Sélection femmes artistes

  • Femmes peintres

    Sandrine Andrews

    • Larousse
    • 24 Février 2021

    Élisabeth Vigée Le Brun, Marguerite Gérard, Constance Mayer, Marguerite Labille-Guiard ... Connues ou beaucoup moins, elles ont pourtant marqué de leur pinceau l'art pictural. C'est entre 1780 et la fin du XIXe siècle que le combat de ces dernières a puisé ses racines : droit à la formation, professionnalisation, existence publique et place sur le marché de l'art. En quête obstinée d'indépendance, proches du pouvoir, elles ont su se faire une place dans un monde gouverné par les hommes. Parce que l'histoire s'est longtemps écrit au masculin, on les a un peu oubliées. Et pourtant, elles ont ouvert la voie aux plus belles innovations artistiques, faisant preuve de modernité autant que d'audace.
    Cet album magnifiquement illustré nous emmène à la rencontre de femmes artistes d'exception, et lève le voile sur une période unique en France durant laquelle les femmes peintres ont pu accéder au-devant de la scène artistique.

  • Depuis le texte fondateur de Vasari, l'histoire de l'art avait tenu dans l'ombre le travail des femmes peintres. À partir des années 1960, les Feminist Studies et les Gender Studies ont permis de mettre à mal cette tendance et de redécouvrir des artistes majeures dont le travail avait été injustement occulté au profit de celui de leurs homologues masculins.
    Du fait de leur isolement et de leur faible nombre tout autant que des interdits et des obstacles qui furent opposés à leur formation comme à leur carrière, l'étude des femmes peintres a engagé Martine Lacas à se poser certaines problématiques qui leur sont propres : dans quelles familles sont-elles nées ? comment se sont-elles formées ? quelles stratégies ont-elles développées pour légitimer leur statut d'artiste et leur production ? Mais aussi qu'est-ce que le fait d'être femme a changé quant au choix des sujets et de leurs interprétations, quant à l'affirmation de soi par l'oeuvre et dans l'ouvre ?
    Pour répondre à ces questions, Martine Lacas s'appuie sur l'étude des ouvres de ces femmes peintres du XVe à l'aube du XIXe siècle, parmi lesquelles on compte Elisabeth Vigée Le Brun, Artemisia Gentileschi, Sofonisba Anguissola ou Adélaïde Labille-Guiard, dont le genre a déterminé et détermine encore la réception, la fortune critique et l'appréciation esthétique.

  • Les femmes ont longtemps été perçues par les artistes comme des objets de représentation et des muses. Aujourd'hui, les artistes femmes ne sont plus obligées de travailler dans l'anonymat ni de prendre des pseudonymes masculins, mais elles sont encore particulièrement absentes des musées et l' interrogation posée par les Guerrilla Girls, en 1989, dans les rues de New York, garde toute sa force : «Les femmes doivent-elles être nues pour entrer au Metropolitan Museum?» Dans cet ouvrage, Flavia Frigeri met en lumière le travail remarquable d'artistes femmes et explore la vie d'une cinquantaine d'entre elles, du XVIe siècle à nos jours, parmi lesquelles Artemisia Gentileschi, Georgia O'Keeffe, Frida Kahlo ou encore Louise Bourgeois.
    Ce guide essentiel comprend en outre une fascinante chronologie des accomplissements réussis par des femmes depuis 1558 ; on y trouvera aussi des suggestions de lectures pour aller plus loin, ainsi qu'un index des artistes femmes du monde entier.

  • Personne ne connaît Natalie Bauer-Lechner. Pourtant, après l'avoir rencontré la première fois au Conservatoire de Vienne lorsqu'il avait 16 ans, elle devient peu à peu son âme-soeur. Le « compositeur d'été » s'est confié à son amie pendant une dizaine d'années. Ils passent leurs vacances ensemble au bord des lacs autrichiens, ils se retrouvent à Budapest, à Hambourg ou à Vienne. Elle l'aime et, musicienne elle-même, elle comprend en profondeur tout ce que la musique de Gustav Mahler a d'unique.

