Robert Laffont

  • White

    Bret Easton Ellis

    Que raconte White, première expérience de « non-fiction » pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. « Tout dire sur rien et ne rien dire surtout » pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d'en exprimer les contradictions, d'en camoufler les intentions. White est aussi ironique que Moins que zéro, aussi glaçant qu'American Psycho, aussi menaçant que Glamorama, aussi labyrinthique que Lunar Park, aussi implacable que Suite(s) impériale(s). Loin des clichés toujours mieux partagés, plus masqué que jamais, Bret Easton Ellis poursuit son analyse décapante des États-Unis d'Amérique, d'une façon, comme il le dit lui-même, « ludique et provocatrice, réelle et fausse, facile à lire et difficile à déchiffrer, et, chose tout à fait importante, à ne pas prendre trop au sérieux ».
    Que raconte White en ayant l'air à la fois de toucher à tout et de ne rien dire ? Peut-être que le fil à suivre est celui du curieux destin d'American Psycho, roman d'horreur en 1991 métamorphosé en comédie musicale à Broadway vingt-cinq ans plus tard. Ellis a dit autrefois : « Patrick Bateman, c'est moi. » Il ne le dit plus. Et si Patrick Bateman était devenu président ?
    P.G.

  • American psycho

    Bret Easton Ellis

    À vingt-six ans, Patrick Bateman est un golden boy de Wall Street ; le parfait yuppie des années 80. Il est aussi un serial killer...

    1 autre édition :

  • Clay, jeune étudiant sur la côte Est, revient à Los Angeles pour les vacances de Noël. Il erre de fête en fête, avec les filles et fils de riches producteurs, essaye diverses drogues, se demande ce qu'il éprouve pour sa petite amie, couche avec celles et ceux qu'il croise, au hasard des rencontres. Il observe avec un froid détachement le mal-être, le désoeuvrement désabusé et halluciné de ceux qui l'entourent, l'angoisse, le vertige tapis dans l'apparente indifférence, la recherche incessantes de plaisirs, l'accoutumance l'apathie, et le vide qui les consument.
    Clay remarque sur les panneaux publicitaires de L.A. cette étrange injonction " Disparaître ici ". Dans ce monde miroitant, factice, qui ne parvient plus à masquer le désespoir et la violence qu'il engendre, il est difficile de rester en vie. Le sexe, l'ivresse, l'argent n'apportent ni le bonheur ni la puissance escomptés. Mais ils demeurent peut-être les derniers objets du désir, pour se sentir encore vivant.
    Ellis nous donne ici une vision particulièrement sombre de la postadolescence, dans une langue dépouillée, crue et hypnotique, qui décrit brillamment le nihilisme de toute une jeunesse désenchantée.


  • dans lunar park, bret esaton ellis, enfant terrible des lettres américaines, pense que les madeleines de proust sont des mandarines, que sa maison d'elsinore lane est hantée, que le spectre est son père mort et peut-être aussi que patrick bateman, le tueur d'american psycho, que la moquette " pousse " dans la salle de séjour, qu'un coeur bat sous la " peau " d'un oiseau en peluche appelée terby, que les femmes autour de lui ne verront jamais ces apparitions surnaturelles, que sont fils sait oú sont allés les garçons qui disparaissent mystérieusement, qu'il doit retrouver la simplicité des phrases qu'il écrivait dans son premier livre, qu'un massacre des innocents d'un genre nouveau est en cours, qu'une seconde chance lui est donnée, que lunar park sera son dernier roman.
    avec son humour détaché et sa virtuosité, bret easton ellis se joue du mythe de l'écrivain et nous plonge dans un rêve halluciné et jubilatoire, tout à la fois une sorte d'autobiographie fictive, un récit fantasmagorique de la vie de banlieue aux etats-unis, un hommage aux films et à la littérature d'épouvante, un témoignage de la douleur d'un fils, un exorcisme et une réévaluation de sa vie et de son oeuvre.


  • Quel rapport y a-t-il entre un défilé de mode et un attentat à la bombe ? Un coup de cymbales peut-il déclencher l'explosion d'un 747 ? Par quel miracle retrouve-t-on un livre de Guy Debord au fond d'un sac Hermès ? En combien de minutes une super-model peut-elle répandre tout son sang sur le carrelage de la salle de bains d'un palace ? Va-t-on encore prétendre exister quand on n'est pas soi-même une célébrité ? La vie de chaque individu n'est-elle pas désormais le résultat d'un complot généralisé ? Et si la réalité entière est devenue un film, par quelles portes sort-on de cet enfer ? C'est à Victor Ward - fils de famille banni, mannequin presque célèbre, patron de boîte de nuit raté, amant absent, terroriste potentiel et espion improbable - qu'il appartient de répondre à ces questions qui jalonnent le monde à la fois terrifiant et impalpable dans lequel nous croyons être en vie.

