La nage en littérature 

  • Les fluides

    Alice Moine

    • Belfond
    • 9 Janvier 2020

    Cet après-midi-là, Julie passe quelques heures à la piscine municipale avec Charlotte, sa fille de sept ans dont elle n'a plus la garde. Ce moment privilégié est une chance pour elle de regagner le coeur de Charlotte et elle voudrait tout bien faire. Mais, dans le bassin, ses angoisses remontent à la surface. Rien ne lui paraît plus difficile qu'être mère.
    Car, depuis trois ans, Julie surnage. Un épisode du passé qu'elle a gardé secret l'a plongée dans un profond désarroi. Comment prendre soin d'un enfant quand l'horreur obsède l'âme ?
    Pourtant, ce jour-là, tandis que Charlotte multiplie les prouesses dans le grand bassin, quelque chose se produit, qui va tout changer.

    Dans ce troisième roman, Alice Moine décrit avec subtilité les répercussions dans la vie d'une jeune mère d'une agression passée sous silence. Plongée cathartique, Les Fluides raconte la blessure des corps, la puissance de l'amour et l'espoir d'une renaissance.

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  • J'ai retrouvé une photo de Kornelia au fond d'un carton de souvenirs dans le grenier de mes parents. Sur une des fiches cartonnées des héros olympiques, elle sortait de l'eau, ses cheveux blonds plaqués en arrière, parce que les sirènes ne reviennent pas à la condition terrestre avec une frange qui leur tombe sur les yeux. Elle avait dix-sept ans et à cet âge tout battait la chamade, son coeur d'artichaut et ses ailes musculeuses qui rythmaient le papillon.
    Je l'ai cherchée comme on part sur les traces d'un amour de jeunesse, dans l'empreinte d'une époque qui avait sacré sa blondeur blanchie par le chlore, dans les archives d'un régime qui avait tout consigné, même ce qu'elle avait oublié. J'espère que je l'ai trouvée.
    V. D.

  • Philomena n'est pas très à l'aise sur la terre ferme.
    Mais il lui suffit d'entrer dans l'eau pour se sentir à sa place. Quand elle nage, elle est puissante et libre. Lorsqu'un célèbre entraîneur la remarque dans une piscine du Kansas, une nouvelle vie commence pour elle. Philomena laisse place à "Pip", une jeune athlète promise à un avenir olympique. Une fois les médailles autour du cou, elle redevient fragile. Un autre défi l'attend. Parviendra-t-elle à le relever? Nage libre est bien plus qu'un récit initiatique sur une championne hors du commun.
    Ce texte atypique, porté par la voix étonnante de Pip, est une révélation. Nicola Keegan y imprime sa marque : un humour, une poésie et une énergie remarquables, salués dès sa sortie aux Etats-Unis.

  • Nage libre Nouv.

    Du haut de son HLM parisien, l'horizon d'Issa se resserre : il vient de rater son bac et n'a pas le moindre projet d'avenir. Par chance, son ami Élie lui propose de le former pour devenir maître-nageur - excellent prétexte pour passer l'été ensemble, même si Issa garde d'épouvantables souvenirs d'enfance de la piscine. Il se prête néanmoins au jeu, se faisant violence chaque jour pour dompter le bassin. Sous l'eau, l'enjeu sportif se mue bientôt en un vaste éveil des sens où chaque corps déclenche son désir d'adulte. Plus que le crawl, la conquête de l'autre devient l'obsession d'Issa. Mais la « zone » dans laquelle il vit le laissera-t-elle ainsi s'abandonner ? Et, surtout, sera-t-il là pour Élie quand il aura à son tour besoin d'un ami ?

  • Sur les bords du lac Michigan, un jeune homme tente d'échapper à la pauvreté en devenant un nageur émérite. En cavale à la suite d'une bagarre avec le père d'une de ses conquêtes, il se prépare à traverser le lac pour gagner Chicago.

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  • Les nageurs

    Charles Dantzig

    Comme il l'avait fait avec À quoi servent les avions ?, dont un des poèmes décrivait par avance la destruction des tours jumelles, Charles Dantzig revient à un livre de poèmes centré sur un thème unique : la nage.
    Elle est ici à la fois bien réelle mais aussi métaphorique - d'une métaphore évidemment sexuelle.
    Après avoir abordé bien des types de natation, le volume se termine par des « Mémoires d'Océan », où l'Océan parle à la premiere personne.

  • L'Odeur de chlore, c'est la réponse de l'usager au programme "Modulor" de l'architecte Le Corbusier. C'est la chronique d'un corps qui fait ses longueurs dans la piscine du Corbusier à Firminy. Le lieu est traité comme contrainte d'écriture qui, passage de bras après passage de bras, guide la remémoration. Dans ces allers-retours, propres à l'entraînement, soudain ce qui était vraiment à raconter revient : le souvenir enfoui offre brutalement son effarante profondeur.

    Quelque chose de très contemporain cherche à se formuler ici : comment dit-on « l'usager » au féminin ? Comment calcule-t-on la stature de la femme du Modulor ?

    Lorsque le corps idéal est conçu comme le lieu du standard, comment s'approprier son propre corps ? Comment faire naître sa voix ? Comment dégager son récit du grand récit de l'architecte ?

    J'ai cherché à traduire la langue du corps, une langue qui est toute eau et rythme. Délaissant la fiction, j'ai laissé le réel me submerger. À la « machine à habiter », je réponds avec du corps, de la chair, jusqu'à rendre visible l'invisible, jusqu'à donner une place à l'inaudible.

    Si tu savais comme je suis bien.

  • Début des années trente. Une jeune fille enchaîne les longueurs dans le Grand Canal du château de Versailles, sous l'oeil ahuri des jardiniers. Nager, c'est tout ce qui compte pour Jackie. Nager pour fuir les contraintes, pour préserver sa fantaisie. Toute sa vie, elle parcourt des kilomètres pour se baigner. Cet amour pour l'eau, sa fille Chantal en a hérité. Comme sa mère, elle nage pour être libre.

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