    Natalie, altiste, fera partie d'un quatuor à cordes féminin qui joue partout en Europe. Féministe, fréquentant l'avant-garde politique et intellectuelle, généreuse et libre, Natalie Bauer-Lechner incarne aussi tout un pan de cette société viennoise qui annonce la fin de l'Empire austro-hongrois. Personnage à la fois romanesque et moderne, elle nous entraîne à sa suite dans l'intimité de Gustav Mahler.

  • Créée en 1982 par l'éditeur Robert Delpire, la collection Photo Poche compte aujourd'hui 159 titres. Quand une centaine sont consacrées à des hommes, seules une dizaine à des femmes, non par un choix délibéré mais bien par manque de reconnaissance accordée aux femmes photographes par les institutions et le marché de la photographie. Les "grands noms" qui s'imposent au fil des expositions et des publications sont bien majoritairement masculins. Pourtant, les femmes photographes existent dès la première heure et sont nombreuses ! Conscient de ces disparités, Robert Delpire souhaitait leur consacrer un coffret de trois volumes couvrant toute l'histoire de la photographie. La sélection des photographies a été réalisée par Sarah Moon.

  • Une fabuleuse somme collective, un livre manifeste, un ouvrage de référence : telle est l'ambition de cet ouvrage co-construit par 160 autrices du monde entier qui présentent 300 femmes photographes, de l'invention du médium aux années 2000. Ainsi les portraits de chaque photographe ont été rédigés par des femmes de toute nationalité pour se prémunir de l'écueil d'un regard "occidentalo-centré". Les séquences de portraits alternent avec des portfolios qui font dialoguer les oeuvres entre elles.

  • De Sofonisba Anguissola à Marina Abramovic en passant par Élisabeth Vigée-Lebrun, Camille Claudel et Georgia O'Keeffe, cet ouvrage explore à travers 60 chefs-d'oeuvre, les thèmes, les mouvements et les grands tournants qui ont façonné l'histoire des artistes femmes.
    Susie Hodge raconte les avancées réalisées pour obtenir une parité avec les artistes masculins, les importantes contributions faites aux mouvements artistiques et redécouvre des artistes oubliées ou éclipsées.
    Accessible, concis et richement illustré, le livre nous explique les quand, comment et pourquoi de la reconnaissance des artistes femmes.

  • Est proposé un choix de peintures, dessins et photographies du Moyen Age à l'époque contemporaine, consacré au thème de l'amante fatale. Avec également une réflexion sur une thématique longtemps laissée aux seuls mains et regards des hommes.

  • « Lire, c'est oublier, tout oublier, y compris ses lectures passées, toutes ces histoires qui sommeillent dans nos arrière-mémoires et qui ne demandent qu'à resurgir à l'improviste, ces pages entières qui nous tombent dessus - mais jamais, justement, quand on lit, quand on lit vraiment. Lire, c'est dégager le terrain, faire table rase, retrouver l'innocence.

  • Depuis la préhistoire, avec l'apparition des venus hottentotes, la femme a été le centre et le support de tous les fantasmes. Déesse ou putain, vierge ou sorcière, virago ou odalisque, elle a été mise en scène, allumée, surexposée : son corps, toutes les parties de son corps, et son visage, à travers un regard essentiellement masculin.
    La première partie de cet ouvrage - La femme regardée - va jusqu'au moment où Courbet et Manet vont révolutionner le regard, la seconde - Les femmes qui nous regardent - jusqu'aux années 60 et la troisième - Ces femmes qui se regardent - débute avec les années 1970, quand s'est opérée une révolution majeure pour les femmes artistes qui désormais se représentent elles-mêmes. C'est donc aussi à une histoire de l'évolution du statut de la femme que ce livre convie, comme un voyage au Pays de l'émancipation sexuelle et politique, de Camille Claudel à Louise Bourgeois, et de Frida Kahlo à Cindy Sherman.

    "JE SUIS UNE FEMME. TOUT ARTISTE EST UNE FEMME.».
    PICASSO.

