
|
Les étoiles fuyantes
Montaignac, Christian
Editions Lattès 16.00 euros
livrable en 12 jours
|
|
Avec le Brésil comme pays invité de cette Comédie du Livre 2005 , une rencontre-débat sur le football où ce sport est une véritable religion, semblait incontournable.
Dominique Rocheteau qui vient de publier « On m’appelait l’ange vert » (Cherche-Midi), un livre qui témoigne de sa carrière exceptionnelle et de son engagement pour un « football éthique » débattra du présent et de l’avenir de ce sport mondial avec Christian Montaignac, écrivain et reporter chroniqueur à L’Equipe, auteur de « Les étoiles fuyantes : la noblesse des maudits du sport » (J.-C. Lattès) et Patrice Espinasse journaliste sportif au Midi Libre .
Y a-t-il un phénomène plus mondial que le football ?
Quarante milliards de téléspectateurs ont suivi la dernière Coupe du monde, en audience cumulée. Le football, au-delà des enjeux sportifs et des passions populaires qu’il suscite, a un véritable impact, insoupçonné, sur le fonctionnement de la planète. Le soleil ne se couche jamais sur l’empire du football. La constitution des équipes, les matchs, la vie du football ont des répercussions sur l’image des nations, sur la politique internationale, sur les problèmes de paix et de guerres et sur les identités nationales. Le football est souvent un signe annonciateur d’évolution géopolitique majeure.
Au Brésil le football est une passion nationale.
Partout, on peut voir des gamins qui jouent au football, même avec des ballons faits de papier journal. Le football est tellement ancré dans la mentalité des brésiliens, et tant populaire et médiatisé que ce sport est considéré comme une religion. Face à la réussite de nombreux joueurs brésiliens, le football est devenu aussi un formidable moyen de réussite sociale (ex. Ronaldo, Romario, Ronaldinho, etc.).
La FIFA a déjà décidé que la Coupe du Monde de Football de 2014 sera réalisée en Amérique du Sud et, selon toute vraisemblance, le Brésil aurait de grandes chances de l’organiser
Dominique Rocheteau est l’une des figures emblématiques de la grande équipe de Saint-Etienne des années 70 et de l’équipe de France de la génération Platini. Il est président du Conseil national de l’éthique depuis 2002 : 18 ans de carrière professionnelle au plus haut niveau européen et mondial.
Idole de la jeunesse de son pays, amant des lettres, de la musique, du ciné, des voyages et du beau football... un footballeur humaniste. Entre 1971 et 1988, en pleine époque de la dérive du beau football vers la bataille physique, il ne renonce pas à ses idées pacifistes. Pour lui le football n’est pas une guerre, c’est l’aventure collective d’un groupe d’hommes, d’un groupe d’amis, jouant au jeu le plus universel, formateur et révélateur de la beauté et de la laideur de l’homme, comme l’écrivait Albert Camus.
Christian Montaignac est né à Montpellier en 1942. Il est journaliste à l’Équipe depuis 1967. Auteur chaque année de la célèbre « Année du rugby » , il a écrit de nombreux livres et chroniques qui ont été primés : prix Antoine-Blondin, Grand Prix du meilleur article sportif de l’année, Grand Prix de littérature sportive et prix Henri-Desgrange.
Dans « Le sourire des protège-dents » il nous livrait ses souvenirs empreints de nostalgie et dénonçait les dérives du sport (dopage, corruption, règne de l’argent). Après « J’entends la neige tomber » qui retraçait le destin du boxeur noir Joe Luis, il raconte dans son dernier livre « Les étoiles fuyantes » l’histoire de onze sportifs maudits par le sort ou oubliés de l’Histoire : l’athlète Luz Long tué par les nazis après avoir été vaincu par son ami Jesse Owens, Robert Villemain éclipsé par Marcel Cerdan, le footballeur brésilien Moacyr Barbosa mort rejeté de tous et oublié pour avoir raté une balle de match... |