Céline Curiol

  • Ce roman va vous parler de révolution, d'exil, d'illusions, de sororité, d'amour. Son ambition est d'être une fresque de notre époque, une fresque de notre culture, un miroir des dilemmes et des paradoxes que chacun de nous doit s'employer à résoudre. Il est telle une interrogation sur ce que sont les moteurs et les motifs de nos vies.

  • Les sept péchés capitaux, ce n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Cécile Curiol, l'autrice de L'Ardeur des pierres, pour nous raconter l'indolence et la langueur de l'âme.

    «Elle pensa soudain à Melville, et à ce que l'écrivain américain avait voulu signifier par sa célèbre formule : «I would prefer not to».
    Contrairement à ce que beaucoup avaient cru, son héros Bartleby n'était peut-être pas la figure d'une «résistance passive», d'un «en puissance» dépourvu d'agir, mais bien celle d'un malencontreux paresseux !»

  • Judith et Janet ont soixante-dix ans, elles vivent à New York depuis de nombreuses années. Seules aujourd'hui, sans mari, elles poursuivent leur chemin, tant il est vrai qu'un être demeure le même d'un bout à l'autre de son existence. Un roman d'une grande acuité sur le vieillissement, d'une surprenante empathie pour le troisième âge de la femme, sur la gravité du temps qui passe mais aussi et surtout sur l'incroyable énergie de la plupart d'entre elles face à l'étrange phénomène qui change nos corps mais pas nos âmes. Nos têtes, dirait-on, dans lesquelles s'agite tout ce que nous sommes, inchangé, depuis l'enfance.

  • En 2009, Céline Curiol se trouve confrontée à l'étrange sensation d'avoir perdu le goût de vivre, celui de penser, d'imaginer. De ne plus pouvoir réagir. Agir sur son propre corps, le maîtriser. Quelques années plus tard, elle tente de dire et de comprendre comment s'est insinuée en elle cette extrême fragilité physique et psychologique dont elle revisite les strates, désireuse de circonscrire les symptômes de cette maladie appelée dépression, en parler, la nommer ; tant la solitude et le déni qui à l'époque l'entouraient jusqu'à la submerger auraient pu la tuer.  

  • Une femme a le projet d'un voyage au Japon. Lors d'une conversation, l'un de ses collègues porte sur cette décision un regard négatif. Selon lui, Sidonie sera là-bas singulièrement trop étrangère.
    Quelque temps plus tard, à Kyoto, l'hiver est arrivé. Seul en pleine nature, un homme cherche quelque chose sous la neige. Avec difficulté, il dégage une pierre, en déniche une seconde, les cache l'une et l'autre à l'arrière de sa camionnette. Cette expédition semble suspecte : ces pierres sont des kamo-ishi.
    Prudemment Kanto regagne la ville, craignant d'être vu comme lorsqu'il s'était introduit dans une maison pour contempler, fasciné, la photographie d'une oeuvre d'Isamu Noguchi.
    Kanto est jardinier, il compose des paysages dans la pure tradition japonaise. Qu'il puisse s'approprier des kamo-ishi est inimaginable.
    Au-dessus de chez lui vit un homme de son âge. Kanto ne l'apprécie pas. Mais, entre ces deux solitaires, un double lien s'immisce soudain : le charme d'une femme à l'inédite apparence et la figure tutélaire d'Isamu Noguchi. Entre l'incarnation du désir et celle de la création artistique, dans ce pays aux jardins immobiles, s'annoncent d'étranges métamorphoses...
    Roman de l'apprivoisement de l'autre - mais aussi de soi - dans la fréquentation permanente du sacrilège, L'Ardeur des pierres distille et impose un charme progressivement dévorant, tout en humour discret et subtil envoûtement.

  • à vue de nez

    Céline Curiol

    Que révèle une odeur, son immédiat pouvoir sur la mémoire de l'écrivain, quel est cet indicible qui convoque les images... Au fil de cinq histoires entre fiction et non-fiction, Céline Curiol explore avec malice le cheminement de son imaginaire soumis à l'étude d'un motif olfactif.  

  • Permission

    Céline Curiol

    Dans un monde futur où l'on considère que l'évolution d'un être est une rupture continue si l'objectivité n'existe pas, un jeune homme découvre en secret la richesse du roman alors totalement disparu et la liberté initiée par la littérature.