  • Après Les Femmes qui écrivent vivent dangereusement et Les Femmes qui aiment sont dangereuses, Laure Adler revient avec un nouvel et passionnant ouvrage sur les femmes artistes.
    Explorant les archétypes et les codes de l'histoire de l'art, elle analyse, à travers leurs oeuvres d'art, le lent basculement des femmes vers l'autonomie artistique et la reconnaissance du travail de création, trop longtemps laissée aux seuls mains et signatures des hommes.
    Cet ouvrage dresse le portrait passionnant d'une cinquantaine de ces artistes, depuis la Renaissance avec Artemisia Gentileschi, jusqu'à nos jours avec Yoko Ono, Orlan, Annette Messager, Marina Abramovic, Sophie Calle, en passant par les incontournables Sonia Delaunay, Niki de Saint-Phalle, Berthe Morisot ou Frida Kahlo.

  • Aussi vivifiante que son langage visuel unique, cette monographie présente le travail de Beatriz Milhazes, la peintre brésilienne qui fusionne l'abstraction moderniste avec les couleurs et la lumière de son pays natal. Élargie à ses pièces de 2020, cette édition explore toutes les phases créatives de l'artiste et présente plus de 280 oeuvres, de ses débuts à aujourd'hui.

  • Un panorama des plus belles oeuvres architecturales réalisées par des femmes, du début du XXe siècle à nos jours.
    « Diriez-vous de moi que je suis une diva si j'étais un homme ? » avait dit Zaha Hadid, bousculant plus d'un siècle de sexisme en architecture. Un siècle au cours duquel les femmes se sont vues refuser l'accès aux écoles d'architecture, voire aux diplômes alors qu'elles avaient suivis les cours. Aujourd'hui encore, elles ne représentent que 10 % des plus hauts postes dans les agences d'architecture. En réponse à ce contexte, cet ouvrage rend un hommage essentiel aux créations architecturales des femmes architectes. Avec plus de 150 réalisations couvrant plus d'une centaine d'années, cet ouvrage est un véritable manifeste. C'est un témoignage photo graphique de l'extraordinaire contribution des femmes au métier d'architecte.

  • "C'est compliqué de programmer des réalisatrices... Des films de femmes, il y en a peu. Nous choisissons les oeuvres de talent." Halte à cette litanie que l'on entend encore beaucoup trop souvent de la part des programmateurs ! Des films de femmes il y en a, des très bons films aussi et bien plus que cent !
    La date de naissance officielle du cinéma est le 28 décembre 1895. Dès mars 1896, une femme, secrétaire de Léon Gaumont, imaginait son futur en tournant la toute première fiction de l'histoire : La Fée aux choux. Mais comme Alice Guy était très inspirée et très douée, elle a également inventé des effets spéciaux, le ralenti, l'accéléré, les surimpressions, la superproduction et même le gros plan. Quasiment toute la grammaire du cinéma actuel. Elle fut la première cinéaste à tourner des films sonores, des opéras, elle savait faire rire ou pleurer, filmer la guerre ou la vie du Christ, et même fonder et diriger un studio de production américain. Elle reste méconnue, son oeuvre est pourtant extraordinaire.
    A voir comment a été traitée la pionnière la plus prolixe et à la carrière la plus longue (elle tourne jusqu'en 1920), il n'est pas étonnant que toutes celles qui ont suivi ne jouissent pas de la même notoriété que les confrères masculins.
    Il est donc temps de réhabiliter leur place !

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, un tel guide qui recense les meilleurs films réalisés par des femmes depuis les débuts du cinéma n'existe pas encore. Arte éditions et Gründ ont la volonté de publier ce guide précieux pour rendre visibles toutes les femmes de cinéma à tous les cinéphiles.

