hébergiez ? Que feriez-vous si cette inconnue, aussi belle que vicieuse, se proposait à vous ? Que feriez-vous si cette insatiable perverse, dont vous n'aviez jamais entendu parler, en savait sur vous plus long que vous l'imaginiez ? Que feriez-vous si cette bombe sexuelle prétendait être votre soeur ?

    Avec Chaudasse !, son roman de l'an passé, Christophe Siébert, le plus obsessionnel de nos auteurs, nous faisait découvrir une fille lubrique comme on en rencontre rarement ! On croyait qu'il n'irait pas plus loin... On se trompait.

  • « C'est quoi un écrivain ? Écrire c'est quoi ? »
    Né en 1974, poète, écrivain et performeur, Christophe Siébert vit à Clermont-Ferrand. Explorant la noirceur, la violence, la dinguerie individuelle ou collective, le sordide et le glauque en général, il est l'auteur d'une vingtaine de livres, dont Métaphysique de la viande, publié aux éditions Au diable vauvert.
    Il raconte ici les étapes de son parcours, depuis les poèmes et nouvelles jetées dans la rue et la semi-clochardisation itinérante des débuts jusqu'à la grande scène de Livre Paris.

  • Un couple libertin enchaîne les expériences sexuelles...
    Eric et Lucie, lui designer, elle acupunctrice, forment un couple d'aujourd'hui. On peut tout faire à l'extérieur avec qui vous plaît, à condition de tenir l'autre au courant de chaque détail de la rencontre, de façon à relancer à l'infini le désir conjugal. C'est bien ce qu'ils font scrupuleusement, l'un et l'autre. Et quand on peut rapporter le soir à la maison le son et l'image de la rencontre toute chaude de l'après-midi, quoi de plus excitant pour celui qui n'y participait pas ?
    Christophe Siébert - qui a publié sous son vrai nom une bonne demi-douzaine de romans à La Musardine, tous marqués par l'intrusion du vice le plus noir dans le quotidien le plus banal - a fondé en 1988 le collectif Konsstrukt, qui regroupe écrivains, plasticiens, musiciens.

  • Dès son plus jeune âge, Ludivine ne pensait qu'à une chose : s'envoyer en l'air ; filles, garçons, tout lui était bon. On pouvait dire qu'elle avait bien mérité son surnom de " chaudasse ". Mais n'allez pas croire qu'elle était incapable d'amour... Cela se mange à tant de sauces, l'amour...
    Après J'ai peur (La Musardine) Le Valet et Le Mange-femmes, Christophe Siébert vous dévoile un nouvel aspect de son talent. Laissez-moi vous dire qu'il n'a pas fini de vous surprendre !

  • Alexia fait la manche devant un grand magasin. David, un étudiant qui vit dans une famille bourgeoise, lui offre le gîte et le couvert - et plus si affinités. Ça tombe bien : ce ne sont pas les affinités qui manquent dans cette famille émancipée...
    Jusqu´où iront-ils ? Aux limites de la perversion. Mais y a-t-il des limites à la perversion ? On espère bien que non...


    Christophe Siébert a fondé en 1998 le collectif Konsstrukt, qui regroupe écrivains, plasticiens, musiciens. Retrouvez-le sur son site :
    Http://www.konsstrukt.blogspot.com. Après J´ai peur, Le Valet, Chaudasse, Le Mange-femmes, Docile est son cinquième roman à La Musardine.

  • Colosse au passé trouble, l'Ogre veut finir sa vie dans la baise la plus débridée. Il les a toutes eues ; enfin, presque toutes. A l'heure du bilan, quand son médecin lui annonce qu'il a contractée une maladie fatale, il se rend compte que des femmes manquent à son palmarès. Il va alors se lancer dans sa dernière quête, explorer tous ses fantasmes, franchir tous ses tabous.

  • J'ai peur

    Christophe Siébert

    « C'est l'histoire d'un type qui (comme tout le monde) veut aimer et être aimé. Seulement, comme beaucoup de monde, il a du mal à voir le monde tel qu'il est vraiment, c'est à dire un ramassis énigmatique d'êtres vivants autonomes. Lui préfèrerait un monde idéal peuplé de femmes qui lui sont soumises, dépourvues de cerveau, et au bord de la jouissance à la seule idée de lui sucer la bite. Le porno sur internet lui apparaît donc comme un idéal, une terre de luxure machiste, le paradis de sa bite. Et le drame, c'est que l'écran de son ordinateur est comme une fenêtre infranchissable. Toute sa vie (et tout le récit), c'est ça : la contemplation avide de ce monde parfait, la frustration et la masturbation compulsive qui en découlent, et le retrait du monde réel, qui en est la conséquence inévitable. » Fondateur du collectif konsstrukt, Christophe Siébert, 32 ans, publie ici son premier roman.

  • Après la guerre il reste quoi ? Et de quelle guerre parle-t-on ? Une guerre est un abcès crevé, une accumulation trop intense qui a fini par exploser entre plusieurs protagonistes, individus, communautés, nations, organismes, mondes.... et qui, à son issue, engendrera une nouvelle situation avec des vainqueurs, des vaincus, des victimes et leurs souvenirs, des profiteurs et des laissés-pour-compte, avec de l'exaltation, du doute, de l'espoir ou de la résignation, avec de la ruine.
    Alors, après la guerre, peut-être que les choses se sont tassées et qu'on reconstruira plus fort, plus beau, plus résistant ou peut être que l'hostilité repartira de plus belle et qu'on se précipitera encore une fois, comme toujours, sur la route d'un nouveau cataclysme.
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    Après la guerre ; 19 textes ravagés - 19 auteurs qui ont survécu.

  • A l'ouest tout paraît nouveau et mystérieux, à l'ouest tout paraît plus libéral, plus vaste, mais à l'ouest le soleil se couche et on ne sait pas ce qui se niche dans les replis du noir.

    A l'ouest de Moscou il y a Varsovie, il y aura toujours une ville plus à l'ouest, quelqu'un plus à l'ouest, un point de chute à l'ouest.

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    A L'OUEST : 11 textes courts, 11 univers d'auteurs au bout de la route.



  • Un vent violent balaie les plaines. Les arbres perdent leurs feuilles qui tourbillonnent vers le ciel et retombent sur un sol gelé. Elles étaient vertes autrefois. La vie manque parfois des marches, titube et porte les masques d'un grand carnaval. La chance et la malchance selon le cours du temps. Tu croyais maîtriser l'histoire mais la roue tourne comme une horloge grinçante. Aujourd'hui bleu et demain sera rouge. De nouveaux soleils se lèvent. Se succèdent les conquêtes, les défaites, la fortune et la ruine.
    11 auteurs prennent leur tour pour chevaucher le toit du monde.

  • Mais qui est tonton Bob ? Le mari éperdument amoureux de tata Yoyo ? Le sobriquet affectueux de mon vélo fluo ? Nous connaissons tous un tonton Bob, nous entretenons tous un rapport émotionnel avec un tonton Bob, il est un proche ou un inconnu avec une réputation, il est quelqu'un ou quelque chose, un personnage, un objet, une griffe, une marque de fabrique, il est une évocation dans la tête des gens.
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    TONTON BOB : 10 textes courts, 10 auteurs, 10 visages.

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