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  • Voix sans issue

    Céline Curiol

    Elle vit à Paris et travaille à la gare du Nord.
    Invisible, elle annonce l'arrivée des trains, les horaires, les départs et les voies, accompagne les séparations ou les retrouvailles. Quand elle rentre chez elle, seule, c'est pour attendre l'appel de l'homme qu'elle aime. Un soir d'ivresse, ils se sont embrassés, mais l'homme est amoureux d'un Ange. Quand elle sort de son appartement à la nuit tombée, c'est pour tuer le temps dans les rues de la ville, dans des quartiers dangereux, des boîtes et des cafés où la beauté est encombrante.
    Lentement elle interpelle celui qu'elle aime. Lentement il vient à elle. Par-delà l'histoire d'une obsession amoureuse, Céline Curiol confronte l'intime et l'anonyme, la souffrance de l'âme et la réalité urbaine, pour donner du monde contemporain une remarquable vision compassionnelle.

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  • Manhattan, 3 juillet 2008. Une femme est sur le point de quitter l'homme avec lequel elle vit depuis près de dix ans. Le même jour, à Paris, une autre jeune femme vient d'embarquer sur un vol pour New York.
    L'une et l'autre et pour des raisons différentes vont aborder dans cette ville irrésistible un week-end très particulier, quitter cette sorte d'exil intermédiaire où les a placées leur désir de rupture et tenter de retrouver, au-delà de la mélancolie, ce qui pourrait les affranchir d'une image d'elles-mêmes aujourd'hui dépassée.
    Ces deux femmes ne se ressemblent pas, elles ne se connaissent pas. Dans un sentiment d'isolement mêlé d'une acuité extrême provoquée par la beauté évocatrice de New York, elles vont revisiter les dix années qui s'achèvent pour elles symboliquement dans cette ville étrangère. Mais la mémoire des sentiments comme celle des faits ne révèlent pas en tout lieu les mêmes contours, ne génèrent pas les mêmes conclusions : en trois jours Manhattan va bousculer ces deux femmes, les subjuguer, susciter en elles l'exaltation, le désir de l'amour et l'oppressante nécessité de conclure, de circonscrire le réel pour aborder une autre phase de la vie.
    Conjuguant l'exploration psychologique de ses personnages à la tonalité éblouissante de leur séjour à New York, Céline Curiol signe ici un roman d'un magnétisme absolu. Et un hommage véritable à New York.

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  • Route rouge

    Céline Curiol

    S'il est des voyages dont on revient honteux - de son ignorance et de sa dissemblance -, d'autres se révèlent être une expérience marquante. En allant capter les résonances d'un pays, la Sierra Leone, meurtri par la guerre civile, Céline Curiol a entrepris ce voyage. Son regard affilé s'est porté sur des lieux et des individus fascinants. Cette route rouge en est le miroir brûlant. Que savons-nous de l'autre, de soi ?
    Impressions sur ce pays d'Afrique et questionnements sur notre humanité s'entrecroisent pour former un récit doté d'une sensibilité unique, une chronique qui fissure le temps présent et ébranle nos préjugés. Tout voyage est en fin de compte un rendez-vous avec soi-même.

    Céline Curiol est l'auteur des romans Voix sans issue et Permission, parus aux éditions Actes Sud.

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  • « Signes et déchets de signes, phrases et déchets de phrases font nos milieux de vie. En cela, l'actualité récente a souvent révélé, s'il en était besoin, quelque chose comme des états pourris de la parole, pourris à force de déliaisons, de rétrécissements, d'inattention, de bâclage, de négligence, de morgue, de dédain. Des états pourris de la parole politique, de la parole médiatique, et de nos propres échanges, c'est-à-dire des phrases que nous mettons dans le monde et entre nous, dans la rue, dans le travail, sur les réseaux, dans les tweets, ces « gazouillis » ». Marielle Macé - Déjà auteure pour AOC d'un formidable texte sur « Nos cabanes », Marielle Macé a confié au début 2021 un long et important article à propos des « états pourris de la parole » tels que notamment révélés par la crise sanitaire. Mais attention, parler d'une pollution de la parole n'est pas une manière de déplorer un quelconque appauvrissement de la langue, ce n'est ni un esthétisme, ni un élitisme. C'est le désir de penser la parole comme un milieu partagé et vulnérable, comme une « zone à défendre » : un lieu commun dont il faut prendre soin. C'est précisément ce que faisait Céline Curiol quelques mois plus tôt dans les colonnes d'AOC avec « Paroles malheureuses », une nouvelle en forme de dystopie autour d'une épidémie de mots pathogènes. Et si notre vulnérabilité relevait directement du propre de l'humain : de la langue ?

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  • A lonely young woman works as an announcer in Paris's gare du Nord train station. Obsessed with a man attached to another woman, she wanders through the world of dinner parties, shopping excursions, and chance sexual encounters with a sense of haunting expectation. As something begins to happen between her and the man she loves, she finds herself at a crossroads, pitting her desire against her sanity. This smashing debut novel sparkles with mordant humor and sexy charm.

  • FINIR PAR L'ETERNITE Nouv.

    FINIR PAR L'ETERNITE

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