  • Elle a « le génie de la vie » disait d'elle Albert Camus. Ils se sont connus et aimés pendant seize ans. D'un amour unique, tourmenté, demeuré dans l'ombre, mais qui s'est épanoui dans une correspondance fascinante. Elle, c'est Maria Casarès. Appétit d'ogre, rire tapageur, sensualité brûlante, sommeil de plomb, elle naît et grandit en Galice, fuit Franco en 1936, et arrive à Paris, 148 rue de Vaugirard, âgée de 14 ans. Vite, elle veut apprendre cette impitoyable langue française, devenir actrice, s'exprimer physiquement, danser, aimer. Rien ne l'arrête, ni les refus au Conservatoire, ni les codes parisiens. Bientôt son talent conquiert Carné, avec Les Enfants du paradis, Bresson avec Les Dames du Bois de Boulogne, Cocteau avec Orphée, Vilar à Avignon. Et Gérard Philipe, dont elle a été l'amante.
    Elle, c'est d'abord une femme libre. Une femme avec une volonté de fer, dont la fragilité nous touche à chaque page. Anne Plantagenet raconte le destin d'une Espagnole, tombée amoureuse de la France. Les combats, les planches, les caméras, la gloire - et la tragédie.
    Un récit qui dit la flamme d'une grande artiste, et se lit comme un roman.

  • Kahlo

    Andréa Kettenmann

    Les toiles captivantes de Frida Kahlo (1907-54) étaient à bien des égards l'expression d'un traumatisme. Très grave accident de la route à 18 ans, santé fragile, mariage houleux, fausse couche et absence d'enfant, elle transforma toutes ses souffrances en art révolutionnaire.

    Dans ses autoportraits fidèles ou métaphoriques, Kahlo pose sur le spectateur un regard brûlant d'audace, elle rejette son destin de victime passive et préfère entrelacer les expressions de son expérience pour façonner un lexique vital hybride où se mêlent réel et surréel: cheveux, racines, veines, tendons et trompes utérines. Nombre de ses oeuvres explorent aussi les idéaux politiques communistes qu'elle partage avec Rivera. Elle décrivit ses toiles comme « la chose la plus sincère et la plus réelle que je pouvais faire pour exprimer ce que je ressentais à l'intérieur et à l'extérieur de moi-même ».

    Ce livre présente l'oeuvre foisonnante de Frida Kahlo et explore sa détermination sans faille en tant que peintre, icône féministe et pionnière de la culture latino-américaine.

  • Zaha Hadid

    Philip Jodidio

    Zaha Hadid fut une architecte révolutionnaire qui, malgré un succès critique certain, n'a presque rien pu construire pendant des années. Certains prétendaient même que ses projets audacieux et futuristes étaient irréalisables.

    Au cours des dernières années de sa vie, les visions audacieuses de Hadid sont pourtant devenues réalité, marquant les villes et diverses structures d'un langage architectural unique et novateur, comme en témoigne le Centre d'art contemporain Rosenthal à Cincinnati, salué par le New York Times comme « le nouveau bâtiment le plus important d'Amérique depuis la guerre froide », le musée d'art contemporain MAXXI à Rome, l'opéra de Canton en Chine et le Centre aquatique de Londres pour les Jeux olympiques de 2012.

    Avant sa disparition brutale en 2016, Hadid appartenait à l'élite de l'architecture mondiale. Elle était reconnue comme la première femme à avoir été récompensée à la fois par le prix Pritzker de l'architecture et par la médaille d'or de l'Institut royal des architectes britanniques (RIBA), mais surtout saluée comme une créatrice de formes nouvelles et la première grande architecte des années 2000.

    Depuis ses premières constructions aux angles droits jusqu'à ses créations ultérieures aux lignes plus fluides, où planchers, plafonds, murs et mobilier participent à la forme générale, cette introduction de référence présente les principaux exemples de la méthode pionnière de Hadid. Autant artiste qu'architecte, elle a eu à coeur de lutter contre les usages dépassés et a créé son propre univers pour le XXIème siècle.

  • On se souvient de la légendaire robe soulevée par le vent de Marilyn Monroe dans Sept ans de réflexion ou encore du bikini de Halle Berry, la célèbre James Bond girl, dans Meurs un autre jour. Devenues cultes, ces scènes ont marqué l'histoire du cinéma. De quoi ces images sont-elles le nom ? Depuis toujours, les femmes sont filmées comme des objets de plaisir, les privant de pouvoir au profit du regard masculin et de ses désirs. Pour faire face à ce male gaze majoritaire, Iris Brey montre comment s'est élaboré un regard féminin au cinéma et interroge le sens caché des images. Un essai crucial déjà considéré comme un classique.

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