La tristesse des éléphants

Après l’histoire bouleversante de Ma vie pour la tienne, Jody Picoult revient nous arracher quelques larmes avec son nouveau roman La tristesse des éléphants publié chez Actes Sud.

Pourtant, la couverture fraîche et féminine avec l’image d’une petite fille soufflant dans un ballon n’était pas annonciatrice d’une telle histoire.

Alice, scientifique et voyageuse passionnée d’éléphants et mère de la petite Jenna, disparaît de manière soudaine et inexpliquée laissant son bébé de 3 ans. 10 ans plus tard, la jeune adolescente Jenna refuse de croire à la mort de sa mère et décide de la retrouver avec l’aide d’un policier ayant un penchant pour la bouteille et une pseudo voyante.

Il est difficile de décrire l'histoire et la plume de Picoult. Aussi émouvant que surprenant, l'auteur tient son lecteur jusqu'à la dernière page pour le faire virevolter. Jody Picoult joue sur l'émotion et la psychologie de ses personnages au point de faire communiquer les sentiments de chacun à travers son écriture. Dans ce roman, elle développe également tout un travail sur le deuil, la mort mais aussi l'amour d'une enfant pour sa mère et d'une mère pour son bébé.

C'est une lecture qui vous emporte, jonglant sur les points de vue pour que chaque personnage puisse raconter son histoire, sa version et ressentent ses émotions. Entre flash back et retour au présent pour comprendre le passé, Jody Picoult dévoile un torrent d'émotions duquel on ne sort pas indemne...

« Si j'avais su alors ce que je sais aujourd'hui, j'aurais dit au maire que le fait de mettre des éléphants ensemble ne signifie pas qu'ils noueront des rapports amicaux. Les éléphants ont leur propre personnalité, tout comme les êtres humains, et de même que rien ne permet de penser que deux humains qui se rencontrent par hasard deviendront amis, deux éléphants ne vont pas se lier pour la seule raison qu'ils appartiennent à la même espèce. »

Charlotte, community manager Sauramps