L’association Mistral et la librairie Sauramps vous invitent à découvrir Bernardo Toro, écrivain Chilien, né en 1964 à Santiago du Chili. Il vit en France depuis une vingtaine d’années. Contretemps est son premier roman.
Au début des années 1980, un garçon de dix-sept ans quitte le Chili de Pinochet pour commencer une nouvelle vie à Paris. Seul, sans ressources, il retrouve un jour Laura, la femme d’un dirigeant d’extrême gauche.
Une relation se noue entre ces deux personnages que tout oppose : elle, repliée sur ses souvenirs dans un pays qu’elle n’a pas choisi ; lui, pressé de tirer un trait sur son passé. Des rêves révolutionnaires à l’ultralibéralisme chilien, l’histoire de deux générations.
Nous connaissons mal “l’histoire privée des nations”. Il faut dire qu’elle est parfois si violente, si confuse, qu’il faut attendre longtemps avant que la fiction trouve la force d’en démêler la trame. Chacun a entendu parler du coup d’état de Pinochet et des vagues de réfugiés qui ont flué sur l’Europe. Plus de trente ans se sont écoulés depuis.
Le monde a beaucoup changé, le Chili aussi. Entre les rêves révolutionnaires d’hier et le pragmatisme libéral d’aujourd’hui, un tournant a eu lieu que les protagonistes ont tu.
Bernardo Toro est né à Santiago du Chili en 1964, au sein d’une famille de gauche. Son père, fonctionnaire de l’Université du Chili, congédié de son poste pour des raisons politiques après le coup d’État de 1973, a joué un rôle actif dans l’aide aux victimes du régime militaire chilien.
Jeune joueur d’échecs, Bernardo Toro a représenté son pays dans plusieurs compétitions internationales. Au moment d’abandonner la compétition, il était vice champion sud-américain d’échecs. Après avoir entamé des études de médecine à l’Université du Chili, il décide de quitter son pays afin de poursuivre des études de lettres à Paris.
De grand-mère française, émigrée au Chili au début du siècle, il s’agissait en quelque sorte pour lui d’un retour aux sources. En 1987, il soutient à Paris IV un mémoire de D.E.A. sur l’oeuvre de Marcel Proust. Depuis, il travaille comme professeur de lettres dans la région parisienne.
Entre 1988 et 1993, il dirige la revue d’art et littérature Lieux extrêmes qui publiera des auteurs de renom tels que Jacques Derrida, Jean Baudrillard, Julia Kristeva, Jean-Luc Marion, Philippe Sollers, etc. Il dirige actuellement la revue Rue Saint Ambroise, publication consacrée à la fiction contemporaine. Auteur de plusieurs essais sur la littérature, Bernardo Toro a écrit trois romans inédits. |