  • Zombies

    Bret Easton Ellis

    Ils ont entre 20 et 50 ans; ce sont des producteurs, de riches épouses délaissées, des étudiants blasés, des stars du rock, des dealers, des mannequins, des vedettes de la télévision, des paumés, des criminels, et...
    Des vampires. Ils vivent à Los Angeles dans les années 80 et, dans cet univers saturé d'argent, de voitures, de drogue et de sexe, tous souffrent de la même maladie : la mort de l'âme. En treize tranches de vie racontées chacune par un narrateur différent, Bret Easton Ellis fait le portrait au vitriol d'une cité et d'une époque. Avec un humour féroce - et une profonde sensibilité - il montre l'errance de ces êtres luttant contre le sentiment de leur propre inutilité et s'efforçant d'avancer dans, un monde dépourvu de toute cohérence.
    Après Arnerican Psycho, qui avait fait l'objet, dans le monde entier, d'un scandale - et d'un succès - retentissants, Bret Easton Ellis continue de mettre au jour les sombres aspects de la société américaine grâce à un talent particulièrement incisif.

  • Clay, l'anti-héros du premier best-seller de Ellis, Moins que zéro, revient à Los Angeles. Il a vingt ans de plus, il est un peu plus vieux, un peu plus seul et désoeuvré. Il retrouve ceux qu'il a connus dans sa jeunesse, Blair, Trent, Julian, Rip. les représentants d'une génération dorée et perdue, abandonnés à la vacuité, la solitude et la vanité qui les détruisent.
    Producteur associé à l'adaptation cinématographique de son dernier scénario, Clay participe au casting du film, joue de son pouvoir, séduit Rain, une jeune actrice sublime et sans talent, lui fait de fausses promesses. Il est prêt à tout pour la posséder. Mais qui manipule qui ? Clay découvre vite qu'il est constamment observé et suivi.
    Jalousie, trahisons, meurtres, manipulations. ici, dans la Cité des Anges, chacun se heurte aux mêmes jeux d'emprise et aux mêmes démons, s'enivre de sexe, d'images, de drogues, de fêtes irréelles. et se révèle toujours plus amer et désespéré. Le vide et la fureur aspirent les personnages, et leur font perdre tout sens des limites.

  • " L'auteur de Moins que zéro décrit dans son deuxième livre une nouvelle descente aux enfers qui se situe à l'université. Ses héros, des étudiants issus d'une bourgeoisie typée, trempent, d'une dérive à l'autre, dans les illusions du sexe et de la drogue, sur un fond de rock... Bret Easton Ellis peint une génération en négatif, en montrant les impasses des désirs, des urgences existentielles et des manques. Tout cela au moyen d'une écriture sobre, rapide et brute. La phraséologie de cette décennie contient à elle seule toute une micro-histoire. Une langue. " Patrick Amine, Art Press. "La jeunesse occidentale s'ennuie, les happy few s'assomment au champagne, tout le monde débande, sauf le lecteur qui prend un pied monumental." Elle

  • Ils ont entre 20 et 50 ans ; ce sont des producteurs, de riches épouses délaissées, des étudiants blasés, des stars du rock, des dealers, des mannequins, des vedettes de la télévision, des paumés, des criminels, et... des vampires. Ils vivent à Los Angeles dans les années 80 et, dans cet univers saturé d'argent, de voitures, de drogue et de sexe, tous souffrent de la même maladie : la mort de l'âme. En treize tranches de vie racontées chacune par un narrateur différent, Bret Easton Ellis fait le portrait au vitriol d'une cité et d'une époque. Avec un humour féroce - et une profonde sensibilité -, il montre l'errance de ces êtres luttant contre le sentiment de leur propre inutilité et s'efforçant d'avancer dans un monde dépourvu de toute cohérence. Après American Psycho, qui avait fait l'objet, dans le monde entier, d'un scandale - et d'un succès - retentissants, Bret Easton Ellis continue de mettre au jour les sombres aspects de la société américaine grâce à un talent particulièrement incisif.

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